Le fort de Douaumont est prévu très tardivement en 1882 pour renforcer la défense du secteur Nord Est de la place forte. Il se situe en rive droite de la Meuse en avant du fort de Souville sur une colline à 390 mètres d’altitude. Son rôle est de surveiller les moyens de communication venant de Metz et de Montmédy. Il assure aussi la défense des intervalles entre les ouvrages de Vaux, de Souville de Thiaumont et de Froideterre.

En 1886, ces maçonneries sont à peine terminées qu’il est déjà périmé. En effet, ce fort stratégique est construit en pleine période de la crise de l’obus torpille, ce qui lui vaudra d’être complètement renforcé en recevant une carapace en béton spécial de 280000 m3 qui sera coulée pendant 2 ans.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnées de 43200 cartouches

2 sections de 2 mitrailleuses sur trépied modèle 1907 approvisionnées de 43200 cartouches

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle Galopin de 155R 07 armée d’1 canon de 155R approvisionnée à 2000 coups.

Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange.

1 casemate de Bourges armée de 2 pièces de 75 sur affût de casemate

approvisionnée à 500 coups/pièce, possédant un tube de rechange.

 2 tourelles de mitrailleuses GF4 chacune armées de 2 mitrailleuses Hotchkiss

approvisionnées de 57600 cartouches/tourelle.

1 tourelle de 75R 05 armée de 2 canons de 75  approvisionnée à 2000 coups/pièce.

 Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange

2 observatoires cuirassés de commandement

2 guérites blindées de rempart

 

Défense des fossés

2 coffres simples de contre-escarpe armés chacun d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

1 coffre double de contre-escarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

2 coffres d’escarpes en maçonnerie armés chacun d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups  et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

 

 

Total 27 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

La batterie d’artillerie 3-1 armée de 4 canons de 95 sur SP à frein

La batterie d’artillerie 3-2 armée de 2 mortiers lisses de 22

Les batteries d’artillerie 3-4 et 3-5 armées de 4 canons de 90 sur affût de campagne

pour les deux batteries

La batterie d’artillerie 3-6 est une batterie de renforcement non armée

La batterie d’artillerie 4-1 armée de 4 canons de 155 long

La batterie d’artillerie 4-2 de Douaumont est une batterie bétonnée modèle 1907 armée de 4 canons de 155 long construite en 1912. Elle possède 4 abris ayant une capacité

de 40 places assises ou 20 places couchées.

Les batteries d’artillerie 4-3, 4-4 et 4-5 sont des batteries de renforcement non armées

 

Ouvrages d’infanterie

 Ouvrage de Bezonvaux construit de 1889 à 1891 possède un abri de rempart non à l’épreuve de 72 places assises. Il avait une garnison nominale de :

1 officier, 62 soldats pour l’infanterie et 1 télégraphiste

Son armement se composait de :

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

Ouvrage d’Hardaumont construit en 1887 possède un abri de rempart non à l’épreuve de 144 places assises. Il avait une garnison nominale de :

Infanterie : 1 officier, 76 soldats

Génie: 1 officier, 9 sapeurs et 1 télégraphiste

Son armement se composait de :

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

Ouvrage de Josémont construit de 1889 à 1891 avait une garnison nominale de :

Infanterie : 4 officiers, 250 soldats

Génie: 1 officier, 3 sous-officiers , 26 sapeurs et 1 télégraphiste

 

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri de combat TD2 est un abri construit en 1906 d’une demie-compagnie

ayant une capacité de 100 places

Abri de combat TD3 est un abri construit en 1906 d’une demie-compagnie

ayant une capacité de 100 places

Abri de combat DV1 est un abri construit en 1905 d’une demie-compagnie

ayant une capacité de 100 places

Abri de combat DV2 est un abri construit en 1906 d’une demie-compagnie

ayant une capacité de 100 places

 

Dépôts intermédiaires

 

2 dépôts intermédiaires construits après 1888

Magasins de secteur

 

Pas de magasin de secteur

Projet de modernisation

 

Projet de 1884

· Installation de deux tourelles Mougin modèle 1876.

