Le fort de Bourlémont est un fort d’arrêt à massif central construit à 425 mètres d’altitude à 20 kilomètres au sud du fort de Pagny la Blanche Côte, sur une colline de la rive gauche de la Meuse à 3 kilomètres de Neufchâteau. Son rôle principal est de protéger la retraite des troupes actives dans le cas où elles seraient obligées d’évacuer les massifs boisés de Mirecourt. Il surveille aussi les deux rives de la Meuse ainsi que les chemins de fer et de nombreuses voies de communication qui viennent se croiser dans la vallée à Neufchâteau. Au sud, il sert de trait d’union entre les défenses immédiates de la frontière et la place forte de Langres. Vers le nord, il aurait dû recevoir une batterie qui aurait permit d’assurer la défense des intervalles entre le fort de Pagny la Blanche Côte et celui de Bourlémont qui ne peuvent pas croiser leurs feux. Le fort de Bourlémont est rattaché en 1880 au rideau défensif des hauts de Meuse, mais sa gestion est confiée à la place forte de Toul.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

Aucun

 

Cuirassements et casemates

 

Aucun

 

Défense des fossés

1 caponnière double et 2 caponnières simples désarmées

 

 

 

Total 2 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batterie d’artillerie

Aucune

Ouvrages d’infanterie

Aucun

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

Aucun

Projet de modernisation

 

Projet du 26 janvier 1880

· Installation d’une casemate Mougin de 155 L

 

 

Modernisations

 

· 1902 Installation de l’énergie électrique dans certaines parties du fort, l’électricité provient de Neufchâteau par voie aérienne.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1881 et 1906

Le fort étant considéré en 1910 comme un ouvrage de 3ème ligne non modernisé sans rôle important par rapport à 1874, il est déclassé entre 1910 et 1912. La quasi totalité de son armement est retiré, mais il conserve une très faible garnison dont une partie est affectée aux communications optiques et électriques entre les places.

Equipement du fort avant d’être déclassé

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

La rue du rempart.

Cliché VAUBOURG Cédric

Pendant la seconde guerre mondiale, une explosion accidentelle provoquera plusieurs victimes allemandes qui se servaient du fort comme dépôt de matériels avant d’être complètement ferraillé entre 1943 et 1944 sous l’organisation Todd. Puis, il sera abandonné par l’armée dans les années 50.

Aujourd'hui, ce bel ouvrage est restauré par une association qui y a fait d’importants travaux. Plus de renseignements pour les visites http//fortdebourlemont.free.fr

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

· 1917-1918, à la fin de la première guerre mondiale, des troupes américaines logeront dans le fort, les casernements seront électrifiés pour l’éclairage.

La caponnière double du saillant 2

Cliché VAUBOURG Cédric

La cour des casernements officiers derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie.

Le corps de garde extérieur. Cliché VAUBOURG Julie.

L’entrée du fort avec son pont restauré. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde du coté du pont.  Cliché VAUBOURG Cédric

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Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

L’entrée du fort vue depuis la contre-escarpe de la caponnière simple

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail du cartouche au dessus de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

Le corps de garde extérieur  Cliché VAUBOURG Julie

La vue depuis le pont.

Cliché VAUBOURG Julie

Le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

La caponnière simple de gorge.  Cliché VAUBOURG Julie

Le poste optique.

Cliché VAUBOURG Julie.

La cour de l’infirmerie.

Cliché VAUBOURG Julie

Le fort de Bourlémont ou fort Choiseul

 

1881

1883 -1886

1886 -1890

1906

Pièces de rempart

du fort

15 canons de 120 L

4 canons de 7

dont 2 en réserve

 4 mortiers de 22

2 canons de 155 L

15 canons de 120 L

2 canons de 7

 4 mortiers de 22

2 mortiers de 15

7 canons de 120 L

10 canons de 95

4 canons de 7

 4 mortiers de 22

2 mortiers de 15

7 canons de 120 L

4 canons de 95

4 canons de 90

 4 mortiers de 22

Cuirassements

et casemates

 

Défense des fossés

4 canons à balles

4 canons de 4

4 canons révolver

4 canons de 12 culasses

Nb de pièces

31

33

35

27

Dates de construction

Coût des travaux en 1885

 

Effectif prévu 719 hommes rn 1885

· 15 juillet 1878 – 15 octobre 1881

· 2 000 000 Fr or

 

· 19 officiers

· 36 sous-officiers

· 664 soldats

· 1 infirmerie pour 50 malades

· 1 écurie pour 6 chevaux

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité des deux magasins à poudre

 

Capacité des magasins aux cartouches

 

 

· Aucun

· 720 places couchées

· 150 tonnes de poudre noire à la construction du fort

 

· 985 000 cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· 2 fours de 180 rations chacun

· 1 puits alimentant deux citernes de 300 m3

· 1 pont levis système Devèze

Communication liaison optique

 

 

 

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Avec le fort de Pagny la Blanche Côte à 22 km depuis la casemate optique

· Avec le poste extérieur du Mont des Fourches à 34,9 km depuis un baraquement en bois au dessus des casernements possédant un appareil de calibre 50 modèle 1883 fonctionnant avec une lampe à pétrole ou à acétylène. Ce poste extérieur du Mont des Fourches assure la liaison avec le fort de Dampierre à Langres grâce à un appareil de calibre 30 et avec le poste extérieur des Pichettes à Epinal grâce à un appareil de calibre 50 modèle 1883.

· Avec le fort de Pagny la Blanche-Côte grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse..

· Lampes électriques et à pétrole pour l’intérieur du fort et éclairage oxyacétylénique pour les fossés

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de rempart, ni de flanquement

Armement du fort fin 1917

· Le fort est complètement désarmé, il servira de dépôt de munitions et de base arrière pour les troupes en repos.