Le fort de Rupt est un fort à massif central à batterie basse situé à 350 mètres de la rive gauche de la Moselle au dessus du Village de Rupt sur Moselle. Il est construit à une altitude de 775 mètres d’où il domine le Col des Fourches, la vallée de la Moselle jusqu’a Remiremont, mais aussi deux petits chemins en rive droite dans la vallée de la Moselotte. Son rôle est d’interdire à l’ennemi l’usage des chemins qui franchissent les crêtes des monts Faucilles assurant la jonction entre les vallées de la Moselle et de la Saône. Son armement est renforcé par deux batteries d’artillerie annexes qui sont installées aux abords du fort. Elles sont appelées batterie Nord et batterie Est. La batterie Est surveille la Route de Ferdrupt, le village de Rupt et les pentes Est aux abords du fort tandis que la batterie Nord contrôle le pont de Maxonchamp et les pentes nord aux abords du fort.

A quelques kilomètres de l’ouvrage, en redescendant sur Remiremont, on construit une batterie d’artillerie en terre, appelée batterie de la Beuille qui assure la défense d’un angle mort entre le fort du Parmont et celui de Rupt.

La chambre de retrait du pont roulant ayant conservé sa citerne métallique

Collection VAUBOURG Cédric

Pendant la seconde guerre mondiale, ferronneries et grilles défensives seront ferraillées par l’occupant sous l’organisation Todt. Puis le fort sera occupé par l’armée jusque dans les année 60 avant d’être abandonné et fermé

Aujourd’hui, il est toujours terrain militaire, son accès est interdit.

L’armement du fort et des batteries d’artillerie annexes

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

6 canons de 155 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

5 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce.

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches/section.

2 sections de 2 mitrailleuses sur trépieds modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches/section.

 

Cuirassements et casemates

Aucune

 

Défense des fossés

2 caponnières doubles armées chacune de 2 canons révolver approvisionnés à 1500 coups/pièce

et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

 

Batteries annexes

Batterie Est

5 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

Batterie Nord

2 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

 

Rechanges

1 affût SP

1 plateforme à pivot démontable modèle 1883

1 plate forme modèle 1840

 

Total 42 pièces d’artillerie hors rechanges

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batterie de la Beuille armée avec des pièces de campagne à la mobilisation

 

Ouvrages d’infanterie

1 poste d’escouade au bois de la Comte ayant une capacité de 15 à 18 hommes

1 baraquement appelé baraquement des Fourches

d’une capacité d’une 1/2 section d’infanterie

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Projet de modernisation

· Pas de projet de modernisation

 

Modernisations

 

· 1889- 1891 Construction d’un magasin sous roc d’une capacité de 30 tonnes de poudre noire, il est creusé à une profondeur de 10 mètres et est relié au fort par deux monte charges

· 1890 - 1893 Construction d’une entrée de guerre et d’une galerie reliant le magasin sous roc à l’entrée de guerre

· 1890 -1910 Installation d’une voie de 50 dans la rue des remparts équipée de 6 plaques tournantes et de 13 lorrys pour le transport des munitions vers les pièces d’artillerie

· 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières sur le mur de contre-escarpe.

· 1908 Amélioration de la télégraphie.

 

Armement du fort et des batteries d’artillerie annexes et cuirassements installés entre 1877 et 1913

En 1914, le fort de Rupt n’a pas été renforcé car on juge difficile à une armée ennemie d’amener des grosses pièces d’artillerie dans ce secteur. Il fait parti des ouvrages de deuxième catégorie appartenant à la 7ème région  qui doit soutenir les troupes de campagne. Il possède un magasin à munitions à l’épreuve mais aucun locaux résistants aux nouveaux obus pour abriter les soldats . Son armement est placé à l’air libre.

Equipement du fort et des batteries d’artillerie annexes en 1914

Un lavoir derrière les chambrées près de la citerne et de la boulangerie.

  Cliché VAUBOURG Cédric

La caponnière double du saillant 3. Cliché VAUBOURG Cédric

La rue des remparts près du monte-charges du magasin sous roc

Cliché VAUBOURG Cédric

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.

Le magasin sous roc du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Le monte-charges du magasin sous roc. Cliché VAUBOURG Cédric

Le corps de garde extérieur. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort depuis le corps de garde. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort .  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort depuis le fossé.  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée  du fort et le dessus du pont à effacement latéral. 

