Les batteries et la redoute-réduit du Mont Afrique ou Réduit Lambert

Les ouvrages du Mont-Afrique sont construits au Sud-ouest de la place sur le plateau du même nom à une moyenne de 590 mètres d’altitude. Ils se composent d’une redoute-réduit et de 4 batteries d’artillerie annexes appelées de la Pointe nord, de la Pointe Sud, de Flavignard et du Camp Romain. Leur mission est d’occuper ce plateau qui domine Dijon et le fort de la Motte-Giron pour empêcher à l’ennemi son occupation.

La redoute-réduit a pour mission de surveiller le plateau de Cras à droite de la Vallée de l’Ouche, en ayant une action lointaine sur les hauteurs à l’ouest de Dijon et une action rapprochée sur la totalité du plateau du Mont-Afrique.

Projet de modernisation

 

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· 1905-1913 Le poste optique est modernisé par une dalle de béton armé, car il remplace le poste de la Motte Giron. Cette modernisation permet à la redoute-réduit du Mont-Afrique de devenir le seul poste optique de la place après 1913.

Armement du réduit et cuirassements installés entre 1879 et 1890

En 1914, le réduit du Mont-Afrique est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en troisième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 8ème région.

La porte d’accès au magasin à poudre. © VAUBOURG Julie

Le passage couvert du magasin à poudre dans la rue du rempart. © VAUBOURG Julie

Pendant l’entre deux guerres, de 1924 à 1925, un phare pour l’aviation est construit au dessus de la dalle de béton armé du poste optique. Ce phare, inauguré le 28 avril 1925, était l’ancêtre du radar. Il mesurait 12 mètres de haut et possédait une cage cylindrique en verre de 5 mètres de diamètre et de 5 mètres de haut, qui abritait un projecteur surpuissant de marque Barbier-Bernard-Turenne. Ce dernier équipé de 8 lentilles de 2 mètres de diamètre réparties sur deux étages avait une intensité lumineuse d’environ 850 000 000 bougies. Il produisait un faisceau lumineux de 150 kms par temps moyen et jusqu’a 350 kms par temps clair, atteignant les villes de  Bruxelles, Rouen, Anvers et Turin. Le tout était alimenté par un groupe électrogène qui assurait son autonomie. Le rôle de ce phare était de surveiller 3 secteurs allant de Paris à la Méditerranée, de Paris à l’Italie et de Paris à la Suisse.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le phare sera mitraillé par les Américains lors de la libération de la ville. Il sera remis en service jusqu’au 15 mai 1960, date à laquelle, il cessera de fonctionner pour être remplacé par des radars plus performants. Ensuite, il sera complètement démonté par l’armée.

Aujourd’hui, le réduit est en bon état, il est classé aux monuments historiques depuis 2006 et appartient à la police nationale qui utilise le terrain comme chenil. Son accès est interdit sans autorisation.

Les quatre batteries d’artillerie annexes sont d’accès libre sur un circuit de randonnée.

L’armement de la redoute-réduit à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de sûreté du réduit

6 canons de 120 long sur affût SP  approvisionnés à 600 coups/pièce.

6 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 300 coups/pièce

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

Aux fusils depuis deux bastionnets et depuis deux coffres d’escarpe

 

 

Total 12 pièces d’artillerie

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité de la redoute- réduit

en 1914

 

Batteries d’artillerie

4 batteries d’artillerie annexes à hauts reliefs (batterie du Camp Romain, batterie de la Pointe sud, batterie de Flavignard, batterie de la Pointe Nord). Elles sont armées avec  des pièces prévues au réduit

 

Ouvrage d’infanterie

Aucun

Abri de combat et abri caverne

Aucun

Dépôt intermédiaire

Aucun

Magasin de secteur

Aucun

Equipement de la redoute-réduit en 1914

Etat de la redoute-réduit pendant la Première Guerre Mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif de la redoute-réduit pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, la redoute-réduit sert de base arrière, ses casernements sont électrifiés pour l’éclairage.

