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En 1932, 2 cuves anti-aériennes équipées de pièces de 75 sur affût anti-aérien modèle 1915 seront aménagées pour protéger la ville des bombardements.

Pendant la seconde guerre mondiale, il servira de prison aux juifs et aux résistants avant d’être déportés dans les camps de concentration. Puis, il sera utilisé par l’armée comme dépôt de munitions jusque dans les années 90.

Aujourd’hui, le fort reste en très bon état, il mériterait une restauration pour le mettre en valeur. Propriété de l’armée son accès est interdit.

Le fort de la Mouche est un fort à massif central construit en grès rose au Sud-est d’Epinal, sur une colline à 474 mètres d’altitude. Il surveille la vallée de la Moselle jusqu'à Eloyes, le ravin d’Uzéfaing et celui de Dinozé. Il contrôle aussi la voie ferrée qui mène à Vesoul et il assure la défense des intervalles avec les forts de Razimont, d’Arches et le réduit du Bois d’Arches. A sa construction, le fort fait parti du rideau de la haute Moselle car la place d’Epinal n’est encore pas formée.

Son armement est renforcé par une batterie d’artillerie annexe.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

6 canons de 90 approvisionnés à 600 coups/pièce.

4 mortiers lisses  de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

2 mortiers lisses de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43200 cartouches.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

2 caponnières simples armées chacune d’1 canon révolver approvisionné à 1800 coups

et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce

et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

 

Total 22 pièces d’artillerie

 

 

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batterie d’artillerie M1 Sud de la Mouche est une batterie de crête type 1885 armée

de 4 canons de 155L construite en 1889.

Batterie d’artillerie M2 Nord de la Mouche est une batterie bétonnée type 1907 armée

de 4 canons de 120L construite en 1907-1908.

Batterie d’artillerie M3 de Sainte Barbe est une batterie bétonnée type 1907 armée

de 4 canons de 120C construite en 1911-1912.

 

Ouvrages d’infanterie

La redoute de Cumay est un ouvrage terrassé construit en 1889

Ouvrage D de Cumay est un ouvrage bétonné construit de 1906 à 1908

Ouvrage C de Sainte-Barbe est un ouvrage bétonné construit de 1907 à 1909

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri de combat de Sainte-Barbe construit de 1905 à 1906, possède une capacité de 220 places assises et 48 places couchées.

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Magasin de secteur de la Vierge construit de 1887 à 1888

 

 

 

 

 

 

 

 

Projets de modernisation

 

Projet de 1878

· Installation d’une casemate cuirassée pour un canon de 120 L dans la traverse reliée par un passage couvert au poste optique

 

Projet de 1882

· Installation d’une tourelle Mougin pour surveiller la vallée de la Moselle (non retenu en 1882)

 

Programme 1900 de remise en valeur du fort.

Coût des 499.000 Fr or Les travaux étaient prévus en 1915 - 1916

· Construction d’un casernement à l’épreuve de 160 places, renforcement des communications intérieures et du magasin à poudre, remaniement des parapets.

· Installation de deux tourelles de mitrailleuses, d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières.

 

Projet de modernisation du fort et de son armement en 1908,

travaux prévus en 1915 - 1916

· Remplacement de trois caponnières par un coffre double et deux coffres simples de contrescarpe.

· Installation d’une tourelle de 155R 07* (* projet retiré en 1909) et de deux observatoires cuirassés

 

Projet complémentaire de 1913 , les travaux étaient prévus en 1915 - 1916

· Construction d’une usine électrique

 

Modernisations

 

· 1890 - 1900 Connexion au réseau de voie de 60, installation d’une voie dans le fort et dans la rue des remparts pour le transport des munitions vers les pièces d’artillerie

· 1900 - 1906 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières sur le mur de contre-escarpe.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1912

En 1914, le fort de la Mouche est un ouvrage non modernisé de première catégorie de la 21ème région. Son armement principal est placé à l’air libre. Il n’a pas été renforcé en priorité, car on préfère renforcer le fort des Adelphes, jugeant le fort de la Mouche protégé par la forêt d’Epinal. Les projets en cours sont annulés à la déclaration de guerre

Equipement du fort en 1914

La caponnière simple du saillant 3. Cliché VAUBOURG Cédric

La boulangerie du fort.  Cliché VAUBOURG Cédric

La batterie M1 annexe du fort avant 1914. Collection Pascal Durand

L’entrée du fort de la Mouche dans les années 60 cliché Philippe TRUTTMANN .

