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Le fort du Picciarvet et ses batteries d’artillerie annexes

Les ouvrages ou fort du Picciarvet sont construits à 751 mètres d’altitude sur un promontoire  rocheux  au confluant des vallées du Var et de la Tinée, à 24 km de la frontière et à 50 km au nord de la place forte de Nice. Ils se composent  de quatre parties,  le réduit, le Piton-Est, la batterie d’artillerie du Noyer et la batterie basse dite des Granges. 

Leur rôle est d’appuyer les troupes de campagne qui doivent opérer dans le secteur, en surveillant principalement les deux vallées, le col de Malausséna et les débouchés du Mont-Falorda. Ils pouvaient aussi ralentir une arrivée massive d’infanterie sur la Chiuse de Bauma-Négra construite à quelques kilomètres en contrebas dans la vallée de la Tinée.

Cette fortification avancée demi-permanente ne possède pas de casernement à l’épreuve. Elle est destinée à être occupée par les troupes de la défense mobile.

L’armement du réduit à la veille de la Grande Guerre

 

 

Pièces de rempart du réduit

4 canons de 95 SP approvisionnés à 500 coups/pièce.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

1 mitrailleuse de rempart modèle 1907 approvisionné à 43200 coups/section.

1 mitrailleuse sur affût trépied modèle 1907 approvisionné à 43200 coups/section.

 

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

Aux fusils depuis trois bastionnets et une caponnière double

 

Total 3 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du réduit en 1914

 

 

Batteries d’artillerie

La batterie du Noyer doit être armée avec 2 canons de 80 de campagne stockés au fort et approvisionnés à 500 coups/pièce.

La batterie Basse dite des Granges doit être armée avec 2 canons de 80 de campagne stockés au fort et approvisionnés à 500 coups/pièce.

 

Ouvrages d’infanterie

Blockhaus du Piton Est

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

· Remanier les batteries extérieures ( batteries des granges et du noyer ) pour les armer de 2 mortiers lisses.

· 1893 Allongement du parapet d’infanterie près de la porte d’entrée du réduit, installation d’un four permanent et installation d’une infirmerie.

 

Modernisations

 

· Aucune

En 1914, le fort du Picciarvet est un ouvrage modernisé de première catégorie possédant des locaux protégés des nouveaux obus pour abriter les munitions. Il appartient à la 15 ème région et son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du réduit en 1914

L’entrée du réduit. © VAUBOURG Julie

L’accès à l’atelier de chargement sous roc.

©VAUBOURG Julie

Le casernement du réduit vers 1906. © Lionel PRACHT

L’ensemble fortifié après la Grande Guerre

 

Aujourd’hui, l’ouvrage est à l’abandon, il a gardé toutes ses grilles, mais le casernement a été rasé.

L’accès à un des magasins à poudre sous roc © VAUBOURG Cédric

Armement de l’ensemble fortifié et cuirassements installés entre 1891 et 1913

Etat de l’ouvrage du fort

Pendant la Première Guerre Mondiale, l'ensemble fortifié est utilisé comme base arrière. II sera complètement désarmé fin 1915 de ses pièces de rempart et de ses munitions qui seront envoyées sur le front.

Des soldats dans la montée d’accès au fort vers 1906.

© Lionel PRACHT

La grille défensive devant les latrines. © VAUBOURG Cédric

Vue sur le réduit depuis le piton Est dans les années 80. © Alain LOVINY

Une pièce de 95 sur le réduit vers 1906. © Lionel PRACHT

Un soleil dans la grille défensive.

Cliché VAUBOURG Julie

L’emplacement du casernement.

Cliché VAUBOURG Julie

Les restes des casernements. Cliché VAUBOURG Cédric

Les escaliers menant aux magasins sous roc. Cliché VAUBOURG Julie

La porte blindée de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Détail de la grille de l’entrée

Cliché VAUBOURG Julie

Les restes d’une cuisinière dans le casernement

Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Dates de construction

Coût des travaux en 1914

 

Effectif

· 1884 - 1890

· 298 800 Frs

 

· 5 officiers

· 342 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernements en maçonnerie

 

Capacité du magasin à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· Aucun

· 347 hommes dans le baraquement du réduit et dans les baraquements extérieurs

· Deux magasin à poudre sous roc

· Plusieurs magasins à munitions

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 1 cuisinière de marque François Vaillant

·  1 four Lespinasse portatif de 180 rations.

·  1 citerne d’une contenance inconnu

·  Pas de pont

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

 

 

 

Eclairage en 1914

· 1 appareil de calibre 24 pour communiquer avec le fort du Mont-Chauve d’Aspremont à 19 km.

· Avec la Chiuse de Bauma Négra, le massif de l’Authion et le quartier général du Gouverneur de la place de Nice grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907.

· Lampes à pétrole et à bougie pour l’intérieur du fort.

 

1891

1913

Pièces de rempart de l’ouvrage

4 canons de 95 SP

2 mortiers de 22

 

4 canons de 95 SP

2 mortiers de 22

1 mitrailleuse de rempart modèle 1907

1 mitrailleuse sur affût trépied modèle 1907

Cuirassements et casemates

 

Batterie du Noyer

2 canons de 80 de campagne stockés au fort

Batterie basse dite des Granges

2 canons de 80 de campagne stockés au fort

Piton-Est

Le blockhaus est armé de fusils pour empêcher un assaut d’infanterie sur le réduit par le côté Est

Défense des fossés

Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils

Nb de pièces

10

6