Le fort de la Motte-Giron est construit à l’ouest de la place à 415 mètres d’altitude. Sa mission est de surveiller la vallée de l’Ouche, le canal de la Bourgogne, la voie ferrée Paris-Lyon et les routes menant à Lyon et à Paris. Il possède aussi une action rapprochée sur les plateaux de Chenove et de la Cras en protégeant les intervalles entre le fort d’Hauteville et le réduit du Mont-Afrique. A sa construction, cet ouvrage est considéré comme une citadelle qui doit tenir après la chute de la ville pour empêcher à l’ennemi l’utilisation des moyens de communication du secteur. Son armement est renforcé par une batterie d’artillerie avancée annexe appelée batterie de la Motte Giron. La particularité de ce fort est qu’il possède une galerie de circulation des poudres et un casernement avec des chambrées pour la troupe à deux niveaux pour 60 hommes ( 50 hommes au rez-de-chaussée et 10 hommes à l’étage soupente)

Projet de modernisation

 

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· Aucune

Armement du fort et cuirassements installés entre 1877 et 1890

En 1914, le fort de la Motte-Giron est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en troisième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 8ème région.

Photo d’avant 1906 où l’ou voit la cour derrière l’entrée avec des pièces de 138 de Reffye sur leur emplacement de tir. © Lionel PRACHT

La cour des casernements troupe et sous-officiers. © VAUBOURG Cédric

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le fort servira à nouveau de prison pour les déportés puis jusqu’en 1947 pour les prisonniers allemands. Après cette date, il est utilisé comme centre de transmissions pour l’armée de l’air puis comme terrain de manœuvres.

Aujourd’hui, le fort appartient à la commune de Dijon depuis 2002, il est classé aux monuments historiques et fait parti des ouvrages non modernisés les plus remarquables du système Séré de Rivières.

Le fort est visitable sur autorisation ou aux journées du patrimoine.

L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de sûreté du fort

2 canons de 120 long sur affût SP  approvisionnés à 600 coups/pièce.

6 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 300 coups/pièce

 

Cuirassements et casemates

Les 2 casemates à tir direct sont aménagées en magasin

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver

approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse

approvisionnés à 150 coups/pièce.

3 caponnière simples armées chacune d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

 

 

Total 18 pièces d’artillerie

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

1 batterie d’artillerie annexe non armée

 

Ouvrage d’infanterie

Aucun

Abri de combat et abri caverne

Aucun

Dépôt intermédiaire

Aucun

Magasin de secteur

Aucun

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la Première Guerre Mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort sert de base arrière et de prison pour les allemands, ses casernements sont électrifiés pour l’éclairage.

Photo allemande d’un allemand à l’entrée du fort  en 1940

© Lionel PRACHT

Photo allemande des allemands à l’entrée du fort en 1940

© Lionel PRACHT

Les allemands dans le casernement du fort en 1940

© Lionel PRACHT

La caponnière double. © VAUBOURG Cédric

Une pièce de 138 de Reffye et deux mortiers lisses au fort de la Motte-Giron avant 1890 © Lionel PRACHT

Le fort de la Motte-Giron ou fort Roussin et la batterie de la Motte-Giron

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Détail du cartouche au dessus de l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le fossé de gorge et la caponnière de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Le dessous du pont à bascule en dessous.

 Cliché VAUBOURG Cédric

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Le casernement officiers où se trouve l’infirmerie.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail du cartouche de l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Le bâtiment de l’entrée du fort où se trouve le corps de garde.

Cliché VAUBOURG Cédric

La première cour derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

L’arrivée de la télégraphie.

Cliché VAUBOURG Julie

Le premier casernement au niveau des écuries.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le premier casernement.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’arrière de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Le premier casernement derrière l’entrée.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Une des deux écuries pour 9 chevaux. Cliché VAUBOURG Cédric

 

1877

1879

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

10 canons de 138

4 obusiers de 22 de côte

6 canons de 16 de marine

4 canons de 7

4 canons de 8 de campagne

6  mortiers de 22

6 canons de 138

6 canons de 120 long

4 obusiers de 22 de côte

6 canons de 16 de marine

4 canons de 7

4 canons de 8 de campagne

6 mortiers de 22

3 mortiers de 15

6 canons de 138

6 canons de 120 long

4 canons de 8 de campagne

4 canons de 5

4 obusiers de 22de côte

4 mortiers de 22

6 canons de 138

6 canons de 120 long

8 canons de 8 de campagne

4 canons de 5

4 obusiers de 22 de côte

4 mortiers de 22

Cuirassements et casemates

2 canons de 138

sous 2 casemates à tir direct

Batterie avancée annexe

2 canons de 7

2 canons de 8 de campagne

4 canons de 8 de campagne

Défense des fossés

8 canons de 4  de campagne

 2 canons de 4  de montagne

4 canons de 4  de campagne

 2 canons de 4  de montagne

4 canons à balles

4 canons de 4  de campagne

 2 canons de 4  de montagne

6 canons révolver

5 canons de 12 culasse

5 canons révolver

Nombre de pièces

50

55

46

48

Dates de construction

 

Effectif en 1882

· Juillet 1874 - octobre 1876

 

· Plusieurs officiers, sous-officiers et 540 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 48 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 18 chevaux

Capacité du casernement à l’épreuve

 

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 680 places couchées

· 85 tonnes de poudre noire

· 4 magasins d’une capacité de 17,5 tonnes chacun

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 boulangerie de 2 fours de 200 rations fonctionnant au bois ou au charbon

· 3 citernes équipées d’une pompe et de filtres Chamberlan, elles ont une capacité total de 642 m3. Leur alimentation s’effectue grâce aux eaux pluviales des casernements.

· Un pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

 

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune en 1914, le poste optique n’est plus utilisé, car il est remplacé par le poste optique à l'épreuve du Réduit du Mont Afrique.

· Mais jusqu'en 1900-1910, le poste optique permettait de communiquer avec le fort du Cognelot à Langres, le fort de Chailluz à Besançon et la cathédrale d’Auxonne.

· Avec le central de l’Arsenal de l’Artillerie et le Réduit du Mont Afrique grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés.

Effectif à la mobilisation du fort et des fermes alentours

 

· 1/2 compagnie du 58 ème RI Territoriale de 125 hommes et 1 compagnie de réserve d’étapes de 250 hommes

· Détachement de l’artillerie : 82 hommes

· Auxiliaires adjoints à la garnison du fort : 20 hommes

· Auxiliaires adjoints à l’artillerie : 80 hommes

· Auxiliaires travailleurs du génie : 40 hommes

· Auxiliaires travailleurs de l’infanterie : 100 hommes

· COA et infirmiers : 6 hommes

Soit un effectif de 453 hommes

Garnison de sûreté du fort en 1914

 

· 1 officier, 16 sous-officiers

· 76 soldats

Soit un effectif de 93 hommes