Pendant l’entre deux guerre, le fort sert de dépôt d’essence et d’huile, il sera incendié par l’armée française avant d’être abandonné en juin 1940.

Aujourd’hui, le fort est un petit ouvrage très intéressant qui est géré par une association ayant fait d’importants travaux. Plus de renseignements pour les visites du fort de Jouy-sous-les-Cotes .

Le fort de Jouy-sous-les-Côtes est le premier ouvrage en partant de la place forte de Toul qui est construit au dessus du village du même nom à 350 mètres d’altitude. Il est considéré comme une batterie annexe du fort de Gironville et fait parti des derniers forts construits sur le rideau des hauts de Meuse avec celui des Paroches. Sa mission est d’étendre l’action du fort de Gironville vers le sud en surveillant particulièrement le défilé de Corniéville, que l’ennemi pourrait forcer pour gagner la voie ferrée qui mène à Paris et Strasbourg. La protection du fort est renforcée des assauts de l’infanterie par un ouvrage d’infanterie placé au dessus du saillant 3.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièces.

4 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièces.

 

Cuirassements et casemates

 

Aucun

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et

de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

2 caponnières simples des saillants 1 et 2 armées chacune d'1 canon révolver 

approvisionné à 1800 coups .

1 caponnière simple du saillant 5 armée d'1 canon révolver  approvisionné à 1800 coups et

d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

 

 

 

Total 36 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

Aucune

Ouvrages d’infanterie

Aucun

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Projet de construction de 1895

· Construction d’un casernement bétonné et d’une entrée de guerre. Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des quatre caponnières. Coût des travaux du projet 139 000 Fr or.

 

 

Modernisations

 

· 1890 Construction d’un magasin sous roc creusé dans la contre escarpe du fossé de tête du fort à une profondeur de 10 mètres

· 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des quatre caponnières sur le mur de contre-escarpe.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1884 et 1913

En 1914, le fort de Jouy-sous-les-Côtes est un ouvrage de la 6ème région, peu modernisé qui possède un magasin sous roc à l’épreuve. Cet ouvrage est classé en deuxième catégorie pour soutenir les troupes de campagne et son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Août-septembre 1914, le front est à plusieurs kilomètres du fort, mais il n’est pas à porté de tir de ses pièces d’artillerie.

· Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.

· En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

· Mars 1916-1918, les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes en sacs de terre et en rondins, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 628 mètres sera creusé. Le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes.

La caponnière double. Cliché VAUBOURG Cédric

Détail du corps de garde extérieur. Cliché VAUBOURG Julie

La cour du fort près des ateliers de chargement.

Cliché VAUBOURG Julie

La cour du fort près des ateliers de chargement. Cliché VAUBOURG Julie

Le fort de Jouy-sous-les-Côtes ou fort Raoult

L’extérieur de la caponnière simple du saillant 1

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pont d’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée depuis le corps de garde.

Cliché VAUBOURG Julie

Le petit corps de garde extérieur.

Cliché VAUBOURG Julie

Le chemin pavé qui mène au fort. Cliché VAUBOURG Julie

Détail du cartouche au dessus de l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

La marque du constructeur du pont d’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Détail de la porte blindée derrière le pont. Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

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Détail de la porte blindée de l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de la caponnière du saillant 1. Cliché VAUBOURG Cédric

La caponnière du saillant 1. Cliché VAUBOURG Cédric

Une passerelle qui remonte pour interdire l’accès à la poterne.

Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de la passerelle de la poterne.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Le mécanisme du pont de la poterne.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Le petit casernement derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric

 

1884

1890

1905

1907

1908

Pièces de rempart

du fort

4 canons de 120 long

3 canons de 95

2 mortiers de 22

5 canons de 120 long

4 canons de 95

2  mortiers de 22

4 canons de 120 long

3 canons de 90

2 canons de 120 long

4 canons de 90

Cuirassements

et casemates

 

Défense des fossés

5 canons révolver

3 canons de 12 culasse

4 canons révolver

4 canons de 12 culasse

5 canons révolver

3 canons de 12 culasse 

Nb de pièces

17

19

15

15

14

Dates de construction

 

Effectif

· 1883 - 1885

 

· 6 officiers

· 19 sous-officiers

· 263 soldats

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de rempart

· 4 caponnières armées de 5 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions.

Armement du fort fin 1917

· Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 4 caponnières armées de 5 canons révolver et 3 canons de 12 culasse avec leurs munitions

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure renforcé par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905

 

· Infanterie : 1 officier et 63 hommes du 166ème RI

· Artillerie : 1 officier et 65 hommes du 5ème régiment d’artillerie à pied

· Divers et Génie : 3 hommes de COA de la 6ème section territoriale, 2 télégraphistes, 3 forestiers et 1 infirmier

Soit un effectif de 2 officiers et 137 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· Aucun

· 280 places couchées

· 31,35 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 1 magasin aux cartouches d’une capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 four de 150 rations chacun

· 1 citerne en béton

· 1 pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec le fort de Gironville grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 ou une boîte de forteresse

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés