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Rectangle à coins arrondis: Le fort du Sapey et la redoute du Sapey

Le fort du Sapey est construit au dessus du fort de Replaton sur le sommet du Sapey à 1740 mètres d’altitude. C’est un fort très stratégique qui surveille le tunnel de Fréjus et les débouchés possibles du Mont Cenis ainsi que la vallée d’Arc pour empêcher l’installation par l’ennemi de batteries éloignées. Il protège aussi le fort du Replaton contre les attaques venant de la vallée de l’Arc ou de la Combe de la Grande Montagne et il empêche une contre attaque à revers par la vallée de Bissorte.

Son plan est celui d’un fort à massif central en forme de U ayant d’importantes vues sur 360 °.

Le fort est un ensemble fortifié qui se compose d’un réduit, de trois batteries extérieures, de deux abris cavernes et d’une redoute d’infanterie. Il est capable de rester isolé pendant plusieurs mois.

Un téléphérique le relie au fort de Replaton et à la ville de Modane et il peut aussi communiquer par liaison optique avec le fort du Télégraphe et la barrière de L’Esseillon.

Le plan du fort

Dates de construction

Coût des travaux

 

Effectif

 

Capacité du magasin à poudre du fort

Capacité du magasin à poudre de la redoute

Capacité du magasin aux cartouches

Boulangerie                                                                                        

 

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

Projets de modernisation

· 1913 Construction d’une casemate de montagne sous roc de 4 canons de 120 long sur affût de casemate modèle de Reffye et construction d’une batterie de 6 canons de 155C à la place de la batterie du Col armée actuellement de 2 canons de 155C.

· 1889 - 1891 Renforcement d’une grande partie du fort avec une carapace de béton spécial, seul un casernement en maçonnerie de 58 places ne sera pas renforcé.

· 1887 - 1914 Construction d’un plan incliné reliant le fort du Sapey au fort du Replaton

· 1910 - 1914 Connexion au réseau électrique et télégraphique et installation d’un réseau de queux de cochon autour de l’ouvrage

· 1913 - 1914 Construction d’un abri caverne à l’extérieur du fort

· 1914 Construction en cours d’une batterie de 6 canons de 155C à la place de la batterie du Col armée actuellement de 2 canons de 155C .

· 1914 Remplacement de la casemate de montagne pour 4 canons de 120 long par une casemate de montagne sous roc de 4 canons de 155L équipée d’un magasin sous roc

Modernisations

· 1885 - 1891

· Env 3 000 000 Fr or

 

·  Environ 230 hommes et 1 infirmerie

 

·  65 tonnes de poudre noire

·  21 tonnes de poudre noire

·  Pas de Magasin aux cartouches

·  1 four permanant de 160 rations et 1 four Lespinasse portatif de 180 rations.

 

· 2 citernes de 175 m3 et 30 m3.

· 1 pont à levis à bascule en dessous

1913

1914

Zone de Texte: Pièces de rempart
du fort
Zone de Texte: Cuirassements et casemates
Zone de Texte: Défense des fossés
Zone de Texte: Nb de pièces
Zone de Texte: 27
Zone de Texte: 27

une casemate de montagne sous roc équipée

 de 4 canons de 155L

 

Armement du fort et cuirassements installés entre 1913 et 1914

Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils ou à la mitrailleuse

Capacité des casernements à l’épreuve en 1914 ( 749 places )

· 1 casernement bétonné au fort de 184 places

· 1 casernement sous roc à la redoute de 40 places

· 1 abri caverne à l’extérieur du fort de 525 places

· Infanterie: 1 officier et 70 soldats, Artillerie: 2 officiers et 100 soldats, Télégraphie: 1 télégraphiste soit un effectif de 174 hommes

Effectif à la mobilisation en 1914

Zone de Texte: Batterie nord
Batterie Sud
Batterie du Col
Batterie sud de la redoute
Redoute du Sapey

Un ouvrage Maginot est construit sous le fort dans les années 30, les casemates à tir direct sont supprimées dans cette période pour laisser place à un bloc de combats de l ’ouvrage Maginot, le tout est relié au fort Séré de Rivières et à l’abri caverne. En 1940, le fort sera bombardé sans dommage mais il bloquera les italiens devant l’Esseillon. En septembre 1944, il sera pris par les FFI qui s’en serviront pour libérer le fort du Replaton.

Aujourd'hui, le fort est en état moyen, il se dégrade de plus en plus du fait des conditions climatiques. Il appartient à la commune de St André qui le confie à la gendarmerie pour y effectuer des exercices. Son accès est interdit et dangereux.