A sa construction, le fort de Beauregard est considéré comme un fortin construit à 250 mètres d’altitude au sud de la place. Sa mission est de surveiller les intervalles allant du fort de Sennecey aux avancées de la Motte-Giron, et de protéger le sud de la ville et les établissements importants qui se trouvent de ce coté, comme l’arsenal de l’artillerie et ses magasins à poudre, les magasins aux subsistances, la porte du canal, l’hôpital et les principaux moulins du secteur. Il contrôle aussi, par une action rapprochée le nœud ferroviaire Langres-Besançon-Lyon, ainsi que la voie ferrée Dijon-Lyon et la route de Saulon-la-Rue.

Projet de modernisation

 

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· Aucune

Armement du fort et cuirassements installés entre 1879 et 1890

En 1914, le fort de Beauregard est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en troisième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 8ème région.

Photo allemande datant de l’entre-deux guerres de l’entrée du fort de Beauregard.

© Lionel PRACHT

La façade des casernements troupe. © VAUBOURG Cédric

Le fort de Beauregard ou fort Fauconnet

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Dans les années 30, 4 cuves anti-aériennes équipées de pièces de 75 sur affût anti-aérien modèle 1915 seront aménagées sur le rempart pour protéger la ville des bombardements

Après la seconde guerre, le fort est utilisé comme entrepôt par la base aérienne 102, avant d’être désaffecté en 1984.

En 2010, une chaine de télévision japonaise a tourné dans les fossés du fort plusieurs scènes pour un film consacré à la guerre Russo-Japonaise.

Aujourd’hui, ce bel ouvrage inscrit aux monuments historiques appartient à la commune de Fénay, il est très souvent ouvert lors des journées du patrimoine.

Son accès est interdit sans autorisation.

L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de sûreté du fort

2 canons de 120 long sur affût SP  approvisionnés à 600 coups/pièce.

10 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 300 coups/pièce

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver

approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse

approvisionnés à 150 coups/pièce.

1 caponnière simple armée d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

 

 

Total 18 pièces d’artillerie

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

Aucune

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

Abri de combat et abri caverne

Aucun

Dépôt intermédiaire

Aucun

Magasin de secteur

Aucun

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la Première Guerre Mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort sert de base arrière, ses casernements sont électrifiés pour l’éclairage.

Détail de la chaine contrepoids du pont levis à la Poncelet de l’entrée du fort

© VAUBOURG Julie

Une des quatre cuves anti-aériennes modèle 1915 pour canon de 75 aménagées au dessus des casernements du fort pendant l’entre deux guerres. © VAUBOURG Julie

L’entrée du fort

© VAUBOURG Cédric

Le passage couvert de la galerie centrale dans la rue du rempart. ©VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’entrée du fort de Beauregard en 1940.

On peut y voir au dessus des casernements deux affûts anti-aériens

modèle 1915 sans tube. © Lionel PRACHT

L’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge. © VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge du fort. © VAUBOURG Julie

Détail du mécanisme du pont levis à la Poncelet

à l’entrée du fort © VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le cartouche au dessus de l’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Les dates de construction à l’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Les dates de construction à l’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Le passage de la galerie de l’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

 

1879-1880

1884

1890

Pièces de sureté de rempart du fort

4 canons de 155L

5 canons de 138

4 canons de 95

3 canons de 7

4 canons de 8 de campagne

2  mortiers lisses de 32

3  mortiers lisses de 15

4 canons de 155L

6 canons de 120 long

4 canons de 8 de campagne

4 canons de 5

2  mortiers de 32

Cuirassements et casemates

 

Défense des fossés

3 canons de 4  de campagne

3 canons à balles

3 canons de 4 de campagne

3 canons révolver

3 canons de 12 culasse

3 canons révolver

Nombre de pièces

31

28

28

Dates de construction

 

Effectif 348 hommes

· 23 août 1877 - 1881

 

· 6 officiers

· 6 sous-officiers

· 336 soldats

· Pas d’infirmerie

· Pas d’écurie

Capacité du casernement à l’épreuve

 

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité des deux  magasins à poudre

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 348 places couchées

· 2 magasins d’une capacité de 38 tonnes chacun

· Aucun

Cuisine

Boulangerie

 

 

 

Puits et citernes

 

 

Pont de l’entrée principale

· 2 cuisinières de marque François Vaillant

· Pas de boulangerie, le fort est certainement alimenté en pain du temps de paix par la manutention. A la mobilisation, il reçoit un four mobile en tôle de 180 rations placé dans un bâtiment en bois dans la cour.

· Pas de citerne, le fort est alimenté par 2 puits de 12 mètres de profondeur qui possèdent chacun une pompe et un filtre Chamberlan.

· Un pont levis à la Poncelet

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec le central de l’arsenal de l’artillerie grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés.

Effectif à la mobilisation du fort et des fermes alentours

 

· 1/2 compagnie du 58 ème RI Territoriale de 125 hommes et 1 compagnie de réserve d’étapes de 250 hommes

· 1 section de mitrailleuses : 18 hommes

· Détachement de l’artillerie : 51 hommes

· Auxiliaires adjoints à la garnison du fort : 20 hommes

· Auxiliaires adjoints à l’artillerie : 60 hommes

· Auxiliaires travailleurs du génie : 40 hommes

· Auxiliaires travailleurs de l’infanterie : 100 hommes

· COA et infirmiers : 5 hommes

Soit un effectif de 419 hommes

Garnison de sûreté du fort en 1914

 

· 1 officier, 16 sous-officiers

· 84 soldats

Soit un effectif de 101 hommes