www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

Les deux dates de construction du tunnel.

 Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée Ouest du tunnel.

 Cliché VAUBOURG Julie

A gauche, le tunnel construit en 1870, à droite celui bâti dans les années 30. Cliché VAUBOURG Julie

· Accueil

· Le système Séré de Rivières

· Le général Séré de Rivières

· Les éléments des forts

· L’armement des forts

· Les forts de France

La place de Paris

La place de Maubeuge

Secteur Maubeuge - Verdun

La place de Reims

La place de Laon

La place de la Fère

La place de Verdun

La citadelle

Le fort de Belleville

Le dépôt AB de Belleville

Le dépôt BC de Belleville

Le parc à dirigeables

L’abri de combat MF1

L’abri de combat MF2

Batteries 1-1 & 1-2 Froideterre

La batterie 1-3 de Froideterre

Les retranchements Inf. & Sup.

L’ouvrage A de Froideterre

Le dépôt  D de Froideterre

L’abri caverne  de Froideterre

L’abri de combat FT1

Les retranchements X & Y

L’abri de combat FT2

L’abri de combat FT3

Le dépôt E de Thiaumont

Le fort Saint-Michel

Le dépôt A du Saint-Michel

Le magasin du Saint-Michel M1

L’ouvrage B de Thiaumont

L’abri de combat TD1

L’abri caverne de Douaumont

L’abri de combat TD2

L’abri de combat TD3

Le dépôt F de Douaumont

Le fort de Douaumont

La batterie cuirassée de 75

Le dépôt G de Douaumont

L’abri de combat DV1

L’ouvrage O de Bezonvaux

L’abri de combat DV2

La batterie 4-1 Fausse Côte

L’ouvrage de Lorient

L’ouvrage du Muguet

L’ouvrage de Josémont

L’ouvrage C d’Hardaumont

L’abri de combat DV3

Projecteur du Bois Fumin

L’abri de combat DV4

La batterie 5-3 Nez de Souville

Le fort de Vaux

Le dépôt H de Vaux

La batterie 6-1 de Damloup

L’abri de combat VLL1

La station de Tavannes

L’ouvrage D de Laufée

La batterie 6-3 Bois de Laufée

Le magasin M8 de Fleury

Le dépôt B de Souville

Le fort de Souville

La tourelle Bussière annexe

Le dépôt C de Souville

La batterie 8-5 de l’hôpital

Le dépôt I de Tavannes

La batterie 8-6 du tunnel

La batterie 6-9 de Tavannes

Le tunnel de Tavannes

Le fort de Tavannes

La batterie de Mardi-Gras

Le projecteur de Mardi-Gras

L’abri de combat LLM1

Le magasin de la Renarderie

L’abri de combat LLM2

L’ouvrage E d’Eix

Le projecteur d’Eix

La batterie 1-2 de Moulainville

Le dépôt J de Moulainville

Le fort de Moulainville

L’abri de combat MD1

L’abri de combat MD2

L’ouvrage F de Manesel

L’ouvrage de la Croix Brandier

Le magasin de Belrupt M3

Le fort de Belrupt

L’ouvrage de Déramé

L’ouvrage G de Châtillon

L’abri de combat DR1

Le dépôt K  du Rozelier

Le fort de Rozelier

Le dépôt X du Rozelier

L’abri de combat RSS1

L’ouvrage P de Jaulny

L’ouvrage des Réunis

Dépôt W de Saint Symphorien

L’abri de combat RSS2

L’ouvrage F de St-Symphorien

L’abri de combat SSH1

Le magasin d’Haudainville M4

Le fort d’Haudainville

Le dépôt T d’Haudainville

L’abri de combat HLF1

La batterie 6-6 de l’Ollier

Le fort de Génicourt

L’ouvrage de la Falouse

L’abri de combat LFD1

L’abri de combat LFD2

Le dépôt V de Dugny

Le fort de Dugny

L’abri de combat DL1

Dépôt U de Dugny-Landrecourt

L’abri de combat DL2

Le fort de Landrecourt

L’abri de combat LR1

Le dépôt L de Landrecourt

L’ouvrage I du Chapitre

Le magasin Champ de la Gaille

L’abri de combat LR2

Le fort de Regret

La batterie annexe 3-7

Batterie s 3-4 & 3-6 de Regret

L’ouvrage J de Baleycourt

Le dépôt M de Regret

L’abri de combat RS1

L’abri de combat RS2

Le fort de Sartelles

L’ouvrage K de Fromeréville

Le fort de la Chaume

Le dépôt N de la Chaume

L’abri caverne Sartelles Chana

Le dépôt Y de Chana

L’ouvrage de Chana

Le magasin de Lombut M6

L’ouvrage L de Germonville

Le dépôt O de Choisel

Le fort de Choisel

L’abri de combat CBB1

Le poste M des Bruyères

Le dépôt P de Bois-Bourrus

L’abri de combat CBB2

Le fort de Bois Bourrus

Le dépôt Z de Bois-Bourrus

L’abri de combat BBM1

Le fort de Marre

Le dépôt Q de Belle-Epine

L’abri de combat MBE1

Le magasin de Marre M7

Le poste de Belle Epine

Le fort de Vacherauville

L’ouvrage N de Charny

Les casernes

Divers

Les hauts de Meuse

La Place de Toul

La place de Langres

La trouée de Charmes

La place d’Epinal

La Haute Moselle

La place de Belfort

La trouée de Belfort

· L’armée française

· Les forts visitables

· Liens

· Contact

· Qui sommes nous ?

