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Après la Grande Guerre, le fort sera réutilisé par l’armée Française comme centre de détention pour les prisonniers de guerre Allemands.

 

En 1937-1938, des travaux de casernements seront réalisés en vue de l’installation d’une compagnie d’infanterie de forteresse.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands utiliseront les casernements du fort comme dépôt de munitions. À la libération d’Hirson, en septembre 1944, les Allemands feront exploser avant leur départ, les munitions entreposées, ce qui détruira complètement la totalité des casernements et rendra le fort inutilisable.

 

Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose du fort, qui devait être, juste avant la Grande Guerre, vraiment exceptionnel. Il avait de grandes ressemblances avec les gros forts d'arrêt du Nord-Est de la France avant leur modernisation (forts de Frouard, de Pont-Saint-Vincent ou de Manonviller). Il ne reste que quelques traverses-abri, de rares locaux (magasins à munitions) et l’entrée du fort. Une grande partie des fossés a été remblayé ou sert de décharge et les caponnières sont noyées.

Le fort est une propriété privée relativement dangereuse. Son accès est interdit.

Le fort d’Hirson est un fort d’arrêt à massif central qui se situe à 8,4 km de la frontière avec la Belgique entre le fort des Ayvelles et la place de Maubeuge. Il est construit à 200 mètres d’altitude, sur une petite colline, à l’Est de la commune d’Hirson, pour surveiller ou assurer la destruction de l’important nœud ferroviaire menant à Laon et Paris. Son coût de construction est l’un des plus élevés parmi les ouvrages construits par le Général Séré de Rivières, derrière la frontière avec la Belgique. Pourtant, ce fort perdra rapidement son importance stratégique, après 1899, suite à la crise de l’obus torpille et à la réorganisation de la frontière.

Son armement est renforcé par deux batteries d’artillerie annexes.

Photo allemande de l’entrée du fort pendant la Grande Guerre.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart du fort

Aucun

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle Mougin modèle 1876 désarmée

 

Défense des fossés

Aucune

 

 

Total 0 pièce d’artillerie

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Deux batteries d’artillerie annexes à hauts reliefs désarmées.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun.

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun.

 

Dépôts intermédiaires

Aucun.

 

Magasins de secteur

Aucun.

Projet de modernisation

 

· Aucun

 

 

 

Modernisations

 

· 1881-1882 Installation au sommet du casernement à étage d’une tourelle Mougin modèle 1876 n°B’.

· 1889 Mise en place de mesures pour prévoir la destruction du fort en faisant exploser le magasin à poudre Est afin d’empêcher l’ennemi de tirer parti facilement de l’ouvrage en cas de reddition.

· 1895 Installation d’un garde corps au dessus du casernement à étage afin de sécuriser les deux cours.

· Après 1903, le fort est désarmé de ces pièces d’artillerie, comme le reste des ouvrages des places de Laon et de La Fère.

· 1905 Approvisionnement en explosif et en munitions afin de prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage, pour empêcher l’ennemi, de tirer parti facilement de l’ouvrage en cas de reddition.

· 1907 Désarmement de la tourelle Mougin à la fin du mois de janvier.

· 1910 Une demande sans succès est réalisée par la chefferie de La Fère au ministère de la guerre pour réarmer la tourelle Mougin.

· 1912 Déclassement de l’ouvrage le 29 juillet et remise au service du Génie d’un grand nombre de locaux du service de l’Artillerie.

 

Armement du fort et cuirassements installés entre 1882 et 1913

À partir de 1900, le fort perd progressivement son armement et devient un ouvrage de 3ème catégorie, ce qui lui fait perdre son rôle de fort d’arrêt.

Il ne sera jamais projeté d’être renforcé pour des raisons économiques et politiques, car en 1874, la France est isolée sur la scène européenne, ce qui n’est plus le cas après 1894. Il fallait donc limiter les renforcements derrière la Belgique, pays neutre, aux fortifications de la  place de Maubeuge après 1900.

Equipement du fort avant d’être déclassé

Les Allemands devant la tourelle Mougin explosée au début de la Grande Guerre. Cette tourelle a certainement été explosée par les Français avant l'abandon du fort fin août 1914.

©Lionel PRACHT

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Dès le 14 août 1914, le fort reçoit une garnison composée des 9ème et 11ème compagnies du 23 RIT (Régiment d’Infanterie Territorial) afin de renforcer la position défensive établie autour de Vervins par le 4ème GRD (Groupe de Divisions de Réserve). Le fort est mis en état de défense et il reçoit un armement de 5 canons de 95 de campagne mle 1888 et 10 canons de 80 de campagne.

