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Le fort de Liouville est construit en rive droite de la Meuse à 380 mètres d’altitude au dessus du village du même nom. Sa mission est de surveiller la plaine de la Woëvre et les vallées de Marbotte et de Boncourt qui sont deux importants passages pour franchir les hauts de Meuse, lui permettant de contrôler les voies de communication menant à St Mihiel et les intervalles entre les forts du Camp des Romains et de Gironville.

Son armement est renforcé par plusieurs batteries d’artillerie annexes et par la batterie de Saint Agnant.

Le fort de Liouville est le seul fort des hauts de Meuse a avoir été renforcé et à recevoir des cuirassements mais le manque de crédit et de temps ne permettront pas la construction d’un casernement bétonné.

1908

Zone de Texte: Pièces de rempart
du fort et des 3 batteries annexe
Zone de Texte: Cuirassements et casemates
Zone de Texte: Flanquement des fossés

1878

1884

Zone de Texte: 42
Zone de Texte: 48

Projets de modernisation

Modernisations

Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1914

Zone de Texte: Nb de pièces
Zone de Texte: 35

1913 - 1914

Zone de Texte: 44

1905

Zone de Texte: 38

1907

Zone de Texte: 39

· 1 juin 1876 - Septembre 1880

· 2 108 000 Fr or

 

· 19 officiers, 36 sous-officiers et 664 soldats

· 1 infirmerie pour 40 malades

 

· 143 tonnes de poudre noire

· 985 000 cartouches

· 1 four de 280 rations et 1 four de 120 rations

· 1 puits sans eau d’une profondeur de 65m. Il était prévu d’être creusé à une profondeur de 115m. 1 citerne de 412 m3 recevant les eaux des chapes, 1 citerne de 365m3 alimentée par une source Rouby placée au sommet de la colline et une citerne près du baraquement des officiers d’une contenance de 17 m3

· 1 pont roulant à effacement latéral

· Aves les forts du Camp des Romains, de Gironville et du Saint Michel à Toul

· Avec le bureau civil de Commercy et la batterie de Saint-Agnant

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés

Dates de construction

Coût des travaux en 1882

 

Effectif 719 hommes en 1882

 

 

Capacité des deux magasins à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

Boulangerie

Puits et citernes

 

 

 

Pont de l’entrée principale

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

Eclairage en 1914

· 1881 - Installation d’une tourelle Mougin

· 1895 Construction d’un casernement bétonné, d’une entrée  de guerre, de deux galeries qui relient les magasins sous roc au fort. Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des 2 caponnières. Coût des travaux du projet 300 000 Fr or

· 1907 - 1909 Construction de 2 casemates en béton armé pour 4 canons de 120 long du même type qu’à la batterie de Vulmix

· 1890 Construction de deux magasins sous roc d’une capacité de 42,9 tonnes de poudre noire chacun. Ils sont creusés dans la contre-escarpe du fossé du fort à une profondeur de 10 mètres

· 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des 3 caponnières puis des coffres de contre-escarpe.

· 1907 - 1909 Remplacement des deux caponnières par deux coffres de contre-escarpe, installation de trois observatoires cuirassés et construction d’une entrée de guerre

· 1907 - 1909 Renforcement du poste optique.

· 1907 - 1908 Installation d’une tourelle de 75 qui sera prête à tirer le 18 septembre 1908

· 1908- 1909 Installation d’une tourelle de mitrailleuses qui sera prête à tirer le 31 octobre 1909

· 1910 - 1911 Renforcement de la tourelle Mougin

1895

Zone de Texte: 37
Rectangle à coins arrondis: Le fort de Liouville ou fort Stengel

Pendant la seconde guerre mondiale, le fort sera en partie ferraillé. Aujourd’hui, il est entretenu par une association qui le fait visiter à la belle saison. Plus de renseignement sur les visites du Fort de Liouville .

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· En septembre 1914, le fort et la batterie de Saint-Agnant sont sous les ordres du chef de bataillon Lauguery qui possède une garnison de 703 hommes composée de la 14ème compagnie du 166 RI et de la 6eme batterie territoriale du 5ème Régiment d’artillerie à pieds. Mais à partir du 20 septembre 1914, les allemands cherchent à percer le rideau défensif des hauts de Meuse pour encercler et faire tomber la place de Verdun afin de faciliter le ravitaillement du front de la Champagne.

· Le 22 septembre 1914, le fort ouvre le feu avec ses deux tourelles et avec ses pièces de 120 sur des troupes allemandes dans le secteur de Varnéville.