 

Programme 1900

Coût des travaux 989 000 Fr or

· Construction de 3 galeries reliant les coffres au fort, d’une casemate de Bourges armée de deux canons de 95 sur affuts de côte modèle 1888 et de plusieurs abris de rempart pour 80 hommes.

· Installation d’une tourelle Galopin double, de deux tourelles de mitrailleuses et de 2 observatoires cuirassés.

 

Projet supplémentaire de 1908

· Installation dans le fort d’une deuxième tourelle de 155R 07 et de deux tourelles de 75 dont une à l’extérieur de l’ouvrage flanquant vers le fort de Vaux

· Construction d’une batterie cuirassée à l’extérieur du fort équipée de deux tourelles de 155 C

 

 

Modernisations

 

· 1886 - 1890 Construction de trois coffres de contre-escarpe en béton spécial, renforcement complet du casernement de paix et du magasin à poudre modèle 1874

· 1890 - 1900 Connexion au réseau de voie de 60

· 1901 - 1907 Construction de la casemate de Bourges armée de deux pièces de 75 qui flanquent vers l’ouvrage de Thiaumont et des galeries à l'épreuve reliant les coffres.

· 1901 - 1903 Installation de deux tourelles de mitrailleuses qui seront prêtes à tirer en 1903

· 1906 - 1908 Installation de la tourelle de 155R 07 qui sera prête à tirer en 1908 (premier fort à recevoir ce type de cuirassement)

· 1890 - 1908 Installation d’un réseau de fils de fer autour de l’ouvrage et de grilles défensives à l’entrée du fort, sur le mur d’escarpe et au dessus des coffres de contre-escarpe

· 1911 - 1913 Installation de la tourelle de 75R05 dans le fort. La tourelle était prête à tirer le 13 avril 1913

· 1913 - 1914 Début des travaux de la batterie cuirassée pour la deuxième tourelle de 75R05 , le bloc en béton sera coulé mais le cuirassement ne sera pas installé à cause de la déclaration de guerre

· 1914 Début de travaux de l’installation d’une usine photo-électrique, de l’éclairage et d’une ventilation électrique pour les casernements. Les travaux qui venaient de commencer seront stoppés à la déclaration de guerre

· 1914 Début des travaux de la batterie cuirassée pour deux tourelles de 155C au sud du fort. Les travaux restés à l’état de fouille seront stoppés à la déclaration de guerre.

· 1914 - 1915 Les travaux devaient commencer pour l’installation d’une troisième tourelle de mitrailleuses dans le centre de résistance, le projet venant d’être approuvé par le Ministre.

· Janvier à Août 1915 Travaux de mise en défense de la batterie cuirassée de la tourelle de 75R extérieure en bouchant le puits de la tourelle avec une dalle de béton coulée sur des rails de chemin de fer et en construisant une casemate pour mitrailleuses qui flanque vers le fort de Vaux à la place de l’observatoire cuirassé.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1890 et 1910

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Le 7 septembre 1914, la tourelle de 155R du fort ouvre le feu sur des patrouilles de cavalerie qui passaient dans le secteur des Jumelles d’Ormes. Après cette date, la tourelle bombardera cette position à plusieurs reprises .

· Le 8 octobre 1914, le fort est bombardé pour la première fois par 138 obus de 15 à 38 cm de diamètre qui ne font pas de dégât majeur à l’ouvrage.

· Le 15  et 17 février 1915, le fort est bombardé par une cinquantaine d’obus de 38 à 42 cm qui bouleversent les terrassement du fort et endommagent l’entrée, le casernement au niveau de la boulangerie et la galerie qui mène à la tourelle de 75. La tourelle de 155R est aussi touchée ce qui bloque le mécanisme pendant plusieurs jours.

· Mars à décembre 1915, la tourelle de 155R ne tire que quelques coups et le fort est souvent bombardé par des obus de moyen calibre.

