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La citadelle de Mont-Dauphin

Mont-Dauphin est l’une des sept villes nouvelles édifiées par Vauban qui y aménagera une importante citadelle pour protéger la frontière entre Briançon et Gap. Cette fortification est placée sur la totalité d’un éperon rocheux qui domine la vallée de la Durance, le débouché du col de Vars dans la vallée de la Durance et le débouché de la Combe du Queyras.

Après la guerre de 1870, cette fortification sera réaménagée par le Général Séré de Rivières comme fort d’arrêt pour interdire le chemin de fer de Gap à Briançon, la route nationale 94 de Gap à Briançon et la route nationale 22 appelée route des Alpes entre le plan de Phazy et Guillestre. La citadelle surveille aussi le chemin de communication N°5 entre Guillestre et Queyras, le chemin stratégique de la position du Gros La Valette et le chemin du Réotier.

L’armement de la citadelle à la veille de la Grande Guerre

 

Pièces de rempart de la citadelle

Groupe Nord

N°1 Batterie du glacis

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°2 Batterie du glacis

4 canons de 95 sur affût de siège et place approvisionnés à 600 coups/pièce.

N°3 Ouvrage à corne batterie haute

4 canons de 95 sur affût de siège et place approvisionnés à 600 coups/pièce.

N°4 Ouvrage à corne batterie basse

4 canons de 95 sur affût de siège et place approvisionnés à 600 coups/pièce.

 

Groupe Est

N°1 Demi-lune 42

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°2 Batterie 85

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°3 batterie de 85 bis

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°4 batterie de la roche

2 canons de 90 sur affût de siège et place approvisionnés à 600 coups/pièce.

 

Groupe Sud

N°1 batterie 83

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°2 batterie 84

4 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

N°3 batterie 85

2 canons de 120L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

Défense des fossés

Bastion n°1

1 canon de 90 sur affût de campagne approvisionné à 600 coups/pièce.

Bastion n°2

2 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.

Bastion n°3

1 canon de 90 sur affût de campagne approvisionné à 600 coups/pièce.

 

Réserve sans emplacement

1 canon de 90 sur affût de campagne

1 section de 2 mitrailleuses  approvisionnée à 43200 coups/section.

2 mortiers lisses de 27 approvisionnés à 300coups/pièce.

4 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300coups/pièce.

6 mortiers lisses de 15 approvisionnés à 300coups/pièce.

 

Total 59 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batterie n°1 du Gros

4 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce, en réserve dans les magasins de la citadelle.

Batterie n°2 de la Vallette

4 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce, en réserve dans les magasins de la citadelle.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Aucun projet de modernisation.

 

 

Modernisations

 

· 1878-1882 Construction de la batterie de l’escarpement 84 pour 8 pièces d’artillerie, de la batterie Est 85 du front du Guil et de la batterie 25.

· 1882 Modification du magasin à poudre P ancien modèle en magasin à poudre modèle 1874. Remaniement des parapets d’infanterie.

· 1884 Construction du bâtiment J servant d’écurie pour les chevaux des attelages de l'artillerie.

En 1914, la citadelle de Mont-Dauphin est un ouvrage non modernisé ne possédant aucun abri à l’épreuve. Il fait partie des fortifications de deuxième catégorie de la 14 ème région militaire. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement de la citadelle en 1914

Armement de la citadelle et cuirassements installés entre 1884 et 1890

Le 10 juin 1940, un bombardier italien, lâchera une bombe sur une aile de l’arsenal où se trouvait un dépôt d’obus de 75. L’explosion provoquera la destruction de cette partie du bâtiment.

La citadelle sera réoccupée après la deuxième Guerre Mondiale par l’armée française jusqu’en 1954. Puis, elle vendra une grande partie de la fortification à la commune et au Ministère de la Culture. Seules la caserne Binot et la caserne des gardes mobiles ont été conservées par le Ministère de la défense comme centre de vacances pour le service de l'action sociale des armées.

Cette fortification est aujourd’hui classée aux monuments historiques et depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est visitable à la belle saison.

