· Accueil

· Le système Séré de Rivières

· Le général Séré de Rivières

· Les éléments des forts

· L’armement des forts

· Les forts de France

La place de Verdun

Les hauts de Meuse

La place forte de Toul

La trouée de Charmes

La place de Langres

La place d’Epinal

La Haute Moselle

La place de Belfort

La trouée de Belfort

La place de Besançon

La place de Dijon

La place de Pontarlier

Le rideau du Jura

La place d’Albertville

Le secteur de Chaumousey

La haute Maurienne

La place de Bourg-st-Maurice

La place de Lyon

La place de Grenoble

La place de Briançon

La place de Tournoux

La redoute Berwick

L’ensemble fortifié de Tournoux

Le fort Moyen

Le fort supérieur

La batterie XII

La batterie des Caurres

Le fortin de Serre de Laut

Le poste de Serre de Laut

La batterie du Vallon Claus

Le poste des Abrupts 2130

Le poste des Abrupts 2160

Le poste des Abrupts 2225

Le poste des Abrupts 2278

La redoute de Roche la Croix

La batterie supérieure de Roche la Croix

Le poste de la Duyère 2493

Le poste de la Duyère 2645

Le poste de la Duyère 2700

Le poste de la Duyère 2900

La batterie et le casernement défensif de Viraysse

La batterie de Mallemort

La batterie de Cuguret

Le poste A de Cuguret

Le poste B de Cuguret

Le poste C de Cuguret

Le Col de La Bonnette

Le casernement du Camp des Fourches

Le fortin de la Pelousette

L’ouvrage de Las Planas

L’ouvrage des Fourches

L’ouvrage de Restefond

L’avancée de Nice

La place de Nice

· L’armée française

· Les forts visitables

· Liens

· Contact

· Qui sommes nous ?

· Mises à jour

· Statistiques

· Bibliographie

· Attention

Le fort Moyen de Tournoux ou fort Grouchy

Le fort Moyen de Tournoux est l’ouvrage principal de l’ensemble fortifié qui loge en 1914 le gouverneur de la place. Il est bâti à 1515 mètres d’altitude entre la batterie 12 et le fort supérieur. Sa mission est de contrôler le passage dans la vallée de l’Ubaye et d’assurer le poste de commandement avec le fort supérieur aux différents ouvrages du secteur. Pour cela, il se compose de 2 casernements non protégés pour le temps de paix et de plusieurs casemates sous roc pour le temps de guerre. Il assure aussi la liaison avec la vallée via un téléphérique, avec la batterie XII grâce à une galerie souterraine et avec le fort supérieur via une rampe d’accès. Son armement est placé sur des nouvelles plates-formes de tir.


Agrandir le plan

L’armement du fort à la veille de la Grande Guerre

 

 

Pièces de rempart de l’ouvrage

4 canons de 95 sur affût de siège et place approvisionnés à 500 coups/pièce.

2 canons de 90 de campagne approvisionnés à 500 coups/pièce.

 

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

Pas de pièce de flanquement, il n’y a pas de fossés.

Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils

Total 6 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

 

Batteries d’artillerie

Aucune

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Projet de 1914, construction de trois baraquements pour 42 hommes

 

 

Modernisations

 

· Aménagement du poste de commandement électrique de la place.

· Amélioration des plates–formes de tir.

 

En 1914, Le fort Moyen de Tournoux est un ouvrage non modernisé considéré comme l’un des éléments du noyau central de la place. Il fait partie des fortifications de première catégorie de la 14 ème région militaire. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1890

Après l’armistice du 21 juin 1940, le fort est occupé par les Italiens puis les Allemands.

En août 1944, les résistants libèrent la vallée et l’ouvrage mais n’ayant pas reçu des renforts alliés, ils ne peuvent pas progresser. Les ouvrages de Roche-la-Croix et de Saint-Ours restent aux mains des Allemands qui verrouillent la frontière. L’hiver 1944-45, les Alliées occupent l’ensemble fortifié dans des conditions difficiles pour maintenir l’ennemi sur leurs positions.

Après les combats, un détachement de tirailleurs Algériens et Marocains occupera les lieux. Puis, le fort servira de dépôt de munitions jusqu’en 1987, date à laquelle il est vendu à la communauté de communes de la Condamine. Aujourd’hui, l’ouvrage n’est plus visitable, son accès est interdit et dangereux.

