Le fort de Varois ou fort Charlet

Le fort de Varois est construit à 230 mètres d’altitude à l’Est de la place. Il maitrise la route de Gray qui constitue l’un des moyens de communication les plus directs entre Dijon et la Haute-Saône. Il protège aussi la redoute de Saint-Apollinaire des bombardements et assure la défense des intervalles entre la batterie d’Asnières et le fort de Sennecey. Il possède une action lointaine en direction de la Rente Rouge et de Quetigny, ainsi qu’une action rapprochée sur les débouchés des Bois de Saint Julien et d’Arcelecot et sur la commune de Couternon. Son armement est renforcé par deux batteries d’artillerie annexes sans obstacle.

Projet de modernisation

 

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· Aucune

Armement du fort et cuirassements installés entre 1880 et 1890

En 1914, le fort de Varois est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en troisième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 8ème région.

Carte postale du chemin d’accès au fort de Varois © Lionel PRACHT

L’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Le fort traversera les deux conflits sans grand dégât.

Aujourd’hui, il appartient à un privé qui a racheté l’ouvrage en 1984 pour y faire un centre commercial. Les travaux commenceront par la suppression des façades des casernements et des parois des magasins à poudre, mais ils ne seront jamais terminés et le projet restera dans les cartons.

Cette fortification est classée aux monuments historiques, son accès est interdit sans autorisation.

L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de sûreté du fort

4 canons de 120 long sur affût SP  approvisionnés à 600 coups/pièce.

8 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 300 coups/pièce

 

Cuirassements et casemates

Les 2 casemates à tir direct sont aménagées en magasin

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver

approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse

approvisionnés à 150 coups/pièce.

2 caponnières simples armées chacune d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

2 coffres simples d’escarpe armés chacun d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

 

 

Total 24 pièces d’artillerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

2 batteries d’artillerie annexes non armées

 

Ouvrage d’infanterie

Aucun

Abri de combat et abris caverne

Aucun

Dépôt intermédiaire

Aucun

Magasin de secteur

Aucun

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la Première Guerre Mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort sert de base arrière, ses casernements sont électrifiés pour l’éclairage.

Photo allemande du casernement  en 1940

© Lionel PRACHT

Les casernements dans la cour ayant perdus leurs façades

© VAUBOURG Cédric

L’escalier du débouché d’infanterie au dessus des casernements

© VAUBOURG Cédric

Un croisement de galerie menant vers la caponnière simple à droite du casernement.

© VAUBOURG Cédric

Le cartouche au dessus de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort dégagée. Cliché Bruno VINTOUSKI

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Une pièce du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie de liaison des pièces du casernement de gorge.

Cliché VAUBOURG Cédric

Une des pièces du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

La galerie reliant les différentes pièces du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Une chambrée du casernement de gorge.

Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de la porte d’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement dans les années 50 © Tous droits réservés

 

1880

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

7 canons de 155L

4 canons de 120 long

5 canons de 95

4 canons de 8 de campagne

3 mortiers lisses de 32

3 mortiers lisses 15 cm

2 mortiers de 220

7 canons de 155L

12 canons de 120 long

13 canons de 7

3 mortiers lisses de 32

2 mortiers de 220

Cuirassements et casemates

Les 2 casemates à tir direct sont armées avec des pièces de rempart.

Batteries annexes

de droite

de gauche

 

10 canons de 95

6 canons de 95

 

13 canons de 7 répartis dans les 2 batteries annexes

Défense des fossés

6 canons de 4 de campagne

6 canons à balles

6 canons de 4 de campagne

6 canons révolver 

Nombre de pièces

56

49

49

Dates de construction

 

Effectif en 1882

· 1877 - 1880

 

· Plusieurs officiers, sous-officiers et 680 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 40 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 10 chevaux

Capacité du casernement à l’épreuve

 

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité des magasins à poudre

 

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 740 places couchées

· 2 magasins d’une capacité de 76 tonnes de poudre noire chacun

· 2 magasins d’une capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

 

Pont de l’entrée principale

· 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 boulangerie de 2 fours de 200 rations fonctionnant au bois ou au charbon

· Pas de citerne le fort est alimenté par 2 puits de 12 mètres de profondeur qui possèdent chacun une pompe et un filtre Chamberlan.

· Un pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec la déserte Est par le biais de la redoute Saint-Apollinaire. Cette desserte assure la liaison avec le central civil et le fort de Sennecey grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907.

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés.

Effectif à la mobilisation du fort et du village de Varois

 

· 1/2 compagnie du 58 ème RI Territoriale de 125 hommes et 1 compagnie de réserve d’étapes de 250 hommes

· 1 section de mitrailleuses : 18 hommes

· Détachement de l’artillerie : 100 hommes

· Auxiliaires adjoints à la garnison du fort : 20 hommes

· Auxiliaires adjoints à l’artillerie : 100 hommes

· Auxiliaires travailleurs du génie : 40 hommes

· Auxiliaires travailleurs de l’infanterie : 100 hommes

· COA et infirmiers : 7 hommes

Soit un effectif de 510 hommes

Garnison de sûreté du fort en 1914

 

· 1 officier, 24 sous-officiers

· 120 soldats

Soit un effectif de 145 hommes