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Au début de la Première Guerre Mondiale, après la mise en défense du Camp Retranché, le fort sert de base arrière et de dépôt de munitions. Il est complètement désarmé de ses pièces de rempart à la fin de l’année 1915 pour renforcer la défense du front.

 

- Après la Grande Guerre, le fort est occupé par différentes troupes qui stationnent dans le secteur. Il est intégré en 1935, à la défense de Paris en recevant plusieurs emplacements contre aéronefs, pour canon de 105 anti-aérien aménagés sur des plateformes de tir.

 

- Lors de la Seconde Guerre Mondiale, le fort est occupé par les Allemands qui s’en servent comme dépôt de munitions. Vers le 24 août 1944, ils feront exploser volontairement les munitions se trouvant dans le casernement principal et dans deux traverses-abri avant d’être chassés par la 2ème Division Blindée du Général Leclerc.

 

- En 1946, Georges Bidault, président du gouvernement provisoire de la République, acquiert par décret les parcelles nécessaires à l’installation du Centre d’Essais des Moteurs et Hélices (CEMH) sur lesquelles se trouve le fort. Le CEMH changera d’appellation en 1959 pour devenir Centre d’essais des Propulseurs, puis en 2010, DGA Essais propulseurs

- Entre 1946 et 1953, les premiers bancs d’essais pour les moteurs d’aéronefs seront aménagés dans les fossés du fort, principalement dans celui de l’entrée jusqu’à celui de la caponnière double.

- À la fin des années 90, les bancs d’essais installés à l’intérieur du fort seront délaissés, car les infrastructures ne sont plus adaptées aux nouveaux matériels.

- Aujourd’hui, le fort reste la propriété du Ministère des Armées.  Il est situé sur un site militaire, occupé par la direction générale de l’armement (DGA Essais propulseurs). Certains bâtiments désaffectés sont occasionnellement mis à la disposition des forces spéciales, pour des activités de formation et d’entrainement. Le fort est parfois ouvert au public aux Journées du Patrimoine. Son accès est interdit.

 

Le fort de Villeras se situe au sud-ouest du camp retranché de Paris, à 158 mètres d’altitude, sur la commune de Saclay. Il est placé entre le fort du Haut-Buc distant de 4,8 km à l’ouest et celui de Palaiseau à 5,9 km au sud-est.

Sa mission est de contrôler le plateau de Saclay, l’ancienne route départementale N°3  menant de Versailles à Corbeil et les voies d'invasion du sud-ouest de Paris. Il doit aussi empêcher le contournement de la capitale et se soutenir mutuellement avec les fortifications voisines.

La construction de cette fortification à batterie haute est étudiée dès le mois d’août 1873. Les travaux commenceront en septembre 1874 et se termineront au cours de l’année 1880.

Le fort possède de grandes ressemblances architecturales avec son voisin celui du Haut-Buc.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

2 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

4 canons de 90 sur affût  de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Armement mobile

8 canons de 90 sur affût  de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.

 

Défense des fossés

3 caponnières simples armées chacune d’1 canon révolver approvisionné à 1800 coups

et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce

et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

 

Total 28 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batterie I armée de 4 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

Batterie II armée de 4 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

Batterie III armée de 4 canons de 120 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

Batterie IV armée de 4 canons de 120 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

Batterie B armée de 4 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

Batterie G armée de 4 canons de 155 long approvisionnés à 700 coups/pièce.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

 

 

 

Projets de modernisation

 

Projet de 1911,

· Renforcement du fort, pour l’adapter aux nouveaux obus en y installant un casernement bétonné de 230 places, deux coffres simples et un coffre double de contrescarpe. Construction de deux casemates de Bourges armées de pièces de 75 pour flanquer vers les forts de Palaiseau et du Haut Buc et réorganisation des plateformes de tir de tête pour recevoir 4 canons de 120 long.

 

Projet de 1911,

· Installation d’une tourelle de 75 R05, d’une tourelle de mitrailleuses GF4, de deux observatoires cuirassés et de deux guérites blindées. Construction d’un casernement bétonné de 200 places, d’un magasin à munitions bétonné et de galeries de communication pour relier les différentes parties bétonnées.

 

Modernisations

 

· 1905-1912 Suppression des casemates à tir direct et indirect qui seront aménagées en magasins à munitions. Réorganisation des plateformes de tir.

· Aucune autre modernisation majeure, le fort est resté dans sont état d’origine.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1883 et 1906

En 1914, le fort de Villeras est un ouvrage non modernisé de première catégorie sous la gestion du gouvernement militaire de Paris. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

La descente à la caponnière simple du saillant 3. © VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort de Villeras de nos jours.  Cliché VAUBOURG Julie

Une traverse abri du fort. © VAUBOURG Julie

Carte postale de l’entrée du fort de Villeras avant la Grande Guerre. © Lionel PRACHT

Le rez-de-chaussée d'une traverse abri à étage. © VAUBOURG Cédric

L’intérieur d’une traverse abri où se trouve un coffre aux armement.

© VAUBOURG Julie

Le vestibule du magasin à poudre du bâtiment D.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pavillon des officiers derrière l’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le pavillon des officiers derrière l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

Le pavillon des officiers derrière l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Le cartouche au dessus de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Le fort de Villeras

 

1883

1906

Pièces de rempart

du fort

7 canons de 155 long dont 1 de sûreté

7 canons de 120 long dont 2 de sûreté

15 canons de 138 dont 2 de sûreté

4 canons de 7

2 mortiers de 220

2 mortiers lisses de 32

2 mortiers lisses de 27

2 mortiers lisses de 22

2 canons de 155 long

4 canons de 90 sur affût  de campagne

 

Cuirassements

et casemates

 

Défense des fossés

2 canons à balles

3 canons révolver

5 obusiers de 16

5 canons de 12 culasse

5 canons révolver

Nb de pièces

51

16

Dates de construction

Coût des travaux en 1878

 

 

Effectif 773 hommes en 1885

· Septembre 1874 - 1880

· 2 992 994 Frs

 

· 21 officiers

· 752 sous-officiers et soldats

· 1 infirmerie pouvant recevoir 24 malades

· 1 écurie pouvant recevoir 21 chevaux

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Infanterie : 7 officiers, 275 soldats et 4 chevaux du 9ème Régiment territorial

· Artillerie : 2 officiers et 200 hommes auxiliaires de places fortes RAT (complément de batteries) 

                  4 officiers, 315 soldats et 2 chevaux du 8ème régiment d’artillerie à pied

                  1 officier et 1 homme de l’état major de l’artillerie

· Génie et services divers : 11 hommes territoriaux du 13ème Génie et 2 vétérinaires

Soit un effectif de 14 officiers et 804 hommes.

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité des deux magasin à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 773 places couchées

· 148 tonnes de poudre noire à la construction du fort (74T x 2 magasins)

· 1 000 000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 2 fours de 250 rations

· Plusieurs citernes d’une capacité de 480 m³ alimenté par une conduite d’eau venant de la Seine

· 1 pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec le fort du Haut-Buc, le fort de Palaiseau et un central télégraphique du noyau central de la place de Paris

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés.