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Pendant la seconde guerre mondiale, le fort a combattu 3 jours en juin 1940 sous les ordres du Lieutenant Joseph Charvet avec un équipage de 19 hommes qui tireront 365 obus avec la tourelle de 155R et 28 obus depuis la casemate de Bourges.  Malgré les bombardements de l’ennemi, l’ouvrage ne subira aucun dégât.

En 1943, les allemands feront sauter les tourelles du fort pour y récupérer la ferraille pour l’organisation Todt avant d’être abandonné par l’armée dans les années 60. Aujourd'hui, le fort est en bon état mais certaines maçonneries commencent à tomber. Le pont de l’entrée a été ferraillé dans les années 1980, ainsi que les plaques d’égout à l’intérieur des casernements. Propriété de la commune de Dogneville, il est loué à la société de chasse. Son accès est interdit sans autorisation.

Le fort de Dogneville est un fort à massif central qui se situe au Nord d’Epinal, en rive droite de la Moselle, sur une colline à 393 mètres d’altitude. Il contrôle la vallée de la Moselle, la route et la voie ferrée qui mène à Nancy et il peut soutenir les intervalles entre les forts de Longchamp et de la Grande Haye. Au départ de sa construction, le fort de Dogneville est nommé comme une batterie mais très vite, il prendra son appellation de fort. Son armement est renforcé par une batterie d’artillerie annexe

L’armement du fort et de la batterie d’artillerie annexe

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

6 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43200 cartouches.

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle Galopin de 155R 07 armée d’1 canon de 155R approvisionnée à 2000 coups.

Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange.

1 casemate de Bourges armée de 2 pièces de 75 sur affût de casemate approvisionnée à 500 coups/pièce, possédant un tube de rechange.

2 tourelles de mitrailleuses GF4 armées chacune de 2 mitrailleuses Hotchkiss

approvisionnées de 57600 cartouches. Elles possèdent chacune une mitrailleuse de rechange.

1 observatoire cuirassé de commandement.

2 guérites blindées de rempart.

 

Défense des fossés

2 coffres simples de contrescarpe armés chacun d’1 canon révolver approvisionnés à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionnés à 150 coups.

1 coffre double de contrescarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

 

Total 24 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batterie d’artillerie M19 de la Haie du Pin est une batterie bétonnée type 1907 armée

de 4 canons de 120L construite en 1909-1910.

Batterie d’artillerie M20 de la Haie du Pin est une batterie bétonnée type 1907 armée

de 4 canons de 120L construite en 1909-1910.

Batterie M21 Nord-ouest de Dogneville est une batterie de crête type 1885 armée

de 4 canons de 120L construite en 1889.

Batterie M22 du Bois de la Vigne est une batterie de crête type 1885 armée

de 4 canons de 120L construite en 1889.

Batterie M23 Sud de Dogneville est une batterie à hauts reliefs armée

de 4 canons de 120L construite en 1886.

 

Ouvrages d’infanterie

Ouvrage du Bois de la Vigne est un ouvrage terrassé construit en 1899-1900 possédant un abri de combat ayant une capacité de 220 places assises et 48 places couchées et un parapet d’infanterie   bétonné

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri de combat de la haie du Pin construit en 1900, possède une capacité de 114 places assises et 28 places couchées.

Abri de combat de Dogneville non terminé à la déclaration de guerre

 

Dépôts intermédiaires

Dépôt intermédiaire de Dogneville construit en 1888

 

Magasins de secteur

Aucun

 

 

 

 

 

 

 

Projets de modernisation

 

Projet de 1878

· Installation de deux casemates Mougin pour un canon de 155 L dans les deux traverses abri avec passage couvert entre les saillants 2-3

 

Programme 1900 de remise en  valeur du fort.

Coût des travaux 971. 000 Fr or

· Agrandissement du casernement bétonné de 40 places, renforcement du magasin à poudre, des communications intérieures et des citernes, remplacement des trois caponnières par deux coffres simples et un coffre double de contrescarpe, et remaniement des parapets.

· Construction d’une casemate de Bourges, installation d’un observatoire cuirassé et de deux tourelles de mitrailleuses.

· Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives en bas du fossé et au dessus des caponnières.