Cliché VAUBOURG Cédric

L’intérieur du corps de garde.  Cliché VAUBOURG Cédric

Le corps de garde à l’entrée du fort.  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. 

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont de l’entrée ayant été ferraillé. 

Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Vue sur le corps de garde depuis l’entrée. 

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont ayant été ferraillé.  Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde intérieur. 

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont à effacement latéral.  Cliché VAUBOURG Julie

Vestige de la porte blindée.

 Cliché VAUBOURG Julie

Le puits. 

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie principale derrière l’entrée.  Cliché VAUBOURG Julie

Le dessous du pont à effacement latéral. Cliché VAUBOURG Cédric

Une citerne métallique dans la chambre de retrait du pont roulant.

Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde intérieur. Cliché VAUBOURG Cédric

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Le fort de Rupt ou fort Caulaincourt

Dates de construction

Coût des travaux en 1882

 

Effectif 368 hommes en 1882

· 20 septembre 1874 – 31 octobre 1876

· 1 712 000 Fr or

 

· 12 officiers

· 20 sous-officiers

· 336 soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 60 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 4 chevaux

 

1877

1881

1884

1908

1913

Pièces de rempart

du fort

5 canons de 12

6 canons de 138

2 obusiers de 22

4  mortiers de 22

3 canons de 155 long

8 canons de 138

3 canons de 7

4 mortiers de 22

3 canons de 155 long

8 canons de 138

3 canons de 95

4 mortiers de 22

6 canons de 155 long

4 canons de 120 long

5 canons de 90

6 canons de 155 long

4 canons de 120 long

5 canons de 90

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

2 sections de 2 mitrailleuses sur trépieds modèle 1907

Cuirassements et casemates

 

Défense

des fossés

3 canons de 4

 4 canons à balles

4 canons de 7

4 canons à balles

4 canons révolver

4 canons de 12 culasse

Batteries annexes

6 canons de 7

3 canons de 12

9 canons de 7

9 canons de 95

Batterie Est

5 canons de 90

2 mortiers de 22

Batterie Nord

2 mortiers de 22

2 canons de 90

Nb de pièces

33

35

35

34

42

Armement du fort fin 1915

· L’ouvrage est désarmé, il ne possède plus de pièce de rempart

· 2 caponnières armées de 3 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions

Armement du fort fin 1917

· L’ouvrage est désarmé, il ne possède plus de pièce de rempart

· 2 caponnières armées de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 4 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer le canon revolver en cas de défaillance

· Quelques mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

 

 

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 17 officiers et 406 hommes au fort

· 4 hommes à la batterie Nord

· 12 hommes à la batterie Est

· 45 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 1 000 000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 four de 170 rations

· 1 four mobile de marque Lespinasse de 180 rations

· 1 puits d’un débit de 1 à 2 m3/jours alimentant une citerne de 160 et une source Rouby alimentant une citerne de 275 m3

· 1 pont roulant à effacement latéral

Communication liaison optique

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Avec le fort de Servance à 15 km depuis le poste optique grâce à un appareil à pétrole d’un calibre 24

· Avec les postes de couverture du Ballon-d’Alsace, du Drumont et du Grand-Ventron

· Avec le bureau central de Luxeuil, le bureau civil de Rupt et les forts du Parmont et de Châteaux Lambert.

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés.

Effectif de la garnison de guerre en 1914 du fort

 

· Infanterie : 1 compagnie du 172 ème  RI

· Artillerie : 1/2 compagnie du 3ème bataillon du 8ème régiment d’artillerie à pied

1/2 compagnie du 1er bataillon du groupe territorial du 8ème régiment à pied

· Génie : 1/2 section de la 6ème compagnie du 27 ème Bataillon du 11ème RT

· Détachements divers : 5 infirmiers, 7 hommes de COA, 4 télégraphistes, 8 forestiers de la 11ème section de forteresse.

Soit un effectif 11 officiers, 547 hommes, 4 chevaux et 2 mulets

Effectif à la première heure en 1914 du fort

 

· Infanterie : 1 compagnie du 172 ème  RI

· Artillerie : 2 auxiliaires d’artillerie

· Gardien de batterie : 1 homme

· Télégraphistes : 2 sapeurs

· COA : 1 boulanger de la 7ème section

· Train : 2 mulets