· Mise à jour

· Statistiques

· Bibliographie

· Attention

Le tunnel de Tavannes de 1870 à 1914

 

Le tunnel de Tavannes est un tunnel ferroviaire de 1400 mètres de long et de 5 mètres de large.

Il est construit en 1870 pour faire passer la voie ferrée qui relie Metz à Verdun.

Avec la nouvelle frontière imposée en 1871, le tunnel devient un passage stratégique qui pourrait permettre à l’ennemi de percer la place forte de Verdun entre les forts de Tavannes et de Souville.

Dès 1873-1874, on fortifie le tunnel en créant à l’entrée Est deux corps de garde avec créneaux de fusillade et un pont haha qui en empêche l’accès. Un projet prévoyait même de relier le fort de Tavannes au tunnel grâce à une galerie souterraine, mais seule une tranchée aérienne sera aménagée.

 

Le rôle du tunnel pendant la Première Guerre Mondiale

 

Pendant la grande guerre, la progression du front va empêcher l’utilisation de la voie ferrée, le tunnel ferroviaire est donc surveillé jusqu’en 1916, car il est prévu de le détruire en cas d’approche de l’ennemi.

Lors des premiers combats de la bataille de Verdun en 1916, le tunnel est aménagé comme abri pour les troupes qui défendent le secteur. Cet abri, qui est le plus sûr de la zone, va rapidement servir de dépôt de munitions. Un faible éclairage, alimenté par un groupe électrogène, y est installé et plusieurs petits baraquements en bois ou en tôles y sont aménagés. Très vite, le manque d’eau se fait ressentir pour les 1000 à 2000 hommes qui viennent s’y abriter, le tunnel ne possédant qu’un faible point d’eau au centre de l’ouvrage. De plus, il n’y a pas de latrines et le système de ventilation est condamné afin de ne pas y faire rentrer les gaz des combats. L’absence d’hygiène est donc très importante du fait de ces conditions insalubres qui transforment le tunnel en un égout où les troupes vont parfois y rester près de 15 jours.

Le 22 juin 1916, le tunnel est évacué car le front se rapproche de plus en plus. L’ordre a failli être donné par les autorités françaises de le faire sauter.

Au mois de juillet-août, les accès au tunnel réoccupé sont violement bombardés et certaines troupes françaises se replient à 100 mètres de l’entrée Est du tunnel.

 

L’explosion du tunnel

 

Le 4 septembre 1916, vers 21 heures, une explosion accidentelle de caisses de grenades se produit  pour des raisons indéterminées, elle vient enflammer le dépôt de pétrole à l’entrée Sud-ouest de l’ouvrage près du groupe électrogène. L’explosion, d’une violence exceptionnelle, est ressentie à plusieurs kilomètres, provoquant d’importants dégâts. L’entrée ouest est inaccessible et les baraquements s’enflamment un-à-un. Une épaisse fumée très toxique se propage dans le tunnel asphyxiant tous les soldats qui se bousculent vers l’entrée Est, du côté ennemie, où la sortie est partiellement obstruée.  Les soldats se retrouvent alors bloqués entre l’épaisse fumée et le déluge de feu allemand qui s’abat sur la sortie.

Aucun secours ne viendra cette nuit-là et certains survivants se refugieront à la fontaine de Tavannes.

Le tunnel brulera pendant deux jours, ce qui empêchera de connaitre le nombre exact de victimes, estimée entre 500 et 600 hommes. Pour ne pas arranger la situation, les bombardements dans le secteur vont augmenter compliquant ainsi l’évacuation des blessés.

Cet accident tragique est masqué au grand public par les autorités militaires qui ont censurés la presse et déclarés aux familles des victimes qu’elles avaient disparues.

Après ce drame, le tunnel restant à proximité du front jusqu’au 15 décembre 1916, des travaux y sont aménagé pour empêcher toute nouvelle catastrophe.

Une galerie de 17 devait être creusée pour relier le tunnel au fort de Tavannes, mais cette dernière n’aura pas le temps d’être réalisée avant la fin de la guerre.

 

De 1918 à nos jours

 

Après la guerre, le tunnel est remis en état pour la circulation ferroviaire.

En 1936, le tunnel va être modifié en créant une deuxième galerie parallèle à la première. La galerie d’origine est renforcée par des arceaux en béton et plusieurs passages, avec portes blindées, sont aménagés pour relier les deux galeries.

En décembre 1944, plusieurs résistants seront fusillés à l’entrée ouest du tunnel par la Gestapo. Ils seront appelés les fusillés de Tavannes et un monument sera érigés à leur mémoire à proximité.

Aujourd’hui, il ne reste presque plus de traces des combats de 1916. Seule la galerie creusée en 1936 est toujours utilisée par la SNCF.

Le blason au dessus de l’entrée Est.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie menant au corps de garde.

 Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée Est du tunnel.

 Cliché VAUBOURG Julie

Les créneaux de fusillade du corps de garde.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Le tunnel de 1870 et son entrée du coté Est.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie du tunnel de 1870.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie du tunnel de 1870.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie du tunnel de 1870.

 Cliché VAUBOURG Julie

La galerie du tunnel de 1936 équipée d’un passage avec porte blindée reliant les deux galeries.  Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie du tunnel de 1936.

 Cliché VAUBOURG Julie

Un passage entre les deux galeries équipé de porte blindée. 

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée Est à la fin de la guerre. Archives des USA

L’entrée Est à la fin de la guerre. Collection VAUBOURG Cédric

L’entrée ouest dans les années 50. Collection VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Haut de page

Le tunnel de Tavannes