 

Cuirassements prévus en plus du projet de 1900 en 1906

· Deux tourelles de 75R 05 (projet abandonné des 1908)

· Une tourelle de 155R 07 et un observatoire cuirassé

 

Projet de 1913

· Une tourelle de 75R 05 montage prévu en 1916

 

Projet complémentaire de 1914

· Une tourelle de 155R 07 montage prévu entre 1915 - 1918

 

 

 

Modernisations

 

· 1890 - 1898 Renforcement de l’entrée, construction d’un casernement bétonné de 200 places et d’une entrée de guerre en fond de fossé.

· 1890 - 1900 Connexion au réseau de voie de 60, installation d’une voie dans le fort et dans la rue des remparts pour le transport des munitions vers les pièces d’artillerie

· 1900 - 1906 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives en bas du fossé comme grille d’escarpe.

· 1909 - 1910 Renforcement d’une grande partie du fort, agrandissement du casernement bétonné et construction d’une casemate de Bourges qui flanque vers le fort de Longchamp

· 1909 - 1910 Installation de deux observatoires cuirassés, d’une tourelle de mitrailleuses et d’une tourelle de 155R. Elles seront prêtes à tirer le 20 avril 1910

· 1910 - 1913 Remplacement des trois caponnières par deux coffres simples et un coffre double de contrescarpe

· 1910 - 1913 Installation de la deuxième tourelle de mitrailleuses qui sera prête à tirer le 13 janvier 1913

· 1913 Construction d’usine électrique équipée de trois groupes électrogènes thermiques à pétrole, installation d’une ventilation électrique et de l’éclairage pour l’intérieur du fort et les tourelles.

En 1914, le fort de Dogneville est un ouvrage de première catégorie de la 21ème région très moderne qui possède des casernements et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement est placé à l’air libre et sous tourelles cuirassées et casemates bétonnées.

Equipement du fort en 1914 de la batterie d’artillerie annexe

Une galerie du casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Julie

Photo allemande de l’entrée du fort en 1940 Collection VAUBOURG Cédric

Photo allemande de la tourelle de 155R 07 en batterie en 1940

Collection Lionel PRACHT

Photos allemandes de l’entrée du fort en 1940 au niveau du casernement bétonné et du corps de garde extérieur .

Collection VAUBOURG Cédric

Une pièce de 155L sur la batterie d’artillerie annexe en 1906 lors d’une manœuvres du 8ème RAP.  Collection Pascal Durand

Photo allemande du casernement bétonné et d’une guérite blindée en 1940

Collection Lionel PRACHT

Une des deux tourelles de mitrailleuses GF4 en 1940. Collection Lionel PRACHT

Photo allemande d’une des cours du casernement de paix en 1940. Collection Lionel PRACHT

La boulangerie du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande du coffre simple du saillant 2 en 1940

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de l’entrée du fort en 1940 Collection Pascal Durand

Photos allemandes du fossé de gorge et de l’observatoire cuirassé de la tourelle de 155R en 1940.

Collection VAUBOURG Cédric

Une pièce de 155L sur la batterie d’artillerie annexe en 1906 lors d’une manœuvres de 8ème RAP.  Collection Pascal Durand

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec 28000 sacs de terre et 500 rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Les ouvertures des fenêtres ou des portes les plus exposées aux obus dans le casernement de paix sont fermées avec des moellons de maçonnerie.

Photos allemandes du pont dormant et du coffre simple du saillant 3 en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photos allemandes de la casemate de Bourges en 1940.

Collection VAUBOURG Cédric

Photos allemandes du fossé de gorge et des dessus du casernement bétonné en 1940.

Collection VAUBOURG Cédric

Le passage couvert du corps de garde extérieur.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée de guerre.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort de Dogneville.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée et le corps de garde extérieur. Cliché VAUBOURG Julie

Le cartouche du nom du fort au dessus de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde extérieur. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort depuis le fossés . Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde depuis l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’emplacement du pont.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée depuis le corps de garde. Cliché VAUBOURG Cédric

Le corps de garde depuis le fossé. Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

La deuxième pièce du corps de garde. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée de guerre depuis le fossé. Cliché VAUBOURG Julie

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Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Armement du fort et de la batterie d’artillerie annexe et cuirassements installés entre 1878 et 1912

Photo de soldats français avant modernisation du fort avant 1908

sur une pièce d’artillerie de rempart de 120L. Collection Lionel PRACHT

La cuisine du casernement de guerre bétonnée

Cliché VAUBOURG Cédric

Manœuvres du 8ème RAP en 1906 à proximité du fort.