· Fin 1915, malgré une soixantaine d’obus de 420 tirée sur le fort, l’ouvrage est désarmé suite au décret du 5 août 1915 désarmant les places fortes. Ces pièces d’artillerie mobiles et une grande partie de ces munitions sont envoyées sur le front.

· En janvier 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi

· Le 20 Février 1916,  le fort ne possède que ses canons sous tourelles et un faible effectif de  58 territoriaux qui n’ont pas les moyens ni les capacités de mettre ce gros ouvrage en état de défense.

· A partir du 21 février 1916, un déluge de feu de près de 800 obus de tout calibre s’abat sur l’ouvrage qui riposte avec ses tourelles de 155R et de 75. Mais le fort qui se retrouve rapidement isolé attend des renforts qui ne viendront jamais, car l’état major préfère faire sauter l’ouvrage plutôt que de l’utiliser dans les conditions pour lesquelles il était construit.

· L’après midi du 25 février 1916, les allemands sont à 600 mètres des fossés et constatent que le fort n’est pas complètement défendu. N’ayant pas de défense rapprochée, seule la tourelle de 75 tire. L’ennemi descend alors dans les fossés qui ne sont pas surveillés avant de rentrer dans les galeries sans combat faisant prisonnier l’équipage du fort. Dans la foulée, les allemands y font un abri et leur point d’appui principal en rive droite de la Meuse.

· Du 26 février à octobre 1916, le fort est utilisé par les allemands comme abri, ils n’utiliseront pas la tourelle de 155R qui restera en position éclipse. La tourelle de 75 sera légèrement endommagée par un obus qui vient déplacer un de ses voussoirs. Elle restera bloquée en position batterie et les allemands s’en serviront comme observatoire optique, en utilisant le fût d’un des canons de 75 pour communiquer. Les français bombarderont l’ouvrage afin de le détruire au maximum avec des obus de gros calibre comme celui de 400 mm qui était tiré avec des pièces de marine. Plusieurs assauts seront tentés sans succès.

· Le 8 mai 1916 à 6 heures du matin, après un violent bombardement du fort, une explosion très forte provoquée accidentellement dans un dépôt de grenades près d’un stockage de lance-flammes provoque la perte de 800 soldats allemands.

· Le 22 mai 1916, après un longue préparation par l’artillerie, les français tenteront un nouvel assaut. Ils réussiront à prendre le contrôle d’une tourelle de mitrailleuses qu’ils réarmeront, causant d’importantes pertes aux allemands qui viendront à bout de la mitrailleuse en tirant dessus au mortier de 76 minenwerfer. 

· A la veille de la reprise du fort, la carapace de béton a tenue bon malgré les bombardements incessants, la vie à l’intérieur de l’ouvrage est impossible et plusieurs accidents ont provoqués de lourdes pertes à l’occupant du fort. Les allemands ont commencés des travaux de 17 pour mieux ce mettre à l’abri, mais le fort est repris sans combat par un régiment d’infanterie coloniale du Maroc le 24 octobre 1916, après une longue préparation de l’artillerie Française. La perte du fort de Douaumont a couté à la France 130000 morts pour sa reprise, la majorité de ces vies auraient certainement pu être épargnées s’il n’y avait pas eu le fameux décret du 5 août 1915 qui prévoyait le démantèlement des places fortes.

· Le 14 décembre 1916, le fort est bombardé pour la dernière fois par des obus de 42 cm.

· A la fin de la bataille, le fort a bien souffert surtout par l’artillerie Française, près de 120000 obus de tout calibre ont été visé sur le fort. Le casernement et les galeries sont percés à plusieurs endroits, les coffres de contre escarpe ainsi que la casemate de Bouges sont bien endommagés et la tourelle de mitrailleuses de gauche et son observatoire cuirassé ont complètement été détruit. La tourelle de 75 et la tourelle de mitrailleuses de droite sont endommagées tandis que la tourelle de 155 R est en bon état mais sa collerette de béton est rongée sur une épaisseur d’1 m65.

