Le fort du Parmont est un fort à massif central à batterie basse qui se situe en rive gauche de la Moselle à 591 mètres d’altitude. Il est placé sur un piton rocheux qui domine la ville de Remiremont d’où il peut maitriser les débouchés de la vallée de la Moselotte, ainsi que les moyens de communication partant de Remiremont vers Epinal, Plombières, le Val d’Ajol, Xertigny et Bussang. Son armement est renforcé par une positon avancée extérieure au saillant 3 qui flanque les pentes aux abords du fort et par une batterie d’artillerie pour 4 pièces construite au sud du fort pour surveiller le Bois du Courey.

Photo allemande de la tourelle Mougin modèle 1876 en 1940.

Collection VAUBOURG Cédric

Pendant la première guerre mondiale, le fort est éloigné du front qui se situe sur les hauteurs vosgiennes du Linge et du Vieil-Armand, mais ces canons anti aériens tireront à plusieurs reprises sur des avions qui étaient venus bombarder la ville.

En juin 1940, il sera bombardé par l’ennemi avant d’être complètement ferraillé en 1943 sous l’organisation Todt, mais quelques témoignages parlent que la casemate Mougin aurait été ferraillée clandestinement dans les années 60.

Aujourd'hui, le fort est toujours terrain militaire, il est entretenu depuis 2005 par l’association CSFP qui le fait visiter.

Plus de renseignements pour les visites  http://www.le-fort-du-parmont.com

L’armement du fort et des batteries d’artillerie annexes

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

8 canons de 155 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

3 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

6 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches/section.

2 sections de 2 mitrailleuses sur trépied modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches/section.

 

Cuirassements et casemates

1 casemate Mougin en fer laminé contre le canon de campagne armée d’un canon de 120L sur un affût de casemate type I n°2 approvisionné à 700 coups.

 1 tourelle Mougin modèle 1876 armée

de 2 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

 

Défense des fossés

1 caponnière simple armée d’1 canon révolver approvisionné à 1500 coups

et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1500 coups/pièce

et 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce..

1 caponnière double d’infanterie défendue aux fusils

 

Batterie annexe

Non armée

Cette batterie est armée au besoin avec des canons de 90 sur affût SP

prélevées sur la gorge S-O de l’ouvrage

 

Position avancée extérieure au saillant 3

2 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

 

Rechanges

1 canon de 120L non modifié pour la casemate Mougin

1 canon de 155 long pour la tourelle Mougin

 

Total 34 pièces d’artillerie hors rechanges

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Aucun

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Projet de modernisation

· Pas de projet de modernisation

 

 

Modernisations

 

· 1877-1878 Installation d’une casemate Mougin en fer laminé n°3 pouvant la vallée de la Moselle de Eloyes à la vallée de la Moselotte près de St Amé

· 1880 Modification de l’obturateur de la casemate Mougin en fer laminé.

· 1879-1880  Installation  d’une tourelle Mougin modèle 1876 n° D sur le Mamelon du Haricot qui possède un angle de tir de 360°. Elle permet de défendre vers le Sud de l’ouvrage, qui n’était pas défendu auparavant (la tourelle effectuait ses tirs d’essai le 8 septembre 1880).

· 1883 Installation de communication acoustique dans la tourelle Mougin

· Mai 1884 Installation d’une machine à vapeur de 4 chevaux pour la rotation de la tourelle Mougin.

· Septembre 1884 Remise au service de l’artillerie de l’appareil de mise à feu de la tourelle Mougin.

· 1885 Réception de la machine à vapeur de la tourelle Mougin

· 1888-1889 Construction d’un magasin sous roc d’une capacité de 60 tonnes de poudre noire.

· 1895 Remise au service de l’artillerie du magasin sous-roc.

· 1897 Réparation de la chape d’étanchéité de la caponnière double.

· 1899 Amélioration du profil des parapets d’artillerie des plateformes de tir.