  Collection Pascal Durand

Photo allemande de la tourelle de 155R 07 éclipsée en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de l’entrée du fort en 1940 .

Collection VAUBOURG Cédric

Photos allemandes de 1940 prisent depuis le saillant 4 vers la casemate de Bourges, le coffre simple et le fossé de gorge. Collection Lionel PRACHT

Photos allemandes de 1940 prisent devant le coffre double, à l’entrée du fort et près de l’observatoire cuirassé de la tourelle de 155R. Collection Lionel PRACHT

Le fort de Dogneville ou fort Kleber

 

1878

1880

1884

1906

1908

1912

Pièces de

rempart

du fort

 5 canons de 138

1 canon de 7

3 canons de 8

2 mortiers de 22

6 canons de 155 long

3 canons de 138

2 canons de 7

2 mortiers de 22

4 canons de 120 long

5 canons de 90

2 canons à balles

2 canons de 120 long

7 canons de 90

6 canons de 90

Cuirassements

et casemates

1 Casemate à tir indirect ( non armée)

1 tourelle de 155R

1 tourelle de mitrailleuses

1 casemate de Bourges

2 observatoires cuirassés

2 guérites blindées

Défense des fossés

 5 canons de 7

 5 canons à balles

 4 canons de 7

 4 canons à balles   

4 canons révolver

4 canons de 12 culasse

Batterie annexe

ouest

1 canon de 155 long

2 canons de 138

4 canons de 7

6 canons de 138

4 canons de 120 long

2 canons de 138

4 canons de 155 long

Désarmée

Nb de pièces

27

30

26

21

18

Dates de construction

Coût des travaux en 1878

 

Effectif 301 hommes en 1885

· 15 mars 1876 – 31 mars 1878

· 2 006 900 Fr or

 

· 7 officiers, 14 sous-officiers et 280 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 28 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 4 chevaux

Effectif  maximum en 1916

· 83 soldats

· 4 sous officiers et 3 officiers

Armement de la batterie fin 1915

· 1 tourelle de 155R armée possédant 480 obus

· 2 tourelles de mitrailleuses armées sans munition

· 1 casemate de Bourges désarmée sans munition

· 3 coffres de contrescarpe armés de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions

Armement de la batterie fin 1917

· 1 tourelle de 155R armée possédant 2000 obus

· 2 tourelles de mitrailleuses armées et équipées de 736800 cartouches par tourelle

· 1 casemate de Bourges armée d’une pièce de 75 de casemate et une pièce de 75 de campagne sur un butoir circulaire ayant une réserve en munitions de 2000 coups/pièce.

· 3 coffres de contrescarpe armés de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 8 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement.

· 16 mitrailleuses et 32 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

Effectif  maximum en 1917

· Artillerie: 134 hommes

· Infanterie: 1 compagnie et 2 sections

· Génie: 8 hommes

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans

le fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Infanterie : 2 officiers et 125 soldats du 170ème RI et 2 officiers et 125 hommes du 43ème Régiment territorial

· Artillerie : 2 officiers, 153 soldats et 1 cheval du 8ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 16 hommes du 11ème Régiment du Génie et 2 télégraphistes

Soit un effectif de 6 officiers, 427 hommes et 1 cheval

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 90 soldats du 170ème RI et 1 officier et 124 hommes du 43ème Régiment territorial

· Artillerie : 3 officiers et 100 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied dont 1 gardien de batterie et 50 auxiliaires de la place forte

· Génie et services divers : 1 télégraphiste

Soit un effectif de 370 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· 288 places assises et 334 places couchées

· 183 places couchées

· 66,5 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 400000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

 

Pont de l’entrée principale

· 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 four de 200 rations

· 2 citernes de 325 m3 et 228 m3 alimentées par les eaux pluviales et par un puits de 64 m de profondeur équipé d’une pompe électrique

· 1 pont roulant à effacement latéral

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec la batterie de la Voivre, le fort de Longchamp et le central civil et militaire de la place par le biais de l’Hôtel de Ville d’Epinal grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse

· Electrique et lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, électrique et lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés