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Après l’armistice du 21 juin 1940, le fort est occupé par les Italiens puis les Allemands.

En août 1944, les résistants libèrent la vallée et l’ouvrage mais n’ayant pas reçu des renforts alliés, ils ne peuvent pas progresser, les ouvrages de Roche-la-Croix et de Saint-Ours restent aux mains des Allemands qui verrouillent la frontière. L’hiver 1944-45, les Alliées occupent l’ensemble fortifié dans des conditions difficiles pour maintenir l’ennemi sur leurs positions.

Après les combats, un détachement de tirailleurs Algériens et Marocains occupera les lieux. Puis, le fort servira de dépôt de munitions jusqu’en 1987, date à laquelle il est vendu à la communauté de communes de la Condamine. Aujourd’hui, l’ouvrage n’est plus visitable, son accès est interdit et dangereux.

Le fort supérieur est l’ouvrage le plus haut de la forteresse de Tournoux placé à 1680 mètres d’altitude. Sa mission est la même que le fort Moyen, contrôler les cols de Larche et du Vars pour empêcher une armée ennemie de passer dans la vallée de l’Ubaye. Après 1879, la défense du fort est renforcée par la batterie des Caurres qui le domine ce qui empêche toute domination ennemie. Ce fort supérieur assure la liaison avec le fort Moyen grâce à une rampe d’accès et avec la batterie de Caurres par le biais d’une galerie souterraine. Contrairement au fort moyen, le fort supérieur possède un casernement en maçonnerie qui peut arrêter les obus légers en fonte jusqu’en 1885.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1914

Projet de 1914

· Construction d’un casernement à l’épreuve pour 100 hommes en renforçant le casernement par une dalle de béton armé de 1m40 d'épaisseur.

Projets de modernisation

Modernisations

· Aménagement du poste de commandement électrique de la place

· Amélioration des plateformes de tirs

Dates de construction

 

Effectif prévu  en 1914

 

 

Locaux à l’épreuve en 1914

 

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

Boulangerie

Cuisine

Puits et citernes

 

Pont des 2 entrées

 

Télégraphie optique

Télégraphie électrique

 

 

 

 

 

 

Eclairage en 1914

· 1852-1860

 

· 6 officiers

· 135 hommes

· 1 infirmerie

· aucun

 

· Pas de magasin à poudre

· Pas de magasin à munitions

· Pas de boulangerie, le pain provient du fort Moyen

· 1 à 2 cuisinières de marque François Vaillant

· 1 citerne de 80 m3 alimentée manuellement par une source sur la route du Vallon Claus.

· 1 pont levis ancien modèle placé dans la rampe d’accès reliant le fort Moyen et un pont roulant à effacement latéral pour l’entrée  principale

· Pas de communication

· Le fort Supérieur et le fort inférieur assurent le central téléphonique et télégraphique de la place, en reliant presque tous les ouvrages de la place forte. Il permettait aussi de communiquer avec Mont-Dauphin, la place de Saint Vincent les forts, les ouvrages du Col de la bonnette et de Restefond, les avant postes du Maurin et de Fouillouse, le Col de l’Arche et les communes de Jausier, de Barcelonnette et de Saint-Paul. Le central pouvait communiquer grâce à des transmetteurs Ader et des boites de forteresse.

·  Le fort Moyen, le fort Supérieur et le tunnel de liaison avec la batterie des Caurres sont éclairés grâce à 158 lampes, chandeliers et lanternes à pétrole ou à bougie. Il n’y a pas d’éclairage pour les abords des ouvrages

Zone de Texte: Pièces de rempart
du fort
Zone de Texte: Cuirassements et casemates
Zone de Texte: Défense des fossés
Zone de Texte: Nb de pièces

Pas de pièce de flanquement, il n’y a pas de fossés.

Les abords de l’ouvrage sont défendus aux fusils

1913-1914

Zone de Texte: 5

1881

Zone de Texte: 4

1884

Zone de Texte: 4

1890

Zone de Texte: 4

Effectif du fort supérieur à la mobilisation en 1914 à la première heure

· Infanterie : 1 officier et 35 soldats du 9ème d’Infanterie

· Artillerie : Aucun

· Génie et services divers : 12 COA et 20 infirmiers

Soit un effectif de 1 officier et 67 hommes

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le secteur du fort Supérieur en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

· Etat Major de l’artillerie: 4 officiers, 6 hommes et 5 chevaux

· Infanterie : 1 officier et 31 soldats du 111ème  régiment d’infanterie du 3ème Bataillon Territorial de Chasseurs à Pied

· Artillerie : 1 officier et 53 soldats du 11ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 40 auxiliaires de places fortes

· Auxiliaires et commis des services administratifs: Aucun

Soit un effectif de 6 officiers, 130 hommes et 5 chevaux

1930-1939, pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage est maintenu en état pour héberger les troupes du secteur

 

Armement du fort entre 1935 et 1940

Le fort est complètement désarmé

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

Août 1914, malgré les projets de modernisation, le casernement du fort supérieur n’aura pas le temps d’être amélioré à cause de la déclaration de guerre et du changement de camp de l’Italie qui s’alliera avec la triple Entente en mai 1915.

Fin 1915, désarmement progressif du fort suite au décret du 5 août pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions sur le front.

En 1916, le fort supérieur est complètement désarmé.

1915 -1916, le fort est utilisé par les Serbes comme centre d’instruction au combat.

1916 -1917, le fort est utilisé comme prison pour les allemands

Le fort supérieur de Tournoux


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