Vue sur le fort depuis le pont levis

Cliché VAUBOURG Julie

Carte postale du fort Moyen avant la Grande Guerre. ©Alain LOVINY

Détail du mécanisme du pont levis à l’entrée du fort

Cliché VAUBOURG Julie

Détail de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Détail du mécanisme du pont levis

Cliché VAUBOURG Julie

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Le devant des casernements. Cliché VAUBOURG Julie

La rampe d’accès au fort supérieur entre les deux casernements. Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric

Détail du mécanisme du téléphérique

Cliché VAUBOURG Julie

Un monte charge derrière l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur le téléphérique. Cliché VAUBOURG Julie

L’arrière de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Un des fours de la boulangerie

© VAUBOURG Julie

L’arrière du casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric

Vue sur le fort depuis le chemin d’accès. Cliché VAUBOURG Julie

Une guérite surveillant l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

L’arrière des chambrées. Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement de la troupe. Cliché VAUBOURG Julie

Dates de construction

 

Effectif prévu  en 1914

· 1847-1862

 

· 21 officiers

· 369 hommes dont 14 télégraphistes

Locaux à l’épreuve en 1914

 

Capacité du magasin à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· 1 infirmerie

· Matériel du génie et armes

· 13,326 tonnes de poudre noire dans le magasin mi- caverne en 1914

· 600 cartouches par pièce pour les canons de 95 et 90 en 1914

Boulangerie

 

Cuisine

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 2 fours permanents de 250 rations de pain/jour et 2 fours portatifs de 180 rations de pain/jour

· 1 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 citerne de 900 m³ alimentée manuellement par une source sur la route du Vallon Claus.

· 1 pont levis à la Derché

Télégraphie optique

Télégraphie électrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eclairage en 1914

· Pas de communication

· Le fort Supérieur et le fort inférieur assurent le central téléphonique et télégraphique de la place, en reliant presque tous les ouvrages de la place forte. Il permettait aussi de communiquer avec Mont-Dauphin, la place de Saint Vincent les forts, les ouvrages du Col de la Bonnette et de Restefond, les avant postes du Maurin et de Fouillouse, le Col de l’Arche et les communes de Jausier, de Barcelonnette et de Saint-Paul. Le central pouvait communiquer grâce à des transmetteurs Ader et des boites de forteresse.

 

· Le fort Moyen, le fort Supérieur et le tunnel de liaison avec la batterie des Caurres sont éclairés grâce à 158 lampes, chandeliers et lanternes à pétrole ou à bougie. Il n’y a pas d’éclairage pour les abords des ouvrages.

 

1881

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

2 canons de 12 de campagne

2 canons de 120L

4 canons de 95

2 canons de 80 de montagne

Cuirassements et casemates

 

Défense des fossés

Pas de pièce de flanquement, il n’y a pas de fossés.

Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils

Nb de pièces

4

4

8

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le secteur du fort Moyen en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Gouverneur : 1 officier, 2 hommes et 2 chevaux

· Automobilistes : 4 hommes et 2 chevaux

· Etat Major du Gouverneur : 2 officiers, 2 hommes et 4 chevaux

· Etat Major du Génie : 8 officiers, 5 hommes et 6 chevaux

· Direction des services de l’intendance : 5 officiers, 1 homme et 1 cheval

· Infanterie : 31 soldats du 111ème Régiment d’infanterie du 3ème Bataillon Territorial de Chasseurs à pied

· Artillerie : 3 officiers, 220 soldats et 1 cheval du 11ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 1 officier, 64 hommes, 6 chevaux et 1 voiture du 14ème bataillon 15ème compagnie,

· Auxiliaires et commis des services administratifs : 29 commis et ouvriers d’administration

· Télégraphie : 2 colombophiles et 1 officier, 13 hommes et 1 cheval pour le service de télégraphie

 

Soit un effectif de 21 officiers, 369 hommes, 21 chevaux et 1 voiture

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Août 1914, malgré les projets de modernisation, le casernement du fort supérieur n’aura pas le temps d’être amélioré à cause de la déclaration de guerre et du changement de camp de l’Italie qui s’alliera avec la Triple Entente en mai 1915.

· Fin 1915, désarmement progressif du fort suite au décret du 5 août pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions sur le front.

· En 1916, le fort supérieur est complètement désarmé.

· 1915 -1916, le fort est utilisé par les Serbes comme centre d’instruction au combat.

· 1916 -1917, le fort est utilisé comme prison pour les allemands.

1930-1939, pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage est maintenu en état pour héberger les troupes du secteur, le chauffage central sera installé et l’ouvrage sera électrifié

 

Armement du fort entre 1935 et 1940

 

Le fort est complètement désarmé