· 1901 Réorganisation des embrasures des caponnières.

· 1900-1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des caponnières sur le mur de contre-escarpe.

· 1903 Construction de baraquements extérieurs pour les officiers.

· 1890-1910 Installation d’une voie de 40 dans la rue des remparts équipée de 10 plaques tournantes et 4 lorrys pour le transport des munitions vers les pièces d’artillerie.

· 1909 Réorganisation de la télégraphie, de la chambre du Commandant du fort et des chambres d’officiers.

· 1910 Installation de trois projecteurs oxyacétyléniques pour l’éclairage des fossés.

· 1912-1913 Remplacement du canon de 138 de la casemates Mougin par un canon de 120 long.

· 1915 Installation de plusieurs emplacements de défense anti-aérienne à proximité du fort.

Armement du fort et des batteries d’artillerie annexe et cuirassements installés entre 1877 et 1913

En 1914, le fort du Parmont n’a pas été renforcé car on juge difficile à une armée ennemie d’amener des grosses pièces d’artillerie dans ce secteur. Il fait parti des ouvrages de deuxième catégorie appartenant à la 7ème région  qui doit soutenir les troupes de campagne. Il possède un magasin à munitions à l’épreuve mais aucun locaux résistants aux nouveaux obus pour abriter les soldats. Son armement est placé à l’air libre et sous tourelle et casemate d’artillerie cuirassé d’ancienne génération.

Equipement du fort et des batterie d’artillerie annexes en 1914

Reconstitution d’un appareil optique dans le poste optique.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’intérieur de la casemate Mougin en fer laminé en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Un passage couvert pour l’infanterie sur le mamelon du haricot.

Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’entrée du fort en 1940.

 Collection Lionel PRACHT

La tourelle Mougin avant la Grande guerre.

Collection Lionel PRACHT

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front.

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.

Les dessus des casernements du fort et le massif de la tourelle Mougin. 

Cliché  VAUBOURG Julie

Une galerie du magasin sous roc. Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’intérieur de la cour des casernements en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Une chambrée rééquipées de lits modèles 1876

Cliché VAUBOURG Cédric

Photos allemandes d’une chambrée remplie d’obus et la tourelle Mougin en 1940

Collection VAUBOURG Cédric

Un soldat dans la cour des casernements avant la Grande guerre.

Collection Lionel PRACHT

Le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

Vue sur l’entrée

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fossé de gorge et la caponnière de gorge.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric

Le fossé de gorge et l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fossé de gorge du fort non défendu. Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

L’entrée du magasin sous roc

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée et son pont à effacement latéral.

Cliché VAUBOURG Julie

La cour du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Détail du mécanisme du pont à effacement latéral

Cliché VAUBOURG Julie

L’emplacement d’une pompe dans le corps de garde.

Cliché VAUBOURG Cédric

La porte blindée.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie principale. Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde avec son lavoir. Cliché VAUBOURG Cédric

La citerne du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont à effacement latéral. Cliché VAUBOURG Cédric

Le mécanisme du pont à effacement latéral.

Cliché VAUBOURG Cédric

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Les casernements. Cliché VAUBOURG Cédric

Carte postale d’avant la grande guerre de la vue sur le fort du Parmont

Collection Lionel PRACHT et VAUBOURG Cédric

Photos de soldats allemands sur la tourelle Mougin en 1940.

Collection VAUBOURG Cédric

Le fort du Parmont ou fort de la Tour d’Auvergne ou fort de Remiremont

La rue des remparts près des latrines.

