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Modernisations |
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Le fort de Douaumont est prévu très tardivement en 1882 pour renforcer la défense du secteur Nord Est de la ville. Il se situe en rive droite de la Meuse en avant du fort de Souville sur une colline à 390 mètres d’altitude. Son rôle est de surveiller les moyens de communication venant de Metz et de Montmédy. Il assure aussi la défense des intervalles entre les ouvrages de Vaux, de Souville de Thiaumont et de Froideterre. En 1886, ces maçonneries sont à peine terminées qu’il est déjà périmé. En effet, ce fort stratégique est construit en pleine période de la crise de l’obus torpille, ce qui lui vaudra d’être complètement renforcé en recevant une carapace de béton spécial de 280000 m3 qui sera coulée pendant 2 ans. |
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En 1914, le fort de Douaumont est l’un des ouvrages, les plus modernes et les plus puissants de la place avec les forts de Vacherauville et de Moulainville. Mais les travaux en cours sont stoppés à la déclaration de guerre, ce qui ne lui permet pas de recevoir une puissance de feu comparable aux forts de Longchamp, de Lucey ou encore d’Uxegney. |
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1884 Programme 1900 Coût des travaux 989 000 Fr or
Projet supplémentaire de 1908 |
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1908 |
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1910 |
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1914 |


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1890 |
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Projets des modernisation |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1890 et 1914 |
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Capacité du casernement à l’épreuve en 1914 |
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636 places couchées et 200 places assises |
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· 1884 – 1886–1890 · 1 499 780 Fr or
· 19 officiers, 44 sous-officiers, 828 soldats
· Environ 70 tonnes de poudre noire · 2 fours à bois ou au charbon de 200 rations de pain · 2 citernes de 520 m2 chacune · 1 pont levis · Aucune · Avec le central à la citadelle de Verdun, le village de Douaumont, les ouvrages d’Hardaumont, de Bezonvaux et le fort de Souville · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés |
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Dates de construction Coût des travaux en 1914
Effectif 891 hommes en 1890
Capacité du magasin à poudre Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
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· Installation de 2 tourelles Mougin. · Construction de 3 galeries reliant les coffres au fort, d’une casemate de Bourges armée de 2 canons de 95 sur affuts de côte modèle 1888 et de plusieurs abris de rempart pour 80 hommes. · Installation d’une tourelle Galopin double, de 2 tourelles de mitrailleuses et de 2 observatoires cuirassés.
· Installation dans le fort d’une deuxième tourelle de 155R 07, et de 2 tourelles de 75 dont une à l’extérieur de l’ouvrage flanquant vers le fort de Vaux · Construction d’une batterie cuirassée à l’extérieur du fort équipée de 2 tourelles de 155 C |
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· 1886- 1890 Construction de trois coffres de contre-escarpe en béton spécial, renforcement complet du casernement de paix et du magasin à poudre modèle 1874 · 1890-1900 Connexion au réseau de voie de 60 · 1901 - 1907 Construction de la casemate de Bourges armée de deux pièces de 75 qui flanquent vers l’ouvrage de Thiaumont et des galeries à l'épreuve reliant les coffres. · 1901 - 1903 Installation de deux tourelles de mitrailleuses qui seront prêtent à tirer en 1903 · 1906 - 1908 Installation de la tourelle de 155R 07 qui sera prête à tirer en 1908 (premier fort à recevoir ce type de cuirassement) · 1890 - 1908 Installation d’un réseau de fils de fer autour de l’ouvrage et de grilles défensives à l’entrée du fort, sur le mur d’escarpe et au dessus des coffres de contre-escarpe · 1911 - 1913 Installation de la tourelle de 75R05 dans le fort. La tourelle était prête à tirer le 13 avril 1913 · 1913 - 1914 Début des travaux de la batterie cuirassée pour la