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La batterie a été ferraillée pendant le second conflit mondial.

Aujourd'hui, elle est en très mauvais état car elle est parcellement remblayée, pour laisser la place à un terrain de moto cross. Propriété de la commune de Jeuxey, son accès est interdit.

La batterie de la Voivre est l’un des plus petits forts de la place, qui se situe entre le fort de Longchamp et celui de Razimont, sur la rive droite de la Moselle à une altitude de 364 mètres. Elle devait surveiller la route de Rambervillers, et soutenir les forts des Adelphes et de Longchamp. L’armement de la batterie est renforcée par 2 batteries d’artillerie annexes.

L’armement de la batterie et des deux batteries d’artilleries annexes

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart de la batterie et des deux batteries d’artillerie annexes

2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

1 caponnière double de tête armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce.

1 caponnière simple armée de 1 canon révolver approvisionné à 1800 coups.

1 caponnière double de gorge non armée.

 

Total 5 pièces d’artillerie

 

 

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité de la batterie en 1914

 

Batteries d’artillerie

Aucune

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun.

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

Magasin de secteur du Saut-le-Cerf construit en 1889

Projet de modernisation

 

Programme 1900 de remise en valeur de l’ouvrage.

Coût des travaux env. 20 000 Fr or

· Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières.

 

Modernisations

 

· 1890 - 1900 Connexion au réseau de voie de 60

· 1900 - 1906 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières sur le mur de contre-escarpe.

· 1913 - 1914 Connexion au réseau électrique et installation de l’éclairage.

 

Armement de la batterie et cuirassements installés entre 1884 et 1912

La batterie de la Voivre ne recevra pas d’autre modernisation, car elle est très près de la ville, il faut donc éloigner la ligne de défense en construisant un ouvrage près de Deyvillers. En 1914, cette batterie est un ouvrage non modernisé de première catégorie de la 21ème région qui possède un armement principal placé à l’air libre.

Equipement de la batterie et des deux batteries d’artilleries annexes en 1914

Photo de l’entrée de la batterie en 1940. Collection Lionel PRACHT

Une chambrée des casernements. Cliché VAUBOURG Julie

La galerie, menant à la chambre du coté droit de la caponnière double de gorge, où rentrait la porte blindée de la galerie principale.

Cliché VAUBOURG Julie

La caponnière double de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

L’accès au magasin à poudre.  Cliché VAUBOURG Julie

Etat de la batterie pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif de la batterie pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans le magasin pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées de la batterie se voient équipées de chicanes montées avec 10000 sacs de terre et 300 rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Les ouvertures des fenêtres ou des portes les plus exposées aux obus dans le casernement de paix sont fermées avec des moellons de maçonnerie.

Détail du cartouche au dessus de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

La caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

L’intérieur de la caponnière de gorge près de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

Certainement l’emplacement de la cuisine.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie principale. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée de la batterie.

Cliché VAUBOURG Julie

Un morceau de lit dans le corps de garde.

Cliché VAUBOURG Julie

L’arrière des chambrées. Cliché VAUBOURG Julie

Détail d’un rail de blindage du casernement.

Cliché VAUBOURG Julie

Une galerie du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Détail d’un puits de lumière.

Cliché VAUBOURG Julie

Une chambrée du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Le passage entre la galerie principale et le magasin à poudre.

Cliché VAUBOURG Julie

Une traverse abri. Cliché VAUBOURG Julie

Détail du blindage des créneaux de fusillade du fossé de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

Une traverse abri. Cliché VAUBOURG Julie

L’accès aux latrines et une sortie d’infanterie.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail des latrines.

Cliché VAUBOURG Cédric

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Rectangle à coins arrondis: Haut de page

La sortie de la galerie principale. Cliché VAUBOURG Julie

Le magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée de la batterie de la Voivre dans les années 60 cliché Philippe TRUTTMANN .

Coll. Michel TRUTTMANN

La batterie de la Voivre ou fort Lasalle

 

1884

1906

1908

1912

Pièces de rempart

de la batterie et des batteries d’artilleries annexes

4 canons de 120 long

4 canons de 95

2 mortiers de 22

4 canons de 120 long

4 canons de 80

Cuirassements et casemates

 

Défense des fossés

3 canons de 5

3 canons révolver

Nb de pièces

13

7

7

7

Dates de construction

Coût des travaux en 1914

 

Effectif  en 1885

· 1882 - 1884

· Environ 1 000 000 Fr or

 

· 100 hommes

Effectif  maximum en 1916

· 49 soldats

· 2 sous officiers et 1 officier

Armement de la batterie fin 1915

· Aucun sur les remparts

· 3 caponnières armés de 3 canons révolver avec leurs munitions

Armement de la batterie fin 1917

· 8 mitrailleuses et 16 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 3 caponnières armées de 3 canons révolver avec leurs munitions. On y installe 3 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement.

Effectif prévu en 1917

· Artillerie: 24 hommes

· Infanterie: 2 sections

· Génie: 6 hommes

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans

la batterie en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Infanterie : 1 officier et 65 soldats du 170ème RI

· Artillerie : 1 officier, 43 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 2 télégraphistes

Soit un effectif de 2 officiers et 108 hommes

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 54 soldats du 170ème RI

· Artillerie : 44 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied dont 1 gardien de batterie

· Génie et services divers : 2 télégraphistes

Soit un effectif de 101 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 105 places couchées

· 52 tonnes de poudre noire à la construction de la batterie

· 1 magasin du capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· Pas de Boulangerie, le pain provient de la place ou des forts de Dogneville  ou de Longchamp

· 1 citerne de 32 m3 alimentée par une pompe à bras prenant l’eau dans un puits intérieur

· 1 pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

Aucune

· Avec les forts de Longchamp et Dogneville et avec le central civil et militaire de la place par le biais de l’Hôtel de Ville d’Epinal grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse

· Lampes à pétrole pour l’intérieur de la batterie et oxyacétyléniques pour les fossés.