Cliché VAUBOURG Julie

Dates de construction

Coût des travaux en 1882

 

Effectif 368 hommes en 1882

· 20 septembre 1874 – 31 octobre 1876

· 1 805 000 Frs

 

· 16 officiers

· 20 sous-officiers

· 332 soldats

· 1 infirmerie pour 60 malades

· 1 écurie pour 4 chevaux

 

1877

1879

1881

1908

1913

Pièces de rempart

du fort

1 canon de 5

1 canon de 12

8 canons de 138

3 canons de 7

2 obusiers de 22

4  canons de 4 de campagne

2  mortiers de 22

5 canons de 120 long

5 canons de 138

9 canons de 7

2 mortiers de 22

3 canons de 155 long

8 canons de 138

6 canons de 7

2 mortiers de 22

8 canons de 155 long

3 canons de 120 long

6 canons de 90

2 mortiers de 22

8 canons de 155 long

3 canons de 120 long

6 canons de 90

2 mortiers de 22

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

2 sections de 2 mitrailleuses sur trépieds modèle 1907

Cuirassements et casemates

1 casemate Mougin en fer laminé contre le canon de campagne armée d’un canon de 138 sur un affût de casemate type I n°2

 

1 casemate Mougin en fer laminé contre le canon de campagne armée d’un canon de 138 sur un affût de casemate type I n°2

1 tourelle Mougin modèle 1876 

1 casemate Mougin en fer laminé contre le canon de campagne armée d’un canons de 120 long

sur un affût de casemate type I n°2

1 tourelle Mougin   

Défense

des fossés

3 canons de 4

 3 canons à balles

3 canons de 7

 3 canons à balles

3 canons révolver

3 canons de 12 culasse

Batterie annexe

Non armée

Cette batterie est armée au besoin avec des pièces de rempart prélevées sur la gorge S-O

comme des canons de 7 puis des canons de 90 après 1900

Position avancée extérieure au saillant 3

2 mortiers lisses de 22

Nb de pièces

30

30

30

30

34

Effectif  maximum en 1916

· 224 soldats

· 6 sous officiers

· 2 officiers

Armement du fort fin 1915

· 1 casemate Mougin de 138 armée d’1 canon de 120

· 1 tourelle Mougin armée

· 3 canons de 95 sur des stations anti aéronefs à  l’extérieur de l’ouvrage

· 2 caponnières armées de 3 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions

Armement du fort fin 1917

· 1 casemate Mougin de 138 armée d’1 canon de 120

· 1 tourelle Mougin armée

· 3 canons de 95 sur des stations anti aéronefs à l’extérieur de l’ouvrage

· 2 caponnières armées de 3 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 6 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement

· Quelques mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité des magasins à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· Aucun

· 17 officiers et 406 hommes

· 45 et 28 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 250 000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 four de 190 rations + 1 de 50 rations

· 1 four mobile de marque Lespinasse de 180 rations

· 1 puits de 1 à 4 m³ en 24 heures alimentant une citerne de 190m³

· 1 pont roulant à effacement latéral

Communication liaison optique

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Le poste du Bois Jean Clément de la place d’Epinal à 19,5 km grâce à un appareil à pétrole d’un calibre 24 depuis le poste optique et avec le point du haut du roc à 3 km de Saulxures-sur-Moselotte grâce à un appareil à pétrole d’un calibre inconnu.

· avec le bureau civil de Remiremont, le fort d’Arches et le fort de Rupt.

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés.

Effectif de la garnison de guerre en 1914 du fort

 

· Infanterie : 1 compagnie du 172 ème  RI

· Artillerie : 1/2 compagnie du 3ème bataillon du 8ème régiment d’artillerie à pied

· Génie : 1/2 section de la 6ème compagnie du 27 ème Bataillon du 11ème RT

· Détachements divers : 5 infirmiers, 7 hommes de COA, 4 télégraphistes, 3 forestiers de la 11ème section de forteresse.

Soit un effectif de 13 officiers, 542 hommes et 6 chevaux

Effectif à la première heure en 1914 du fort

 

· Infanterie : 1 compagnie du 172 ème  RI

· Artillerie : 2 auxiliaires d’artillerie

· Gardien de batterie : 1 homme

· Télégraphistes : 2 sapeurs

· COA : 1 boulanger de la 7ème section