Plus de renseignements pour les visites http://www.montdauphin-vauban.fr/fr

La charpente en carène de la caserne Rochambeau. ©VAUBOURG Cédric

www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le paratonnerre et une des deux verrières d’un des puits de lumière du magasin à poudre P

© VAUBOURG Julie

Les traverses abri de la batterie 84. Cliché VAUBOURG Cédric

La porte de Briançon de la citadelle. Cliché VAUBOURG Cédric

La caserne Rochambeau et son escalier monumental. Cliché VAUBOURG Julie

L’église inachevée, derrière 2 canons de 95 sur affûts SP. ©Lionel PRACHT

Photo d’une pièce de 138 De Reffye vers 1885 à la citadelle © Lionel PRACHT

L’intérieur du magasin à poudre P © VAUBOURG Cédric

La porte de Briançon vue depuis le fossé. Cliché VAUBOURG Julie

La porte de Briançon vue depuis le fossé. Cliché VAUBOURG Julie

Le pont en avant du corps de garde de la porte de Briançon . Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé près du pont en avant du corps de garde de la porte de Briançon . Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge près de la porte de Briançon . Cliché VAUBOURG Cédric

Le corps de garde du côté de la porte de Briançon . Cliché VAUBOURG Julie

Dates de construction

 

Effectif prévu en 1914

· 1693 - 1792

 

· 47 officiers

· 2407 hommes

· 22 chevaux

· 1 infirmerie

Locaux à l’épreuve en 1914

Capacité du magasin à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· Aucun

· 1 magasin modèle 1874 d’une capacité inconnue

· 1 magasin ancien modèle utilisé en temps de paix

· Inconnue

Boulangerie

Cuisine

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· Plusieurs fours d’une capacité inconnue

· Plusieurs cuisines d’un équipement inconnu

· 1 citerne de 900m³ alimentée manuellement par une source sur la route du Vallon Claus.

· 1 pont levis ancien modèle à la porte de Briançon et un pont levis à la Poncelet à la porte d’Embrun

Télégraphie optique

Télégraphie électrique

 

Eclairage en 1914

· Pas de communication

· Avec Gap, les places de Briançon et de Tournoux

 

· avec lampes à pétrole, des chandeliers et des lanternes à bougie. Il n’y a pas d’éclairage pour les abords des ouvrages.

 

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

14 canons de 138

12 canons de 120L

 

12 canons de 138

12 canons de 120L

10 canons de 95

Cuirassements et casemates

 

Rechange

2 canons de 138

2 mortiers lisses de 27

4 mortiers lisses de 22

6 mortiers lisses de 15

6 canons de 12 de campagne

2 canons de 138

2 mortiers lisses de 27

4 mortiers lisses de 22

6 mortiers lisses de 15

Défense des fossés

11 canons de 12 de campagne

15 canons de 12 de campagne

Nb de pièces

51

69

Position de Gros

4 canons de 12 de campagne

 

Position de Réotier

6 canons de 12 de campagne

 

Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le secteur de la citadelle de Mont-Dauphin en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909

 

· Gouverneur : 1 officier, 1 homme et 2 chevaux

· Etat major de l’artillerie : 1 officier, 1 homme et 1 cheval

· Etat Major du Génie : 2 officiers, 2 hommes et 2 chevaux

· Direction des services de l’intendance : 1 officier

· Direction du service médical : 1 officier

· Automobilistes : 4 hommes et 2 chevaux

· Infanterie : 30 officiers, 1337 soldats et 16 chevaux du 112ème Régiment d’infanterie

· Artillerie : 5 officiers, 368 soldats et 2 chevaux du 11ème régiment d’artillerie à pied

· Auxiliaire de place forte : 600 ouvriers de la subdivision de Vienne

· Hommes des services des voies de communication : 431 hommes

· Auxiliaires et commis des services administratifs : 43 commis et ouvriers d’administration

· Infirmiers : 45 Infirmiers de la 14ème section territoriale et des services auxiliaires

· Télégraphie : 10 sapeurs télégraphistes

 

Soit un effectif de 47 officiers, 2407 hommes, 22 chevaux

Etat de la citadelle pendant la première guerre mondiale

 

· Fin 1915, désarmement progressif de la citadelle suite au décret du 5 août pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions sur le front.

· En 1916, la citadelle est complétement désarmée suite au décret du 5 août 1915 et au changement de camp de l’Italie qui s’alliera avec la triple Entente en mai 1915.

1930-1939, pendant l’entre deux guerres, les nouvelles tensions internationales feront que cet ouvrage est maintenu en état pour héberger les troupes du secteur.

 

Armement de la citadelle entre 1935 et 1940

 

La citadelle est complétement désarmée