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Modernisations

Le fort de Vaux est construit au Nord de la place en rive droite de la Meuse à 298 mètres d’altitude d’où il domine la vallée de la Woëvre pour défendre la voie ferrée venant de Metz et la route venant d’Etain. Il protège aussi les intervalles entre les forts de Douaumont et de Tavannes.

Dans les années 30, les deux casemates de Bourges seront complètement réparées avec une nouvelle couche de béton.

Aujourd'hui, le fort reste un témoin majeur de cette guerre. Il appartient toujours à l’armée et peut se visiter toute l’année sauf au mois de janvier.

Programme 1900

Coût des travaux 854 000 Fr or

 

 

Projet supplémentaire de 1908

Le plan du fort en 1914

Zone de Texte:

1908

1910

1914

Zone de Texte: Pièces de rempart
du fort

Zone de Texte: Cuirassements et casemates
Zone de Texte: Défense des fossés

1885

Zone de Texte: Nb de pièces
Zone de Texte: 14
Zone de Texte: 14
Zone de Texte: 14
Zone de Texte: 18

Aucune pièce de rempart

Projets des modernisation

Armement du fort et cuirassements installés entre 1885 et 1914

Capacité du casernement à l’épreuve en 1914

180 places couchées et 100 places assises

1890

Zone de Texte: 14

· 1881-1884

· 1 500 000 Fr or

 

· 150 hommes

 

· 60 tonnes de poudre noire

· 1 magasin

· Pas de boulangerie

· 2 citernes en béton

· 1 pont levis

· Aucune

· Avec le central à la citadelle de Verdun, l’abri de combats DV3 et le fort de Souville

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés

Dates de construction

Coût des travaux en 1980

 

Effectif

 

Capacité des deux magasins à poudre

Magasin aux cartouches

Boulangerie

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Remplacement des 3 caponnières par 1 coffre double et 2 coffres simples de contre-escarpe. Construction de deux casemates de Bourges et d'un magasin aux munitions à l’épreuve.

· Remaniement des parapets d’infanterie et réfection des murs d’escarpes et de contre-escarpes

· Installation d’un réseau de fils de fer, d’une tourelle de 75 et de 2 observatoires cuirassés.

· Aucun projet supplémentaire après 1908.

· 1888 Renforcement d’une grande partie du casernement de paix et de certaines galeries par une carapace de béton spécial.

· 1890-1900 Connexion au réseau de voie de 60

· 1904 - 1905 Installation d’une tourelle de 75 qui sera prête à tirer en 1905

· 1904 - 1906 Construction de deux casemates de Bourges armées de deux pièces de 75 qui flanquent vers le fort de Douaumont et l’ouvrage de Lauffée.

· 1910 - 1912 Remplacement des 3 caponnières par 3 coffres de contre-escarpe.

· 1890 - 1912 Installation d’un réseau de fils de fer autour de l’ouvrage et de grilles défensives à l’entrée du fort et au dessus des coffres de contre-escarpe

Coût des travaux en 1914

2 900 000 Fr or

Rectangle à coins arrondis: Le fort de Vaux ou fort Dillon

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

· 11 septembre 1914, la tourelle de 75 tire 22 coups sur un détachement allemand passant dans le secteur du Bois de Mabras.

· 18 février 1915, le fort est bombardé pour la première fois par 12 obus de 42 cm de diamètre qui ne feront pas de dégât majeur.

· Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front

· En janvier 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi

· Du 21 au 26 février 1916, le fort est très bombardé par des obus de toute taille dont 129 obus de très gros calibre qui endommageront les coffres de contre-escarpe, les observatoires cuirassés de commandement et qui couperont la galerie qui mène à la tourelle de 75. Le Commandant du fort reçoit l’ordre de faire sauter l’ouvrage mais un projectile vient détruire le magasin où se situe les charges d’amorçage. 

· Fin février - début mars 1915, le fort est souvent bombardé et la tourelle de 75 est détruite accidentellement par un obus de gros calibre qui viendra amorcer les explosifs destinés à la faire sauter.

· 14 mai 1916, le Commandant Raynal prend le commandement d’un ouvrage complètement bouleversé sans pièce d’artillerie.

· 1er juin 1916, les allemands se préparent à l’invasion du fort en progressant dans le Bois de la Caillette, mais l’ouvrage ne peut pas stopper leur progression avec des casemates de Bourges désarmé.

· 2 et 3 juin 1916, l’ennemi attaque directement le fort au lance flammes et force les troupes extérieures françaises à rentrer dans l’ouvrage qui sera bientôt en sur effectif. Les allemands commencent à rentrer dans le fort en passant par les coffres de contre-escarpe.

· 5 juin 1916, le Commandant Raynal demande à l’armée française de bombarder l’ouvrage dont les dessus sont pris par les allemands pour permettre à une partie de la garnison d’évacuer le fort.

· 7 juin 1916, cela fait trois jours que les citernes du fort sont vides et que les combats s'effectuent à l’intérieur des galeries à la grenade, aux fusils ou à la baïonnette. Le Commandant Raynal se rend à l’ennemi sous les honneurs militaires pour avoir combattu courageusement dans des conditions extrêmes avec une garnison assoiffée.

· Du 8 juin au 1er novembre 1916, le fort est utilisé par les allemands comme abri et poste de commandement du secteur. Les français tenteront de le reprendre à plusieurs reprises, ce qui leur coûtera d’énorme perte humaine. Ils bombarderont l’ouvrage afin de le détruire au maximum avec des obus de gros calibre comme celui de 400 mm qui était tiré avec des pièces de marine. Mais, la carapace de béton tient bon, la vie à l’intérieur de l’ouvrage est impossible et les allemands finissent par abandonner le fort à la fin du moi d’octobre.

· 2 novembre 1916, le fort est repris sans combat par une patrouille du 298 ème RI qui constate que celui ci est vide.

· A la fin de la bataille, en décembre 1916, le fort est presque dans le même état qu’ en juin de la même année sauf qu’il as bien été endommagé par l’artillerie Française.

· Fin 1916 - 1918, les casemates de Bourges sont remises en état avant d’être réarmées et un observatoire cuirassé de commandement ainsi qu’une casemate de mitrailleuses équipée d’une trémie Pamart est aménagée à la place de la tourelle de 75 pour défendre le secteur entre le ravin de la Fausse Côte et le Village de Dieppe. Les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes en maçonnerie, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 de 1385 mètres de long est creusé sous l’ouvrage et le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes.

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de remparts

· 3 coffres de contre-escarpes armés de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions

· 2 casemates de Bourges désarmées sans munition.

· 1 tourelle de 75R 05 armée avec quelques obus

Armement du fort fin 1917

· Le fort est réarmé de 16 mitrailleuses et  6 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 2 casemates de Bourges réarmées et réapprovisionnées en munitions

· 1 tourelle de 75R 05 détruite et remplacée par une casemate pour mitrailleuses

· 3 coffres de contre-escarpes armés de mitrailleuses  et de deux canons revolvers avec leurs munitions

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

Fort de Vaux

· Infanterie: 1 officier et 75 soldats du 164 ème  RI

· Artillerie: 1 officier et 102 soldats du 5 ème Régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers: 1 télégraphiste

Soit un effectif de 181 hommes