Coll. Michel TRUTTMANN

Une traverse abri à étage.  Cliché VAUBOURG Julie

La cour du casernement de troupe avant 1914. Collection Pascal Durand

Vue sur le devant de l’entrée du fort avant 1914. Collection Pascal Durand

Le magasin à poudre modèle 1874. Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’entrée du fort de la Mouche en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Le mécanisme du pont roulant à effacement latéral.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont à effacement latérale à l’entrée du fort. VAUBOURG Julie

L’entrée du fort depuis le pont d’entrée. Cliché VAUBOURG. Cédric

Détail du dessous du pont à effacement latérale.

Cliché VAUBOURG Julie

L’emplacement du puits au pied de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur l’entrée du fort et le vestige de pont dormant.

Cliché VAUBOURG. Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

La chambre de retrait du pont roulant.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie principale de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

La sortie de la galerie principale dans la première cour.

Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde à droite de l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric

Vestige de voie de 60 dans la galerie principale du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail du mécanisme de pont à effacement latéral

Cliché VAUBOURG Cédric

Une traverse abri.

Cliché VAUBOURG Julie

Un local dans la galerie principale.

Cliché VAUBOURG Cédric

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Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec 30000 sacs de terre et 300 rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. L’accès aux casernements depuis la rue des remparts est obstrué dans certaines galeries avec des moellons en maçonnerie pour ralentir l’infanterie ennemie en cas d’assaut de l’ouvrage.

Le fossé de gorge et la caponnière simple du saillant 1 dans les années 60 cliché Philippe TRUTTMANN . Coll. Michel TRUTTMANN

Le fort de la Mouche ou fort Bruat

 

1878

1880

1884

1906

1908

1912

Pièces de

rempart

du fort

7 canons de 138

2 canons de 7

1 canon de 8

2 mortiers de 22

2 canons de 155 long

8 canons de 138

4 canons de 5

2 mortiers de 22

2 canons de 155 long

8 canons de 138

2 mortiers de 22

3 canons de 120 long

2 canons à balles

4 mortiers de 22

6 canons de 90

4 mortiers de 22

6 canons de 90

4 mortiers de 22

2 mortiers de 15

Cuirassements

et casemates

 

Défense des fossés

4 canons de 5

4 canons à balles

4 canons révolver

4 canons de 12 culasse 

Nb de pièces

20

24

20

17

18

20

Dates de construction

Coût des travaux en 1878

 

Effectif 273 hommes en 1885

· 1er janvier 1876 – 31 décembre 1877

· 1 506 000 Fr or

 

· 7 officiers

· 16 sous-officiers et 250 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 15 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 2 chevaux

Effectif  maximum en 1916

· 121 soldats

· 5 sous-officiers et 3 officiers

Armement de la batterie fin 1915

· 1 mortier lisse de 15 et 6 mortiers de 22

· 4 caponnières armées de 5 canons révolver et 5 canons de 12 culasse avec leurs munitions.

Armement de la batterie fin 1917

· 3 caponnières armées de 3 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 6 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement

· 12 mitrailleuses et 26 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

Effectif  maximum en 1917

· Artillerie: 64 hommes

· Infanterie: 1 compagnie

· Génie: 8 hommes

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans

le fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Infanterie : 2 officiers et 125 soldats du 170ème RI et 1 officier et 62 hommes du 43ème Régiment territorial

· Artillerie : 64  soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 4 télégraphistes

Soit un effectif de 3 officiers et 255 hommes

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 117 soldats du 170ème RI et 1 officier et 63 hommes du 43ème Régiment territorial

· Artillerie : 1 officier et 60 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied dont 1 gardien de batterie

· Génie et services divers : 1 télégraphiste

Soit un effectif de 243 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 264 places couchées

· 57 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 300000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 four de 200 rations

· 1 puits dans le fossé équipé d’une pompe alimentant une citerne de 370 m3

· 1 pont roulant à effacement latéral

Communication liaison optique

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Le fort d’Arches à 6,96 km depuis le poste optique du fort grâce à un appareil optique à pétrole d’un calibre 14.

· Le fort de Pont Saint Vincent à une distance de 56,5 km vers Nancy depuis le poste optique extérieur de la Vierge possédant un appareil optique oxyacétylénique d’un calibre 60

· Avec le poste optique de la Vierge, le fort de Razimont et avec le central civil et militaire de la place grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés.