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Le fort d’Asnières ou fort Brûlé

Le fort d’Asnières est construit à 350 mètres d’altitude au Nord de la place. Il maitrise les moyens de communication venant de Langres et il possède une action rapprochée sur les hauteurs Est du bois du Ventoux, de Messigny, de la Norges et sur les vallées de Suzon et de la Haute Norge. Son armement est renforcé sur la vallée de la Norges par la batterie annexe d’Asnières construite à environ un kilomètre à l’est de l’ouvrage principal.

Projet de modernisation

 

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· Aucune

En 1914, le fort d’Asnières est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en troisième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 8ème région.

L’entrée du fort. © VAUBOURG Julie

Photo allemande de la cour des casernements en 1940. © Lionel PRACHT

En 1944, le fort subira d’importantes explosions qui endommageront les casernements avant le départ des allemands.

Aujourd’hui, le fort est entretenu et utilisé comme terrain de Paintball. Il est classé aux monuments historiques et son accès est interdit sans autorisation.

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L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de sûreté du fort

2 canons de 120 long sur affût SP  approvisionnés à 600 coups/pièce.

10 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 300 coups/pièce

 

Cuirassements et casemates

Les 2 casemates à tir indirect et les  4 casemates à tir direct sont désarmées et aménagées en magasin à munitions

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver

approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse

approvisionnés à 150 coups/pièce.

2 caponnières simples armées chacune d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

2 coffres simples de flanquement armés chacun d’1 canon révolver

approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse

approvisionné à 150 coups.

 

 

Total 24 pièces d’artillerie

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

Aucune

 

Ouvrage d’infanterie

Aucun

Abri de combat et abris caverne

Aucun

Dépôt intermédiaire

Aucun

Magasin de secteur

Aucun

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la Première Guerre Mondiale

 

- Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie sur le front.

- En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

- 1916 à 1919-1920 Le fort est utilisé comme dépôt de prisonniers où sont mis en détention plusieurs centaines de prisonniers allemands. La vie à l’intérieur est très rude, les Allemands y travaillent plusieurs par jour et les conditions de vie sont très insalubres avec des réserves d’eaux insuffisantes et un manque de nourriture. Dans ce dépôt plusieurs prisonniers allemands y perdons la vie à cause de mauvais traitements dans ce camp. À cette période le fort est électrifié pour l’éclairage des locaux.

La caponnière simple du saillant 5 dans les années 50

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Photo allemande de 1940 de la vue sur le fort et sur le fossé de gorge

© Lionel PRACHT

La galerie principale au niveau du passage couvert de la rue du rempart

© VAUBOURG Cédric

La caponnière double de tête

© VAUBOURG Cédric

Armement du fort et cuirassements installés entre 1877 et 1890

Photo allemande de l’entrée du fort en 1940. © Lionel PRACHT

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le cartouche au dessus de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Le vestiges de la porte d’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement à étage. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort et l’emplacement du pont à effacement VAUBOURG Cédric

La porte en bois de l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie principale derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric

La sortie de la galerie principale près des casernements.

Cliché VAUBOURG Cédric

Une casemate à tir direct du côté de la gorge.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’arrière des chambrées du casernement.

Cliché VAUBOURG Julie

Dates de construction

Coût des travaux en 1878

 

Effectif 608 hommes

· 1er mars 1876 - 31 décembre 1877

· 1 391 531 Frs

 

· 12 officiers, 36 sous-officiers et 560 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 40 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 10 chevaux

Capacité du casernement à l’épreuve

 

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 600 places couchées

· 1 magasin d’une capacité de 76 tonnes de poudre noire

· 2 magasins d’une capacité de 25 tonnes chacun

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

 

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 boulangerie de 2 fours de 200 rations fonctionnant au bois ou au charbon

· Plusieurs citernes d’une capacité de 709 m3 équipées d’une pompe et un filtre Chamberlan. Elles sont alimentées par les eaux pluviales et par une source située dans le fossé près d’une caponnière équipée d’une pompe éolienne qui refoule l’eau

· Un pont à effacement latéral

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec la batterie annexe d’Asnières et la redoute Saint-Apollinaire, le fort de Sennecey, le central civil par le biais de la déserte Est grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés.

Effectif à la mobilisation en 1914 du fort, de la batterie annexe d’Asnières

et du village d’Asnières-lès-Dijon

 

· 1/2 compagnie du 58 ème RI Territoriale de 258 hommes et 2 compagnies de réserve d’étapes de 500 hommes

· 1 section de mitrailleuses : 18 hommes

· Détachement de l’artillerie : 129 hommes

· Auxiliaires adjoints à la garnison du fort : 40 hommes

· Auxiliaires adjoints à l’artillerie : 140 hommes

· Auxiliaires travailleurs du génie : 80 hommes

· Auxiliaires travailleurs de l’infanterie : 800 hommes

· COA et infirmiers : 8 hommes

Soit un effectif de 873 hommes

Garnison de sûreté du fort en 1914

 

· 1 officier, 22 sous-officiers

· 108 soldats

Soit un effectif de 131 hommes

 

1877

1880

1884

1890

Pièces de sureté de

rempart du fort

6 canons de 138

10 canons de 95

6 canons de 12

1 mortier lisse de 32

3 mortiers lisses de 22

5 canons de 155L

1 canon de 138

10 canons de 95

4 canons de 8 de campagne

1 mortier lisse de 32

3 mortiers lisses de 27

3 mortiers lisses 15 cm

2 mortiers de 220

6 canons de 155L

8 canons de 138

8 canons de 8 de campagne

1 mortier lisse de 32

2 mortiers lisses 22 cm

2 mortiers de 220

Cuirassements et casemates

Les 2 casemates à tir indirect sont armées de 2 canons de 138 et les  4 casemates à tir direct de 4 canons de 138 .

Les 2 casemates à tir indirect sont armées de 4 canons de 8 de campagne et les  4 casemates à tir direct de 3 canons de 138 et 1 canon de 155L

Les 2 casemates à tir indirect et les  4 casemates à tir direct sont armées avec des pièces de rempart.

Défense des fossés

12 canons de 4  de campagne

6 canons de 4 de campagne

6 canons à balles

6 canons de 4 de campagne

6 canons révolver

Nombre de pièces

42

47

39

39