deuxième tourelle de 75R05 , le bloc en béton sera coulé mais les travaux sont stoppés à la déclaration de guerre · 1914 Début de travaux de l’installation d’une usine photo-électrique, de l’éclairage et d’une ventilation électrique pour les casernements. Les travaux qui venaient de commencer seront stoppés à la déclaration de guerre · 1914 Début des travaux de la batterie cuirassée pour 2 tourelles de 155C au sud du fort. Les travaux restés à l’état de fouille seront stoppés à la déclaration de guerre. · 1914 - 1915 Les travaux devaient commencer pour l’installation d’une troisième tourelle de mitrailleuses dans le centre de résistance, le projet venant d’être approuvé par le Ministre. |

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Etat du fort pendant la première guerre mondiale · Le 7 septembre 1914, la tourelle de 155R du fort ouvre le feu sur des patrouilles de cavalerie qui passaient dans le secteur des Jumelles d’Ormes. Après cette date, la tourelle bombardera cette position à plusieurs reprises . · Le 8 octobre 1914, le fort est bombardé pour la première fois par 138 obus de 15 à 38 cm de diamètre qui ne font pas de dégât majeur à l’ouvrage. · Le 15 et 17 février 1915, le fort est bombardé par une cinquantaine d’obus de 38 à 42 cm qui bouleversent les terrassement du fort et endommagent l’entrée, le casernement au niveau de la boulangerie et la galerie qui mène à la tourelle de 75. La tourelle de 155R est aussi touchée ce qui bloque le mécanisme pendant plusieurs jours. · Mars à décembre 1915, la tourelle de 155R ne tire que quelques coups et le fort est souvent bombardé par des obus de moyen calibre. · Fin 1915, malgré une soixantaine d’obus de 420 tirée sur le fort, l’ouvrage est désarmé suite au décret du 5 août 1915 désarmant les places fortes. Ces pièces d’artillerie mobiles et une grande partie de ces munitions sont envoyées sur le front. · En janvier 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi · Le 20 Février 1916, le fort ne possède que ses canons sous tourelles et un faible effectif de 58 territoriaux qui n’ont pas les moyens ni les capacités de mettre ce gros ouvrage en état de défense. · A partir du 21 février 1916, un déluge de feu de près de 800 obus de tout calibre s’abat sur l’ouvrage qui riposte avec ses tourelles de 155R et de 75. Mais le fort qui se retrouve rapidement isolé attend des renforts qui ne viendront jamais, car l’état major préfère faire sauter l’ouvrage plutôt que de l’utiliser dans les conditions pour lesquelles il était construit. · L’après midi du 25 février 1916, les allemands sont à 600 mètres des fossés et constatent que le fort n’est pas complètement défendu. N’ayant pas de défense rapprochée, seule la tourelle de 75 tire. L’ennemi descend alors dans les fossés qui ne sont pas surveillés avant de rentrer dans les galeries sans combat faisant prisonnier l’équipage du fort. Dans la foulée, les allemands y font un abri et leur point d’appui principal en rive droite de la Meuse. · Du 26 février à octobre 1916, le fort est utilisé par les allemands comme abri, ils n’utiliseront pas la tourelle de 155R qui restera en position éclipse. La tourelle de 75 sera légèrement endommagée par un obus qui vient déplacer un de ses voussoirs. Elle restera bloquée en position batterie et les allemands s’en serviront comme observatoire optique, en utilisant le fût d’un des canons de 75 pour communiquer. Les français bombarderont l’ouvrage afin de le détruire au maximum avec des obus de gros calibre comme celui de 400 mm qui était tiré avec des pièces de marine. Plusieurs assauts seront tentés sans succès. · Le 8 mai 1916 à 6 heures du matin, après un violent bombardement du fort, une explosion très forte provoquée accidentellement dans un dépôt de grenades près d’un stockage de lance-flammes provoque la perte de 800 soldats allemands. · Le 22 mai 1916, après un longue préparation par l’artillerie, les français tenteront un nouvel assaut. Ils réussiront à prendre le contrôle d’une tourelle de mitrailleuses qu’ils réarmeront, causant d’importantes pertes aux allemands qui viendront à bout de la mitrailleuse en tirant dessus au mortier de 76 minenwerfer. · A la veille de la reprise du fort, la carapace de béton a tenue bon malgré les bombardements incessants, la vie à l’intérieur de l’ouvrage