· Le 23 septembre 1914, il tire dès le début de la matinée avec son artillerie sur des troupes ennemies dans le secteur de Varnéville, et sur les bois Géréchamp et de Haute Charrière.  Il est bombardé peu de temps après, dès 8 heures du matin, mais à 9h30, un obus de rupture vient toucher la tourelle Mougin entre la coupole et l’avant cuirasse. Le jet de flammes de l’obus enflamme une gargousse que tenait le pourvoyeur d’une pièce et quelques gargousses déposées dans la gaine de circulation. 12 canonniers sont plus ou moins gravement blessés et la tourelle est bloquée pendant plusieurs heures.  Peu de temps avant midi, la batterie n°8 du fort est touchée au niveau du terre plein par un obus de gros calibre tuant 1 brigadier et deux canonniers et blessant 3 hommes. Pendant le restant de la journée, le fort est très bombardé, la batterie de Saint Agnant est évacuée, mais des périodes d’accalmies permettent de faire quelques réparation à la tourelle.

· Le 24 septembre 1914, le fort de Liouville ouvre le feu avec son artillerie sur les mêmes positions de la veille, il demande l’appui du fort de Gironville pour tirer sur une batterie ennemie qui le bombarde. A 10h20, un obus de gros calibre fissure le mur de la chambre du treuil de la tourelle Mougin. Peu de temps après, un obus vient percé la casemate où se trouve le poste de commandement de l'artillerie. Pendant ces deux jours, le fort reçoit un obus toute les demi-heures.

· Le 25 septembre 1914, nouvelle journée de combats et de bombardement pour le fort, la tourelle Mougin est bloquée à 13h par des morceaux de béton et celle de 75 est touchée par un obus de gros calibre en position éclipse qui la met en batterie. Elle est bloquée dans cette position car les verrous de batterie sont démontés. Un des servants qui était à la manivelle au moment du choc est gravement blessé. La tourelle ne pouvant plus rentrer, elle ouvrira le feu pendant les accalmies. A 15h15, un coup d’embrassure frappe le canon de droite de la tourelle Mougin, brise la volée et produit un retour de flamme dans la chambre de tir.  Elle ouvrira a nouveau le feu peu de temps après avec une seule pièce avant d’être touchée à nouveau par un obus de rupture qui bloque la rotation à 16 h 45. Les munitions de la tourelle Mougin sont descendues dans le magasin sous roc sud car le magasin de cette dernière est fortement lézardé par le bombardement. Les débris qui bloquaient la tourelle sont retirés.

· Le 26 septembre 1914, une des culasse de la tourelle de 75 n’est plus utilisable, l’abri stockant le matériel de rechange de la tourelle Mougin est détruit et la calotte de cette dernière est fendue par un obus de rupture.

· Le 27 septembre 1914, la tourelle Mougin à de gros problèmes mécanique, mais elle ne peut pas être réparée par manque de pièce de rechange. La tourelle de 75  a de grosses difficultés pour tirer car sa collerette de béton est soulevée. Dans la soirée, un obus de gros calibre vient effondrer l’accès à la tourelle de 75 tuant 3 des canonniers sous le coup.

· Le 28 septembre 1914, les tourelles ouvrent le feu dans des conditions difficiles, mais le bombardement cesse dans la soirée permettant une visite des dégâts de la tourelle de 75.

· Le 29 septembre 1914, le fort reçoit un télégramme du Gouverneur de Verdun qui demande de placer l’excédant de l’effectif dans des abris de fortune à l’extérieur de l’ouvrage. Un obus de 305 vient toucher la tourelle de 75 défonçant le guidage bloquant définitivement le cuirassement. Un des canonniers est tué sur le coup.

· Le 30 septembre 1914, sous les bombardements, le fort est évacué par mettre la garnison à l’abri .

· Après cette date, le fort continue à être bombardé, un obus de 305 vient percer le 2 octobre 1914 la tourelle de Mougin au niveau de l’avant cuirasse. L’obus rentre dans la tourelle est vient exploser sous le plancher ce qui projette une partie du cuirassement à l’extérieur de la tourelle et la rend inutilisable.

· Le bombardement durera jusqu’au 16 octobre 1914. Malgré la puissance de feu de l’ennemi et les importants dégâts, cet ouvrage a permit de bloquer la progression allemande dans ce secteur. Le fort resta faiblement occupé, servant de poste d'observation du secteur.

· Mars 1916 - 1918, la tourelle Mougin est transformée en observatoire bétonné tandis que celle de 75 est réparée. La tourelle de mitrailleuses est démontée pour être réinstallée à la citadelle de Verdun. Les issues du fort se voient équipées de chicanes en sacs de terre et en rondins, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1451 mètres est creusé sous l’ouvrage, il est électrifié pour l’éclairage grâce à des groupes électrogènes. 

· En septembre 1918, le fort ouvrira à nouveau le feu avec sa tourelle de 75 lors de l’offensive Franco-américaine sur le Saillant de Saint Mihiel.

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de rempart, il reste peut être les pièces de flanquement dans les fossés.

· La tourelle Mougin et la tourelle de 75 sont inutilisables.

· 1 tourelle de mitrailleuses en bon état certainement armée

Armement du fort fin 1917

· Le fort est armé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· La tourelle de 75 est réparée et réarmée en munitions.

· La tourelle Mougin est inutilisable car elle a été aménagée en observatoire bétonné.

· 1 tourelle de mitrailleuses démontée