· Fin 1916 - 1918, le fort est réarmé et les organes de défense sont remis en état de fonctionnement. Les issues et les entrées du forts se voient équipées de chicanes en maçonnerie, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Le réseau de galeries de 17 commencé par les allemands sera terminé sous l’ouvrage, il mesure 860 mètres de long et le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes laissés par les allemands.

Photo allemande du coffre de gorge d’escarpe du coté droit en févier-mars 1916 possédant encore son canon revolver de 40 mm. Collection Lionel PRACHT

Vue aérienne du fort le 19 février 1915. Collection Lionel PRACHT

Les casernements en mars 1916. Collection Lionel PRACHT

La tourelle de 75 à la fin de la Grande guerre. Collection Lionel PRACHT

En 1914, le fort de Douaumont est un ouvrage de première catégorie de la 6ème région possédant  architecture très raffinée qui en fait l’un des forts modernisés les plus esthétiques de France. C’est aussi l’un des ouvrages, les plus modernes et les plus puissants de la place forte de Verdun avec les forts de Vacherauville et de Moulainville.

Mais les travaux en cours à la déclaration de guerre sont stoppés à la mobilisation, ce qui lui empêche  de recevoir une puissance de feu comparable aux forts de Longchamp, Lucey ou encore d’Uxegney.

Dans les années 30, les collerettes et les avant cuirasses des tourelles seront refaites et les tourelles de mitrailleuses qui avaient été détruites ou endommagées par les bombardements seront remplacées par deux tourelles en stock qui n’avaient pas été installées en 1914.

 

En juin 1940, le fort tirera à nouveau avant de se rendre sans grande résistance après avoir saboté les pièces d’artillerie car la place venait de tomber.

Aujourd’hui, le fort de Douaumont est l’un des ouvrages les plus connus du Système Séré de Rivières, il est visitable presque toute l’année pour témoigner des atrocités de cette guerre.

Propriété de l’armée, sa gestion est confiée au Conseil Général de la Meuse.

Vue sur les casernements en janvier 1916. Collection Lionel PRACHT

VAUBOURG Julie

Vue aérienne du fort de Douaumont. Cliché Jean-Luc Kaluzko

L’entrée du fort en janvier 1916. Collection Lionel PRACHT

Vue aérienne du fort en janvier 1916. Collection Lionel PRACHT

Le sous sol du casernement bétonné près de l’infirmerie. Partie non visitable.

Cliché VAUBOURG Cédric

La chambre de tir de la tourelle de 75 (partie non visitable).

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fossé entre les saillants 4-5 en févier- mars 1916. Collection Lionel PRACHT

La rue des remparts en février- mars 1916.

Collection Lionel PRACHT

Un passage couvert dans la rue du rempart où périrent 600 allemands.

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée en janvier 1916.

Collection Lionel PRACHT

La tourelle de 75 en 1917

Archives des USA

La rue des rempart devant le massif de terre près de la boulangerie.

Collection VAUBOURG Cédric

Vue aérienne du fort le 1er octobre 1917. Collection Lionel PRACHT

Les dessus du fort vue depuis la tourelle Galopin de 155R, la tourelle de mitrailleuses Est et le coffre simple du saillant 2 en 1917. Archives des Etats-Unis

La tourelle de 75 R05 après réparation de la collerette dans les années 30.

Collection VAUBOURG Cédric

La tourelle de 155R à la fin de la Grande guerre. Collection Lionel PRACHT

La façade des casernements. Cliché VAUBOURG Julie

La façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Détail du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

La façade des casernements. Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort . Cliché VAUBOURG Julie

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La galerie principale de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

La façade des casernements près de la boulangerie. Cliché VAUBOURG Julie

La façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Détail des effets des bombardements sur le casernement. Cliché VAUBOURG Julie

La façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur la  façade du casernement et l’arrière de la casemate de Bourges. Cliché VAUBOURG Julie

La façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Le fort de Douaumont ou fort Gérard

