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Poste du Saint-Eynard

Magasin du Saint-Eynard

Batterie N°1

Batterie N°2

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Batterie annexe Basse N°1

Batterie N°2 de l’Essarton

Batterie N°3 de Jaux

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Batterie annexe Basse N°1

Batterie N°2

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Le fort du Saint-Eynard est un fort à crête unique construit à 1330 mètres d’altitude au nord-est de la place forte. Il est placé sur un massif qui domine la ville de Grenoble pour surveiller les chemins du col de Porte qui descendent à Grenoble par le Sappey, par Clémentières et par Sarcenas. Il peut aussi défendre la vallée de Grésivaudan et la position de l’Ecoutoux. Ses fossés ont la particularité peu commune de recevoir dès la construction du fort deux coffres de contre-escarpe.  Son armement est complété après 1885 par 3 batteries d’artillerie annexes et par les batteries du Quichat et de Néron qui sont construit à l'Ouest de l’ouvrage.

L’autre partie du casernement du fort avec au fond le casernement officiers.

Cliché VAUBOURG Julie

Projet de modernisation

 

· 1910 Installation de 500 mètres de voie de 60 entre les batteries extérieures et le fort. Le transport du matériel sera assuré par 4 wagonnets. A défaut, le matériel devrait être réquisitionné chez les entrepreneurs de la ville à la mobilisation.

 

Modernisations

 

· 1891-1897 Construction d’un magasin de secteur dans la falaise à proximité du fort au saillant 2 et de trois batteries d’artillerie à l’extérieur de l’ouvrage N°1, N°2 et N°3. Ces batteries sont accessibles depuis le fort par un tunnel creusé dans le roc.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1879 et 1913

Une chambrée équipée de lits modèle 1876. Cliché VAUBOURG Cédric

Aujourd’hui, le fort appartient à un particulier qui a fait d’importants travaux pour le restaurer. Il fait parti des plus beaux ouvrages de France qui mérite le détour. Ouvert aux visites à la belle saison, on peut aussi s’y restaurer dans un restaurent très convivial aménagé dans le fort tout en respectant les lieux. L’endroit possède une impressionnante vue sur Grenoble.  Plus de renseignements pour les visites http://www.fortsteynard.com/

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

3 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 500 coups/pièce.

3 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 500 coups/pièce.

2 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

3 mortiers lisses de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1900

approvisionnées de 43008 cartouches.

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches/section.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

Les fossés sont défendus aux fusils depuis les deux coffres de contre-escarpe.

 

Total 17 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs du secteur du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

La batterie N°1 est armée de 4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui sont dirigés sur le croisement de la vieille route et de la nouvelle route au col de Palaquit. Les pièces sont stockées au fort, elles sont placées dans la batterie à la mobilisation.

 

La batterie N°2 est armée de 2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui sont dirigés sur le croisement de la vieille route et de la nouvelle route au col de Palaquit.

 

La batterie N°3 est armée de 2 canons de 155 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui sont dirigés sur le clocher du Sappey. Les pièces sont stockées au fort, elles sont placées dans la batterie à la mobilisation.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

1 magasin caverne à proximité du fort permet de stocker les munitions pour le fort et les batteries d’artillerie

Communication liaison optique extérieure

Le poste optique du Saint-Eynard est placé a proximité du fort et du magasin caverne, il pouvait communiquer avec les forts du Mont-Verdun à Lyon et de Montgilbert à Chamousset. En 1914, ce poste n’est plus utilisé, mais il y a encore en stock au fort le groupe électrogène avec son approvisionnement de matériel de rechange et de pétrole pour son fonctionnement.

En 1914, le fort du Saint-Eynard est un ouvrage de deuxième ligne non modernisé en maçonnerie qui possède un magasin à poudre extérieur sous-roc à proximité de l’ouvrage pour ses munitions. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

La façade d’un des coffres doubles de contre-escarpe.

  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

Entre 1916 et 1918, le fort désarmé sert de base arrière.

Le casernement du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Un des magasins aux vivres et aux services administratifs.

Cliché VAUBOURG Julie

Une chambre de tir du coffre double de contre-escarpe du saillant 3.

Cliché VAUBOURG Julie

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La vue sur Grenoble depuis le fort Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de l’entrée.  Cliché VAUBOURG Julie

Le fort et la ville de Grenoble juste en dessous

Cliché VAUBOURG Cédric

La première cour du fort.  Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale.  Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le fort du Saint-Eynard ou fort Seras et le secteur du Saint-Eynard

Dates de construction

Coût des travaux en 1880

 

Effectif prévu 477 hommes en 1881

· Juin 1875 - octobre 1879

· 1 173 000 Fr or

 

· 15 officiers, 26 sous officiers et 436 soldats

· 1 infirmerie pour 24 malades

· 1 écurie pour 5 chevaux

 

1879

1884

1890

1913

Pièces de rempart

du fort

2 canons de 155L

6 canons de 120 L

6 canons de 5

3 mortiers de 15

2 mortiers de 22

2 canons de 155L

6 canons de 120 L

6 canons de 5

3 mortiers de 15

2 mortiers de 22

6 canons de 90

3 mortiers de 15

2 mortiers de 22

3 sections de mitrailleuses

Cuirassements et casemates

 

Défense

des fossés

4 canons à balles

6 canons révolver

Nb de pièces

23

25

25

23

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité des deux magasins à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 432 places couchées

· 73,8 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 592 700 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 1 cuisinière type Choumara

· 1 four de 350 rations, 1 four de 36 rations et 1 four modèle portatif Lespinasse de 180 rations installé à la mobilisation

· Pas de puits mais l’eau est récupérée dans une citerne de 350 m3

· 1 pont à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

Chauffage des locaux

Eclairage en 1914

· Aucune depuis le fort même.

· Avec le bureau central de la place à l’école de l’artillerie grâce à un appareil Morse et un microphone système Ader.

· 13 poêles de différents modèles

· Eclairage de l’intérieur du fort grâce à 18 chandeliers en cuivre, 27 chandeliers en fer blanc, 19 lampes de 10 lignes et 10 lampes portatives. Il n’y a pas d’éclairage pour les fossés.

Garnison normale prévue au fort en 1914

 

· Infanterie : 1 compagnie du 106Regiment d’infanterie Territorial de Bourgain

· Artillerie : 1/4 de la 27ème batterie du 11ème régiment d’artillerie à pied et 1/4 de la 16ème batterie du Groupe Territorial du 11ème Régiment d’artillerie à Pied

· Auxiliaires des places fortes : 150 hommes

· Génie : 1/2 section de la 1ère compagnie du 14ème Bataillon Territorial

· Télégraphie : 2 sapeurs télégraphistes

· COA : 5 hommes

· Service médicaux : 1 infirmier

Garnison normale pour le 3ème secteur en 1914 en dehors des fortifications

(Bastille - Quichat - Neyron - Saint-Eynard et Bourcet)

 

· Infanterie : 5 compagnie 1/2 du 105ème Régiment d’infanterie en réserve de secteur.

· Artillerie : Aucun

· Auxiliaires des places fortes : Aucun

· Génie : Aucun

· Télégraphie : 8 sapeurs télégraphistes au centre du secteur

· COA : 9 hommes au centre du secteur

· Service médicaux : Aucun