est impossible et plusieurs accidents ont provoqués de lourdes pertes à l’occupant du fort. Les allemands ont commencés des travaux de 17 pour mieux ce mettre à l’abri, mais le fort est repris sans combat par un régiment d’infanterie coloniale du Maroc le 24 octobre 1916, après une longue préparation de l’artillerie Française. La perte du fort de Douaumont a couté à la France 130000 morts pour sa reprise, la majorité de ces vies auraient certainement pu être épargnées s’il n’y avait pas eu le fameux décret du 5 août 1915 qui prévoyait le démantèlement des places fortes. · Le 14 décembre 1916, le fort est bombardé pour la dernière fois par des obus de 42 cm. · A la fin de la bataille, le fort a bien souffert surtout par l’artillerie Française, près de 120000 obus de tout calibre ont été visé sur le fort. Le casernement et les galeries sont percés à plusieurs endroits, les coffres de contre escarpe ainsi que la casemate de Bouges sont bien endommagés et la tourelle de mitrailleuses de gauche et son observatoire cuirassé ont complètement été détruit. La tourelle de 75 et la tourelle de mitrailleuses de droite sont endommagées tandis que la tourelle de 155 R est en bon état mais sa collerette de béton est rongée sur une épaisseur d’1 m65. · Fin 1916 - 1918, le fort est réarmé et les organes de défense sont remis en état de fonctionnement. Les issues et les entrées du forts se voient équipées de chicanes en maçonnerie, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Le réseau de galeries de 17 commencé par les allemands sera terminé sous l’ouvrage, il mesure 860 mètres de long et le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes laissés par les allemands. |
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Effectif maximum 1914 - 7 officiers et 744 sous officiers et soldats 1916 - 19 officiers et 79 sous officiers et soldats |
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Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de remparts · 3 coffres de contre-escarpes et deux coffres de courtine armés de 6 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions · 1 tourelle de 155R 07 armée avec quelques obus · 1 casemate de Bourges désarmée sans munition · 2 tourelles de mitrailleuses armées · 1 tourelle de 75R 05 armée avec quelques obus |
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Armement du fort fin 1917 · Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée · 1 tourelle de 155R 07 réarmée en munitions et remise en état de fonctionnement · 1 casemate de Bourges partiellement détruite et réparée avant d’être réarmée et réapprovisionnée en munitions · La tourelle de mitrailleuse de gauche qui a été détruite par les bombardements est remplacée par un observatoire bétonné · La tourelle de mitrailleuse de droite est remise en état de fonctionnement avant d’être réarmée · 1 tourelle de 75R 05 réarmée en munitions et remise en état de fonctionnement · 3 coffres de contre-escarpes sont réparés avant d’être armés de mitrailleuses et de 4 canons révolver avec leurs munitions · Deux casemates pour mitrailleuses sont construites à l’extérieur de l’ouvrage, dont une à l’emplacement de l’observatoire cuirassé du bloc en construction en 1914 pour la 2ème tourelle de 75. |
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Dans les années 30, le fort sera en parti réparé avec quelques bétonnages, les collerettes et les avant cuirasses des tourelles seront refaites et les tourelles de mitrailleuses qui avaient été détruites ou endommagées par les bombardements seront remplacée. En juin 1940, le fort tirera à nouveau avant de se rendre sans grande résistance car la place venait de tomber. Aujourd’hui, le fort de Douaumont est l’un des ouvrages les plus connus du Système Séré de Rivières, il est visitable presque toute l’année pour témoigner des atrocités de cette guerre. Propriété de l’armée, sa gestion est confiée au Conseil Général de la Meuse. |
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Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure |
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· Infanterie: 1 officier et 150 soldats du 164 ème RI · Artillerie: 1 officier et 180 soldats du 5 ème Régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers: 4 télégraphistes Soit un effectif de 336 hommes |