Le fort du Truc est un ouvrage de protection bâti au nord-ouest de la place à 1573 mètres d’altitude en dessous du blockhaus de la Platte. Il est placé sur un plateau du contrefort qui sépare les torrents de l’Arbonne et du Charbonnet. Son rôle est de renforcer l’action de la batterie de Vulmix sur les routes du col du Petit St Bernard et d’enfiler à toutes portées de canons les hauteurs de la vallée de l’Isère et la forêt de Malgovert. En outre, il est destiné à interdire les principales positions qui dominent la batterie de Vulmix .

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

 

Pièces de rempart du fort

4 canons de 155L sur affût SP approvisionnés 700 coups par pièce.

2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés 700 coups par pièce.

2 canons de 95 sur affût de campagne approvisionnés 600 coups par pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart  approvisionnée de 43200 cartouches par section.

1 section de 2 mitrailleuses de campagne approvisionnée de 43200 cartouches par section.

2 mortiers lisses de 15 approvisionnés 600 coups par pièce.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

 

Défense des fossés

1 caponnière double renforcée défendue aux fusils pour la défense des fossés

1 coffre simple de contre-escarpe défendu aux fusils pour la défense des fossés

 

 

Total 14 pièces d’artillerie

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

Aucune

Ouvrages d’infanterie

Aucun

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

Aucun

Projets de modernisations

 

Projet de 1890

· Installation d’une tourelle Galopin double de 155L près de la caponnière double

 

Projet de 1913 - 1914

· Installation d’un observatoire cuirassé pour les tirs et la surveillance.

· Réorganiser les parapets d’infanterie et aménager deux positions pour deux mitrailleuses de rempart

· Installer un réseau de fils de fer sur 30 mètres autour de l’ouvrage

 

 

Modernisations

 

· 1913 - 1914 Renforcement de la caponnière en béton de chaux avec une dalle de béton armée pour la rendre à l’épreuve des obus de très gros calibre

· 1900 - 1914 Connexion au réseau télégraphique de la place.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1893 et 1913

En 1914, le fort est un ouvrage de la 14ème région et de première catégorie. Il est construit pour être complètement à l’épreuve de obus de moyen calibre, avec des magasins à munitions et un casernement en ciment de chaux. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

L’entrée du fort.  Cliché  VAUBOURG Julie

La galerie principale du magasin sous roc. 

Cliché  VAUBOURG Cédric

En juin 1940, le fort rempli sa mission en assurant la défense des avants postes, les italiens manqueront leur cible à plusieurs reprises en tentant de le bombarder.

Aujourd’hui, cet ouvrage est en très bon état, il possède encore un grand nombre de vestiges comme sa niche aux artifices et quelques grabats installés dans l’entre deux guerres dans ses chambrées. On peux aussi y trouver des graffitis d’époque à plusieurs endroits sur les murs.

Propriété privée, son accès est interdit sans autorisation.

Croisement de galeries menant à la caponnière double et à une traverse abri près du deuxième puits du monte-charges du magasin sous roc. Cliché VAUBOURG Cédric

Des bat-flancs des années 30 dans une chambrée pour 20 hommes. 

Cliché  VAUBOURG Cédric

L’intérieur de la caponnière double. Cliché VAUBOURG Cédric

L’arrière des chambrées du casernement.

Cliché VAUBOURG Julie.

La caponnière double renforcée

Cliché VAUBOURG Julie

Le fort du truc ou fort des Quinze Cent

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Vue vers le coffre de contre-escarpe de flanquement.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort et son coffre de contre escarpe.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort et le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort

Cliché VAUBOURG Julie

Le cartouche au dessus de l’entrée.  Cliché VAUBOURG Julie

Le coffre d'escarpe de flanquement.  Cliché VAUBOURG Cédric

L’intérieur du coffre de contre-escarpe.  Cliché VAUBOURG Cédric

La porte blindée du coffre de contre-escarpe de flanquement. Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

L’entrée du fort et le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

Vestige du garde-fou du pont dormant. Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé entre les saillants 1-2.  Cliché VAUBOURG Cédric

Le baraquement extérieur.  Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée au niveau de la porte blindée. Cliché VAUBOURG Cédric

Le mécanisme du pont-levis

Cliché VAUBOURG Julie

Le mécanisme du pont à bascule en dessous.