Le canon de 155 raccourci  N°6 dans la chambre de tir de la tourelle Galopin de 155R07 (partie non visitable). Cliché VAUBOURG Cédric

La tourelle Galopin de 155R07. Cliché VAUBOURG Cédric

 

1890

1908

1910

Pièces de rempart

du fort

6 canons de 155 long

6 canons de 120 long

4 canons de 95

6 canons de 120 long

aucune pièce de rempart

Cuirassements et

casemates

 

1 tourelle de 155R 07

1 casemate de Bourges

2 tourelles de mitrailleuses

3 observatoires cuirassés

2 guérites blindées

1 tourelle de 155R 07

1 casemate de Bourges

2 tourelles de mitrailleuses

3 observatoires cuirassés

2 guérites blindées

Défense des fossés

6 canons révolver

6 canons révolver

4 canons de 12 culasse

6 canons révolver

4 canons de 12 culasse

Nb de pièces

22

23

17

Dates de construction

Coût des travaux en 1886

 

Effectif 891 hommes en 1890

· 1884-1886-1890

· 1 499 780 Fr or

 

· 19 officiers, 44 sous-officiers, 828 soldats

Garnison normale prévue au fort en 1914

 

· Infanterie : 4 officiers et 285 soldats

· Artillerie : 1 officier, 18 sous-officiers et 66 soldats

· Auxiliaires des places fortes : 64 hommes

· Génie : 1 officier, 2 sous-officiers et 16 sapeurs

· Télégraphie : 4 sapeurs pour le réseau électrique

· COA : 3 officiers et 8 hommes dont 6 boulangers

· Service médicaux : 1 médecin et 2 infirmiers

· Gardien de batterie : 1 homme

· Soit un effectif de 7 officiers et 477 soldats

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 150 soldats du 164ème RI

· Artillerie : 1 officier et 180 soldats du 5ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : 4 télégraphistes

Soit un effectif de 336 hommes

Coût des travaux en 1914

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· 6 100 000 Fr or

· 648 places couchées et 124 places assises

· Aucun

· 70 tonnes de poudre noire

· 2 magasins au cartouches et plusieurs magasins à munitions

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François-Vaillant

· 2 fours à bois ou au charbon de 200 rations de pain

· 2 citernes de 520 m3 chacune au rez-de-chaussée du casernement bétonné alimentées par les eaux de chapes

· 1 pont levis à  bascule en dessus

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

 

 

Eclairage en 1914

· Un appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire.

· Avec le central à la citadelle de Verdun, le village de Douaumont, les ouvrages d’Hardaumont, de Bezonvaux  et le fort de Souville grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour la tourelle et oxyacétyléniques pour les fossés

Effectif maximum

· 1914 - 7 officiers et 744 sous officiers et soldats 

· 1916 - 19 officiers et 79 sous officiers et soldats

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de remparts

· 3 coffres de contre-escarpes et deux coffres de courtine armés de 6 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions

· 1 tourelle de 155R 07 armée avec quelques obus

· 1 casemate de Bourges désarmée sans munition

· 2 tourelles de mitrailleuses armées

· 1 tourelle de 75R 05 armée avec quelques obus

Armement du fort fin 1917

· Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 1 tourelle de 155R 07 réarmée en munitions et remise en état de fonctionnement

· 1 casemate de Bourges partiellement détruite et réparée avant d’être réarmée et réapprovisionnée en munitions

· La tourelle de mitrailleuse de gauche qui a été détruite par les bombardements est remplacée par un observatoire bétonné

· La tourelle de mitrailleuse de droite est remise en état de fonctionnement avant d’être réarmée

· 1 tourelle de 75R 05 réarmée en munitions et remise en état de fonctionnement

· 3 coffres de contre-escarpes sont réparés avant d’être armés de mitrailleuses et de 4 canons révolver avec leurs munitions

· Deux casemates pour mitrailleuses sont construites à l’extérieur de l’ouvrage, dont une à l’emplacement de l’observatoire cuirassé du bloc en construction en 1914 pour la 2ème tourelle de 75.