Des vestiges d’huisserie à l’intérieur du casernement

© VAUBOURG Julie

L’escalier d’accès au poste optique puis au phare.

© VAUBOURG Cédric

La façade du casernement

© VAUBOURG Cédric

Le magasin en dessous de la cour de l’entrée. © VAUBOURG Cédric

Le magasin à poudre du réduit.

© VAUBOURG Cédric

L’entrée de la redoute-réduit. Cliché VAUBOURG Julie

Les créneaux de fusillade qui protègent l’entrée de la redoute réduit.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement et l’entrée de la redoute réduit. Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement et l’entrée de la redoute réduit.

Cliché VAUBOURG Julie

Une des dates de construction. Cliché VAUBOURG Julie

Le cartouche au dessus de l’entrée de la redoute-réduit.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée de la redoute réduit.

Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

La façade des casernements et de l’entrée du réduit.

Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie de liaison entre les deux coffres d’escarpe de flanquement de fusillade. Cliché VAUBOURG Cédric

Le coffre d’escarpe de flanquement de fusillade du coté gauche.

Cliché VAUBOURG Cédric

La façade d’une chambrée des casernements.

Cliché VAUBOURG Julie

Le coffre d’escarpe de flanquement de fusillade du coté gauche. Cliché VAUBOURG Julie

La deuxième date de construction. Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de l’architecture de la façade des casernements. © VAUBOURG Julie

Détail d’un des créneaux de fusillade de la façade du réduit. Cliché VAUBOURG Julie

L’accès au coffre d’escarpe de gauche.

Cliché VAUBOURG Cédric

 

1879

1884

1890

Pièces de sureté de rempart du réduit

2 canons de 138

4 canons de 7

2 canons de 155L

2 canons de 138

4 canons de 8 de campagne

4 canons de 95

Cuirassements et casemates

 

Défense des fossés

Les fossés sont défendus aux fusils depuis les bastionnets et depuis deux casemates de flanquement à la de gorge

Batteries annexes

2 canons de 155L

15 canons de 95

4  mortiers lisses de 15

L’armement est compris dans celui de la redoute-réduit

Nombre de pièces

27

12

12

Dates de construction

 

Effectif

· 1878 - 1879

 

· Plusieurs officiers, sous-officiers et soldats

Capacité du casernement à l’épreuve

 

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 150 places couchées

· 15 tonnes de poudre noire

· Inconnue

Cuisine

Boulangerie

 

 

 

Puits et citernes

 

 

Pont de l’entrée principale

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· Pas de boulangerie, le fort est certainement alimenté en pain du temps de paix par la manutention. A la mobilisation, il reçoit un four mobile en tôle de 180 rations.

· 2 citernes et un citerneau d’une capacité de 596 m3. Ils sont alimentés par les eaux pluviales et l’eau est récupérée par une pompe, elle est filtrée par ébullition.

· Un pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Avec le fort du Cognelot à Langres à 65 km et le fort de Chailluz à Besançon à 86 km

· Avec le central à l’arsenal de l’artillerie par le biais du fort de la Motte-Giron grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés.

Effectif à la mobilisation de la redoute-réduit et du village Corcelle-les-Monts

 

· 1/2 compagnie du 58 ème RI Territoriale de 250 hommes et 1 compagnie de réserve d’étapes de 250 hommes

· 1 section de mitrailleuses : 18 hommes

· Détachement de l’artillerie : 47 hommes

· Auxiliaires adjoints à la garnison du fort : 20 hommes

· Auxiliaires adjoints à l’artillerie : 40 hommes

· Auxiliaires travailleurs du génie : 80hommes

· Auxiliaires travailleurs de l’infanterie : 200 hommes

· COA et infirmiers : 6 hommes

Soit un effectif de 661 hommes

Garnison de sûreté de la redoute-réduit en 1914

 

· 1 officier, 6 sous-officiers

· 36 soldats

Soit un effectif de 43 hommes