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La tourelle Mougin du fort de Domont. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale du fort de Domont. Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement du fort de Cormeilles. Cliché VAUBOURG Cédric

La tourelle Mougin du fort de Stains. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort de Villeneuves Saint Georges. Cliché VAUBOURG Cédric

Le four a pain du fort de Sucy en Brie. Cliché VAUBOURG Cédric

La place forte ou le camp retranché de Paris

En 1670, Louis XIV fait démolir les enceintes de Charles V et de Louis XIII. Paris devient une ville ouverte sans fortifications et va le rester pendant près de deux siècles. Les différentes occupations étrangères de 1814 et 1815, suite au règne de Napoléon 1er, et les futures préoccupations d’une nouvelle coalition contre la France conduiront à construire de nouvelles fortifications dès 1840 pour protéger la capitale.

À cette période, une enceinte continue de 34 km de long est édifiée autour du noyau central, c’est-à-dire la partie de Paris qui renferme les palais, les monuments, toutes les richesses artistiques et les principales ressources de la place. L’enceinte a été édifiée sous Thiers en 1841, pour mettre Paris à l’abri des attaques de vives forces ou par surprise. C’est une enceinte de sureté.

Dans les mêmes temps, de 1840 à 1845, 16 forts détachés seront construits à une distance de 1,5 à 5 km de l’enceinte. Ils forment la première ceinture, jalonnée par les fortifications du Mont-Valérien, de la Briche, de la Double Couronne, de l’Est,  d’Aubervilliers, de Romainville, de Noisy, de Rosny, de Nogent, de la Faisanderie, de Gravelle, de Charenton, d’Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Vanves et d’Issy.  Ces forts contrôlent les principales voies de communication proches des entrées de Paris.

Mais la guerre de 1870 montrera les limites de la défense du camp retranché, suite à l’apparition de l’artillerie rayée où les Prussiens réussiront à bombarder la ville lors du siège de la place, malgré la protection des forts.

À la fin de cette guerre, la France sort affaiblie et isolée sur la scène Européenne. Elle doit protéger ses frontières pour éviter toutes attaques surprises. Cette mission est confiée au Général Séré de Rivières qui fera approuver son programme de réorganisation de la défense des frontières le 27 mars 1874.

Paris doit à nouveau être protégée, car même éloignée de la frontière, la capitale est l’un des principaux objectifs de nos adversaires avec la destruction de nos forces de campagne. En effet, la capitale française est un lieu stratégique par son importance politique, par ses richesses et par ses ressources. De plus, la ville est placée sur un point de convergence important des principaux moyens de communication entre le nord et le sud de la France. La chute de Paris aurait de lourdes conséquences morales pour le pays.

La capitale se voit protégée par de nouveaux ouvrages formant la deuxième ceinture dont les plus importants sont les forts de Cormeilles, Montlignon, Domont, Montmorency, Écouen, Stains, Vaujours, Chelles, Villers, Champigny, Sucy, Villeneuve Saint Georges, la redoute des Hautes Bruyères, les forts de Châtillon, Palaiseau, Villeras, Buc, Saint-Cyr et les ouvrages de la forêt de Marly. En tout 18 forts, 5 redoutes et 34 batteries seront construits à une moyenne de 12 km de Paris entre 1874 et 1885. Ces fortifications contrôlent les principales voies d’invasion, elles doivent aussi abriter la capitale des bombardements et obliger l’ennemi à mobiliser d’importants moyens d’attaque en faisant de longs détours pour faire le siège de la place. Ce dispositif va évoluer pendant près de 40 ans pour s’adapter le plus possible aux nouveaux moyens d’invasion.

Après la crise de l’obus torpille de 1886 et l’arrivée de nouvelles pièces d’artillerie étrangères pouvant tirer jusqu’à 13,5 km, une dernière ligne de défense est mise en place pour compléter la défense du camp retranché. Elle se compose d’une multitude de batteries d’artillerie et d’abris qui doivent être aménagés à la mobilisation. Sur une partie du périmètre, cette ligne est renforcée par les forts de la deuxième ceinture dont la distance du noyau central est suffisante pour le mettre à l’abri du bombardement des pièces nouvelles. Il était projeté depuis 1902 et 1911, que la grande majorité de ces fortifications soient en partie renforcées et équipées de tourelles cuirassées de nouvelle génération, pour s’adapter à l’évolution de l’artillerie. De plus, de nouveaux forts entièrement bétonnés étaient aussi prévus afin de compléter la défense des intervalles de cette ligne.

En 1914, à la veille de la Grande Guerre, Paris forme un vaste camp retranché dont le périmètre ne mesure pas moins de 160 km. Les différents ouvrages fortifiés sont classés en 5 grands groupes appelés régions fortifiés ou places fortes internes (Places de Saint Denis, de Vincennes, de  Maisons-Alfort, de Montrouge et de Versailles). Chacun de ces groupes doit assurer la défense d’un secteur de la place.

Les travaux de renforcement des ouvrages n’ont pas été commencés et aucun des nouveaux forts projetés ne sera construit par manque de temps et de crédit. Ce qui n’empêchera pas la mise en défense du camp retranché où les différents travaux s’étaleront jusqu’au déclassement des places fortes en août 1915. La place de Paris sera ensuite en grande partie désarmée, elle servira pendant tout le conflit comme base arrière pour approvisionner le front.

Après la guerre, l’enceinte devenue inutile sera déclassée en 1919, comme certains ouvrages. Les autres seront utilisés par l’armée comme casernement et comme station contre-aéronef jusqu’à la fin du Second Conflit Mondial.

En 1944, une grande majorité des fortifications de la deuxième ceinture seront endommagées, lors du départ des Allemands qui feront exploser certaines parties des forts comme les casernements.

Après la seconde guerre, certains ouvrages resteront militaires, d'autres seront déclassés pour être confiés à différentes administrations ou organismes.

Aujourd’hui, la grande majorité des forts de la deuxième ceinture existe toujours. Ils sont gérés par différentes administrations, organismes ou associations. Les ouvrages les plus petits ont parfois disparu pour laisser place à des habitations. À ce jour, seuls les forts de Cormeilles et de Sucy sont fréquemment ouverts au public. D’autres ouvrages de la place sont parfois ouverts par leur propriétaire lors des Journées Européennes du Patrimoine.

Le fort de Cormeilles

La batterie des Cotillons

La redoute de Franconville

Le fort de Montlignon

Le fort de Domont

La batterie de Blémur

Le fort de Montmorency

La redoute de la Butte Pinçon

Le fort d'Ecouen

La batterie des Sablons

La batterie du Moulin

Le fort de Stains

La batterie de Livry

Le fort de Vaujours

La batteries de Vaujours

Le fort de Chelles

La batterie de Noisy le Grand

Le fort de Villiers

Le fort de Champigny

Le fort de Sucy

La batterie de Limeil

La redoute des Hautes Bruyères

Le fort et coupure de Chatillon

Le réduit de Verrières

La batterie de la Châtaigneraie

La batterie des Gâtines

La batterie de Bièvres

Le fort de Palaiseau

La batterie de la Pointe

La batterie de l'Yvette

Le fort de Villeras

Le fort du Haut Buc

La batterie des Bouviers

Le fort de Saint Cyr

Redoute de Bois-d'Arcy

La batterie du Rû-de-Gally

La batterie du Noisy le Roi

Le réduit du Trou d'Enfer

La batterie des Réservoirs

La batterie des Arches

La batterie de Marly

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