Cliché VAUBOURG Julie

La porte blindée. Cliché VAUBOURG Julie

 

1893

1894

1913

Pièces de rempart

du fort

4 canons de 155

2 canons de 120 long

2 canons de 95

2 mortiers de 15

4 canons de 155

2 canons de 120 long

2 canons de 95

2 mitrailleuses de rempart

2 mitrailleuses de campagne

2 mortiers de 15

Cuirassements

et casemates

 

Défense des fossés

Pas de pièce de flanquement, les fossés sont défendus aux fusils.

Nb de pièces

10

14

Dates de construction

Coût des travaux en 1894

Effectif prévu 224 hommes

· 1891 - 1894

· Environ 1 500 000 Fr or

· 4 officiers

· 222 soldats et sous officiers

· 1 infirmerie

Capacité du casernement à l’épreuve

 

 

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasins à poudre

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· 222 places couchées dans un casernement ayant une dalle de béton de Chaux de 1 m 50 d’épaisseur équipé de lits de camp. Ce casernement ne résiste pas aux obus de très gros calibre.

· Aucun

· Un magasin dans le magasin sous roc à l’épreuve d’une capacité inconnue

· Un magasin dans le magasin sous roc à l’épreuve d’une capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

 

 

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 1 cuisinière de marque François Vaillant

· 1 four permanant de 60  rations dans le fort et 1 four portatif Lespinasse ancien modèle de 180 rations

· Un four de 50 rations dans un des baraquements extérieurs au fort

· 1 citerne de 135 m3 alimentée par une source captée à 900 mètres du fort

· 1 pont à bascule en dessous

Communication liaison optique

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· La batterie de Vulmix depuis le parapet de l’ouvrage grâce à un appareil de calibre 10 qui fonctionnait avec une lampe à pétrole ou avec la lumière du soleil. Le fort du Truc devait communiquer avec les observatoires des batteries d’artillerie de Malgovert et de Courbaton une foie les travaux de ces ouvrages terminés.

· Avec le bureau du Central à Bourg-Saint Maurice, le blockhaus de la Platte et la batterie de Vulmix, grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse

· Lampes à pétrole ou à bougie pour les locaux. Il n’y a pas d’éclairage pour les fossés.

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Août 1914-Mai 1915, les travaux de renforcement du fort ne seront pas terminés, l’observatoire cuirassé ne sera pas installé car la déclaration de guerre et le changement de camp de l’Italie qui s’alliera avec la triple Entente en mai 1915 feront stopper les travaux de fortification face à un pays qui devient un allié.

· Fin 1915, désarmement progressif du fort suite au décret du 5 août pour envoyer les pièces d’artillerie sur le front.

· En 1916, le fort est complètement désarmé.

Entre-deux guerres

 

· 1930-1939, pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage bétonné sera intégré dans le nouveau système fortifié de la Ligne Maginot. Des nouveaux projets verront le jour comme l’installation d’une casemate d’artillerie bétonnée pour canon de 75 au saillant 5 et certaines modifications seront effectuées pour réarmer l’ouvrage. Les chambrées seront équipées de Bat-flancs en bois qui remplaceront les lits de camp.

 

Armement du fort entre 1935 et 1940

4 obusiers de 105

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le secteur du fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Infanterie : 3 officiers,188 soldats et 1 cheval du 108ème RI territorial

· Artillerie : 2 officiers, 106 soldats et 1 cheval du 11ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 2 infirmiers, 2 hommes du 4ème Régiment du Génie et 2 télégraphistes

· Auxiliaires et commis des services administratifs : 2 hommes

Soit un effectif de 5 officiers, 300 hommes et 2 chevaux

Effectif du fort à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 18 soldats du 97ème RI

· Artillerie : 20 soldats du 11ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 1 télégraphiste

Soit un effectif de 39 hommes