 

· Le 27 août 1914, le fort est abandonné sans avoir été attaqué, sous ordre du GQG (Grand Quartier Général) après la destruction volontaire par la garnison des munitions et explosifs présents. L’ouvrage est sacrifié afin de le rendre inutilisable, pour une éventuelle occupation par l’ennemi. Certaines parties, comme les façades des casernements, les locaux de l’Artillerie, du Génie, les traverses-abri, la tourelle Mougin sont endommagées à l’explosif.

 

· À partir de septembre 1914, le fort est occupé pendant tout le conflit par les Allemands qui font réparer certaines parties des casernements, pour l’aménager comme centre de détention pour les prisonniers de guerre et certains civils. La tourelle Mougin est entièrement démontée à cette période pour être ferraillée.

Le passage couvert près du magasin aux cartouches C. Cliché Lionel PRACHT

Le fort d’Hirson ou fort Dubois

L’entrée du fort.

Cliché Lionel PRACHT

La galerie de circulation des poudres.

Cliché Lionel PRACHT

La galerie de circulation des poudres près du magasin aux cartouches C.

Cliché  VAUBOURG Cédric

Les Allemands devant les écuries du fort pendant la Grande Guerre. Les façades ont été endommagées par les Français le 27 août 1914. © Lionel PRACHT

Carte postale de l’entrée du fort après la Grande Guerre vers 1920, où l’on voit des prisonniers de guerre allemands détenus à l’intérieur du fort. Des fenêtres ont d’ailleurs été réalisée de chaque côté de l’entrée, à la place des créneaux de fusillade pendant la Grande Guerre © Lionel PRACHT

Les traverses-abri et une plateforme pendant l’occupation du fort par les Allemands au début de la Grande Guerre. La première traverse a été volontairement endommagée par les Français.

© Lionel PRACHT

Les Allemands devant la tourelle Mougin explosée au début de la Grande Guerre. Cette tourelle a certainement été explosée par les Français avant l'abandon du fort fin août 1914. ©Lionel PRACHT

L’entrée du fort près du ravelin. Cliché Lionel PRACHT

L’entrée du fort près du ravelin. Cliché Lionel PRACHT

L’entrée du fort. Cliché Lionel PRACHT

Le corps de garde derrière l’entrée du fort. Cliché Lionel PRACHT

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale de l’entrée derrière le pont-levis. Cliché Lionel PRACHT

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Dates de construction

Coût des travaux en 1885

 

Effectif 1030 hommes

· 3 juin 1878 - 1881

· 2 604 521 Frs. Tourelle Mougin non comprise

 

·  30 officiers

· 40 sous-officiers

· 960 soldats

· 1 infirmerie pour 66 malades

· 1 écurie pour 12 chevaux

 

1882 à 1895

1907 à 1913

Pièces de rempart

du fort

Armement de sûreté

10 canons de 120L

Armement de défense en plus de l’armement de sûreté

2 canons de 155 L

4 canons de 155C

7 canons de 120L

3 canons de 7

Pas d’armement

Pièces de rempart

des deux batteries annexes

Armement de sûreté

Aucun

Armement de défense en plus de l’armement de sûreté

10 canons de 7

Pas d’armement

Cuirassements et casemates

1 tourelle Mougin armée de 2 canons de 155 L

1 tourelle Mougin désarmée

Flanquement des fossés

 

5 canons de 7

2 canons revolver de 40 mm

3 canons à balles

 

Pas d’armement

Nb de pièces

48 pièces d’artillerie dont 22 de sûreté

0

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité des magasins à poudre

 

Capacité des magasins sous-roc

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 1030 places couchées

· Magasin Est 70 tonnes de poudre noire.

· Magasin Ouest 84 tonnes de poudre noire.

· Aucun

· 1 050 000 cartouches en 1882

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

 

 

Pont de l’entrée principale

· 3 ou 4 cuisinières de marque François Vaillant

· 2 fours de 200 rations chacun

· 2 puits de 27,5 mètres de profondeur et d’un débit chacun de 24 m³ et 3 sources dans le fossé. Le fort ne possède pas de citerne car l’alimentation en eau est jugée suffisante à sa construction

· 1 pont à bascule en dessous

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Avec la place de Laon, le fort des Ayvelles par le biais du poste de Rocroi et le fort de Mayot.

· Avec des postes avancés et les places de Laon, La Fère et de Maubeuge.

· Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort.